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Agriculture : Marine Le Pen a raison

Agriculture : Marine Le Pen a raison

C’est seulement au cours du dernier Salon de l’agriculture qui s’est tenu le 26 février dernier, à la porte de Versailles, que Marine Le Pen a fait connaître ses propositions présidentielles sur l’agriculture.

Ces propositions ont été faites compte tenu de « la réduction drastique de notre production agricole organisée délibérément par la Commission européenne à travers les aberrations de la politique agricole commune » et qui a conduit chaque État européen à créer un « plan stratégique national ».

Nous comprenons aisément que Marine Le Pen se soit préoccupée de la souveraineté alimentaire de la France dans son programme électoral. Ce programme passe en revue 17 propositions au total. Elles ne seront pas toutes évoquées dans cet article. Seules les plus importantes sont indiquées ci-dessous :

1 – Arrêter tout projet éolien et solaire sur le territoire français.

2 – Exclure l’agriculture de tous les traités multilatéraux de libre-échange.

3 – Interdire l’importation de produits agricoles ne répondant pas à nos normes de production et interdire également l’importation de matières premières agricoles destinées à produire de l’énergie ou du carburant.

4 – Garantir dans les abattoirs le respect des normes du bien-être animal.

Marine Le Pen a tout à fait raison de faire ces quatre propositions dont on peut aisément en justifier l’existence.

Moratoire sur les éoliennes et le solaire

Dans un article récent de Lectures Françaises nous avons démontré que le changement climatique s’explique par la seule variation de l’activité solaire après avoir démontré que le CO2 n’est pas un gaz à effet de serre. Nous avons proposé dans ce même article que l’une des premières mesures à prendre, dans le domaine énergétique, était d’établir un moratoire sur les éoliennes, ce que Marine Le Pen ne manque pas de proposer dans son programme. Marine Le Pen aurait-elle eu l’heureuse intuition que l’explication du changement climatique par le CO2 était une contre-vérité, un mensonge, une tromperie, une imposture ?

Exclusion de l’agriculture des traités multilatéraux de libre-échange

Cette exclusion de l’agriculture du champ des traités internationaux de libre-échange se traduira, pour le futur Président de la République, par la non-ratification des traités CETA (avec le Canada) et MERCOSUR (avec quatre pays d’Amérique du Sud).

Le programme de Marine Le Pen justifie cette exclusion par ces mots : « Les produits agricoles ne sont pas des biens comme les autres parce qu’ils sont liés à la santé humaine et parce qu’ils sont un élément essentiel de la souveraineté ». Marine Le Pen a bien raison et on peut croire que cette exclusion porte non seulement sur des traités conçus par la Commission européenne comme le CETA et le MERCOSUR mentionnés plus haut, mais portera également sur le traité de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Interdire l’importation de tout produit agricole ne répondant pas aux normes françaises

Cette mesure a pour but de protéger la santé des Français et on ne peut que remercier Marine Le Pen de cette interdiction.

En revanche interdire l’importation de toute matière première agricole destinée à produire de l’énergie ou du carburant est une mesure économique ayant pour but de protéger une agriculture française spécifique, celle des producteurs de carburant. C’est la première fois qu’un homme politique ose parler de protectionnisme face à la théorie toute puissante du libre-échangisme qui s’impose actuellement dans le monde entier. Or cette introduction du protectionnisme est la seule réponse intelligente et efficace face à l’idéologie libre-échangiste qui est en train de miner des pans entiers de notre économie. Ce protectionnisme n’est pas un repli sur soi, comme le disent les libre-échangistes, mais le résultat d’un dialogue et d’un échange entre deux pays souverains.

On peut donc espérer que cette idée de protectionnisme, dans le programme de Marine Le Pen,

– se transformera d’une interdiction initiale d’importation en taxation de produits importés,

– s’étendra, dans un premier temps, aux produits comme le bois ou la laine, pour s’étendre aux produits industriels stratégiques comme ceux de l’énergie, la défense…

Abattoirs

À l’heure actuelle, tout préfet peut permettre l’abattage sans étourdissement dans tout abattoir, et même contre l’avis des vétérinaires. Ce qui revient à dire que tout abattoir peut produire une viande halal sur simple décision préfectorale. C’est un véritable scandale, alors qu’il existe une méthode d’abattage appelée « étourdissement réversible » qui satisferait simultanément le bien-être animal et le respect de l’abattage rituel, juif et musulman.

Marine Le Pen propose l’abattage par étourdissement réversible et elle a totalement raison.

Nous venons de voir que les propositions de Marine Le Pen sur l’agriculture sont plus que raisonnables et nous devons nous en réjouir : notre santé et notre économie ont tout à y gagner. Nous félicitons cette candidate qui ose aller à contre-courant de tout ce qui est fait actuellement dans l’Union européenne, par exemple le programme « de la ferme à la fourchette » qui va, encore plus, limiter notre production agricole. Cette candidate va également à contre-courant de tout ce qui est proposé par les autres candidats à l’élection présidentielle.

Autres mesures en faveur de l’agriculture

Cependant, aux 17 mesures présentées par le Rassemblement national, doivent être adjointes d’autres mesures, également raisonnables et permettant encore plus efficacement de sauver l’agriculture française de la décadence actuelle. Voici ces mesures :

– Passer au 100 % biologique dans 2 ou 3 ans. Ce seront les agriculteurs eux-mêmes qui établiront le label bio et non la Commission européenne.

– Réduire la production de tabac, sucre, viande rouge et produits laitiers sur notre territoire. L’abus de consommation de ces produits a une influence néfaste sur la santé des Français.

– Stocker du grain pour 4 mois de consommation française

– Instaurer des circuits courts pour la distribution des produits agricoles par des magasins spécialisés appartenant aux agriculteurs et remplaçant les grandes surfaces par des marchés locaux obéissant à des règles strictes : c’est l’agriculteur qui vend lui-même sa production et qui doit avoir vendu tout son étalage à l’heure de fermeture du marché.

– Le gouvernement ne doit pas hésiter à taxer jusqu’à 100 % des produits importés qui feraient concurrence à nos agriculteurs.

– Réintégrer sur le territoire français les industries de la laine, du lin, du chanvre…

– Renoncer à l’indivision lors d’une succession d’une exploitation agricole : il faut changer le code civil et adopter, ou bien le droit d’aînesse, ou bien le droit du benjamin, ou bien le droit du plus capable qui indemniserait (peut-être même partiellement) ses frères et sœurs sur plusieurs années.

– Possibilité pour un agriculteur de devenir propriétaire de ses terres, sans frais, au bout de 35 ans de versement de fermage.

– Retour des coopératives agricoles aux agriculteurs. La direction de ces coopératives pourrait être des agriculteurs élus par leurs congénères, comme cela avait lieu dans les corporations (non agricoles) de l’Ancien Régime.

– Les SAFER redeviennent un organisme d’aide aux jeunes agriculteurs.

– La banque du Crédit Agricole doit redevenir la banque de l’agriculture, comme cela était prévu à sa création, le 5 novembre 1894, par le ministre Jules Méline. Coïncidence ou non, Jules Méline avait interrompu, en 1892, le traité de libre-échange avec l’Angleterre datant de 1860 et avait introduit les premières taxations sur les importations, taxations qui ne dépassaient pas, à l’époque, les 10 %.

C’est à ce moment-là que nous pourrons nous enorgueillir de posséder l’une des meilleures agricultures du monde.

Pascal RENARDET

La lecture de cet article extrait du numéro 780 (avril 2022) de Lectures Françaises vous est offerte en intégralité. Pour découvrir le  sommaire du numéro et le commander, c’est ICI !

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