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Covid-19 : dix raisons
de ne pas se faire vacciner !

Covid-19 : dix raisons de ne pas se faire vacciner !Le coronavirus a-t-il une origine suspecte ?

Le professeur Montagnier (parmi d’autres [1]), prix Nobel de biologie, a affirmé sur une chaîne de télévision que le coronavirus a été fabriqué à partir d’un « virus classique, venant surtout de la chauve-souris, mais auquel on a ajouté par-dessus des séquences du VIH » ; peut-être pour créer un vaccin contre le sida, a-t-il ajouté [2].

À présent, est-il nécessaire de vacciner la population mondiale (7 milliards d’individus), comme le veut Bill Gates – qui a admis que cela ferait 700 000 victimes collatérales, il est très optimiste comme on sait – alors que la Covid ne tue que 0,05 % de la population [3], moins que d’autres maladies connues non éradiquées par les vaccins ?

Très certainement, pour un grand propagandiste de la vaccination biotechnologique et un catalyseur d’énormes capitaux à cette fin. Une pandémie est un moyen très efficace de normaliser les populations et de produire une uniformisation propice à la mondialisation totalitaire, ce qu’un siècle de vaccins a favorisé par vagues successives.

Les spécialistes nous préviennent, les nouveaux vaccins contre la Covid-19 (avec ceux de Pfizer, Moderna, AstraZeneca, il y a 160 autres produits en cours de tests) ont été élaborés en hâte et sont conçus pour activer le système immunitaire adaptatif (l’ARN, acides aminés qui sont des macromolécules agissant en interaction avec l’ADN porteur des gènes), tout comme le virus a été fabriqué pour agir au niveau génétique (séquence du VIH). « Pure coïncidence ».

Le Dr Wodarg, pneumologue, qui fut président de la commission de la santé du Bundestag (l’Assemblée en Allemagne), initiateur de la commission d’enquête sur la grippe porcine (dont le vaccin fit des dégâts) a déclaré à cette occasion :

« Cette vaccination modifie génétiquement la personne qui est vaccinée (…). C’est totalement irresponsable. Je ne peux que recommander aux gens : ne laissez pas vos enfants se faire vacciner, ne vous faites pas vacciner avec un vaccin produit avec tant de négligence en si peu de temps [4] ».

Un autre scientifique indépendant, ex-directeur d’un Institut de pharmacologie et de toxicologie, explique ce qu’est le nouveau vaccin ARN :

« Cela signifie clairement une modification génétique des humains. En particulier, nous ne savons pas si ce matériel génétique n’est pas également incorporé dans les cellules germinales, c’est-à-dire les ovules de la femme ou les spermatozoïdes de l’homme, et donc héréditaire. Il est évident que les fabricants de vaccins sont également conscients du risque d’altérations génétiques, car les participants aux essais cliniques de ces nouveaux “vaccins génétiques” doivent s’engager à une contraception stricte. (…) Il y a un scandale politique sans précédent dans le fait que pour ce qui est des vaccinations recommandées ou prescrites le législateur a également exonéré les fabricants de vaccins de toute responsabilité pour les dommages à la vie et à l’intégrité corporelle des citoyens [5] ».

Ces rappels suffiront-ils à dissuader de tendre nos bras à d’inguérissables vaccinologues ? Pour faire bonne mesure, ajoutons quelques raisons supplémentaires extraites d’ouvrages récents qui rappellent ce que sont déjà les vaccins classiques.

1° Par son principe même, un vaccin n’est pas un médicament, c’est un poison ; atténué certes, mais un poison, supposé fortifier le système immunitaire et qui laisse des traces dans l’organisme, voire « des infections larvées » (cf. Dr E. Ancelet) : « Les vaccins ne sont pas des médicaments, ils sont destinés à des biens portants en espérant qu’ils le restent» (…) « l’administration d’un vaccin est un acte médical irréversible [6] ».

2° Des travaux ont montré que les vaccins se traduisent par un « déplacement » ou un « remplacement » de l’infection, parfois plus virulente, au plan individuel (notamment pour les immunodéficients) ou bien au plan collectif :

« Après les campagnes de vaccination massive avec le vaccin contre la rougeole, on a vu presque disparaître les encéphalites de la rougeole des enfants. Il n’y avait pas d’évidence forte que ce soit grâce au vaccin, certains pourraient évoquer une coïncidence, mais cette observation était réjouissante. Sauf que les encéphalites de la rougeole ont été remplacées par d’autres encéphalites, certaines virales (la fameuse encéphalite herpétique) et d’autres auto-immunes qui étaient rares, voire inexistantes. Finalement, on compte aujourd’hui plus d’encéphalites des enfants qu’avant la vaccination [7] ».

Extrait du n° 766 (février 2021) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous !


[1] – D’après une virologue chinoise « Le Covid-19 a été créé dans un laboratoire de Wuhan », voir la vidéo sur https://5minutes.rtl.lu/actu/monde/a/1579563.html.

[2] – « Et si le coronavirus venait d’un labo de Wuhan »,  https://www.youtube.com/watch?v=qSWCLHIOiMo.

[3] – Ce chiffre concerne la France, cf. Pr Christian Perronne : « Moderna, Pfizer, ce ne sont pas des vaccins, c’est de la thérapie génique », https://www.youtube.com/watch?v=2fcFa2xI6sY.

[4]https://francechretienne.forumactif.com/t1931-appel-urgent-a-la-vigilance-la-vaccination-anti-coronavirus-modifie-genetiquement-l-etre-humain?utm_campaign=popular&utm_medium=topic&utm_source=newsletter.

[5]Ibid.

[6] – Michel de Lorgeril, Analyse scientifique de la toxicité des vaccins, Éd. Chariot d’or, 2019, p. 5. L’auteur qui est médecin, épidémiologiste, physiologiste, membre du CNRS, a une expérience de 40 années.

[7] – Michel de Lorgeril, op. cit., p. 23.

[8] – Le DTC (diphtérie – tétanos – coqueluche) a provoqué en Inde la polio de 65 000 enfants de 1980 à 1995.

[9] – Dr Éric Ancelet, Pour en finir avec Pasteur, un siècle de mystification scientifique, 4e édition, Marco Pietteur éditeur, Belgique, 2010, p. 112. Livre utile par ses données mais qui verse dans la théosophie, l’anti-patriarcat et l’amour libre comme remèdes, choses qui nous valent les joies de la société vaccinale qu’il condamne… À trier donc.

[10] – Voir Françoise Joet, Tétanos. Le mirage de la vaccination, 4e édition.

L’Affaire des Fiches (2e partie)

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L'Affaire des Fiches (2e partie)L’Affaire des Fiches (2e partie) [1]

En cette fin de XIXe siècle, la F.˙.M.˙. se considère, et c’est un comble, en état de légitime défense.

Le premier acte, un acte vraiment fondateur, de notre Affaire des Fiches est sans doute une motion bien discrète du G.˙.O.˙. qui date de 1894 où le Frère Blatin, vice-président du G.˙.O.˙., remercie le Frère Lucipia pour la création d’un poste supplémentaire (rémunéré, nous verrons l’importance de ce détail plus tard) auprès du secrétariat de l’Ordre, rue Cadet. L’employé désigné, un Frère bien sûr,

« devra maintenir à jour un instrument de défense et de combat en centralisant habilement des renseignements obtenus par les Frères des loges de tout le pays, créant ainsi une véritable agence de renseignement destinée à aider les administrations à se dégager de toute influence jésuitique et papaline ».

Et le Frangin d’ajouter, lyrique :

« Car, un jour, nous nous rendrons solennellement sur les hauteurs de Montmartre, précédés de notre bannière, ornés de nos insignes symboliques, nous chanterons un hymne de paix sous les coupoles destinées au Sacré-Cœur de Marie Alacoque et proclamerons la déchéance définitive du pape et le triomphe de la Libre Pensée. Pour finir, nous inscrirons sur le fronton de ce temple nouvellement dédié à la civilisation universelle : OFFERT À LA FRANCE ET À L’HUMANITÉ EN SOUVENIR DES CRIMES DE L’ÉGLISE. » [2]

Les ministres tombent…

L’histoire ne dit pas si ce frère Blatin est entré en lévitation après cette prosopopée pour rejoindre le Plérome ou son Grant tout indistinct. Je pourrais continuer à sourire en déclarant que, décidément, le boudin ingéré pendant les Agapes Fraternelles du vendredi ne réussit manifestement pas à tout le monde, mais vous auriez tort de croire à mon amusement.

Ces hommes sont des fanatiques, souvent sans vraie culture ou tout simplement d’esprits indigents. Mais animés d’une haine inextinguible, incompréhensible, capable de les amener à des extrémités que nous découvrons par exemple dans l’Affaire des Fiches.

Les dernières années du siècle furent déterminantes. Dans cette France rurale à 90 %, dans cette France des clochers du renouveau religieux du XIXe mais aussi dans cette France dirigée par le système que j’ai décrit plus haut, là se déroulait une lutte épique qui opposait les dreyfusards et les antidreyfusards. Et au milieu de cette tourmente se trouvait l’Armée dont l’honneur semblait lié à une décision de justice qu’elle avait prise envers l’un de ses membres.

L’extrême gauche se déchaîna contre elle et le militarisme était décrit comme

« l’effacement de ce qui nous sépare de la bête et le plus merveilleux agent d’abrutissement des races civilisées ».

La Ligue des Patriotes de Déroulède [3], Maurice Barrès, la Ligue Antisémite de Jules Guérin prirent sa défense en appelant à un gouvernement militaire.

La première victime de cette agitation fut le gouvernement Méline qui tomba sous les coups des radicaux aidés par les nationalistes. Il fut remplacé par le F.˙.M.˙. affirmé Brisson qui, faute d’une majorité suffisante, ne put reprendre la lutte anticléricale et nomma même un radical nationaliste appelé Cavaignac. C’est l’époque du «faux patriotique» du colonel Henry, les passions sont à leur comble et Clemenceau (« cette tête de mort sculptée dans un calcul biliaire » disait Léon Daudet) pouvait railler et écrire dans son journal La Justice : « Allons, Brisson, courage! Le pape te bénit et l’esprit césarien te protège ». Le désordre politique est indescriptible dans le pays et Clemenceau que je viens de citer, le futur « Père La Victoire » de 1918, est alors un antimilitariste convaincu en pleine traversée du désert pour cause de compromission pendant l’affaire de Panama. Il faut bien être conscient de ce genre de détails qui définissent de bien curieux hommes qui gouvernent dans une bien curieuse époque.

Nous sommes en 1898 et le bruit court que l’Armée prépare un coup d’État dont on connaît même la date : le 16 octobre. La gauche se joue le psychodrame auquel nous sommes aujourd’hui habitués et certains dreyfusards iront jusqu’à ne pas coucher dans leur lit la veille de cette date.

Dreyfus au cœur des contradictions

Le président de la République est le franc-maçon Félix Faure. Un autre curieux homme qui déçoit ses amis des Loges en refusant obstinément de réviser le procès du capitaine Dreyfus, persuadé qu’il est de sa culpabilité. C’est le même homme qui affirme ne pas s’affoler du coup d’État annoncé à cause de sa conviction profonde du manque de courage des grands chefs militaires…

Ce président, par ailleurs flamboyant [4], a la bonne idée de mourir dans des circonstances bien curieuses elles aussi. Il est remplacé alors curieusement par un partisan farouche de la révision du procès de Dreyfus : notre cher Panama 1er, Émile Loubet. Les personnages de l’Affaire des Fiches se mettent en place.

La colère de la droite est à son comble. Dreyfus est extrait de son île du Diable et amené à Rennes pour être rejugé et, bien sûr, innocenté. Les membres du tribunal militaire ont été soigneusement choisis pour cela. Mais les machinations les mieux préparées peuvent avoir des ratés et, contre toute attente, le tribunal militaire confirme la condamnation de 1894 par 3 voix sur 5 et renvoie le capitaine sur son île. Que s’est-il donc passé ? Cela semble incompréhensible même si Alfred Dreyfus a manifestement joué contre son camp, raidi dans une attitude hautaine, « sûr de lui et dominateur », aurait dit De Gaulle… Clemenceau, présent à Rennes et toujours goguenard malgré son dreyfusisme dira de lui :

« Dreyfus est un pied de banc mais est-il seulement dreyfusard ? ».

La F.˙.M.˙. fulmine et Loubet est contraint de gracier Dreyfus. Si l’Armée se tait, « prisonnière de ses mensonges naïfs et d’inénarrables malchances» dira Lyautey, la droite radicale de la Patrie Française crie au scandale. Au Grand Steeple d’Auteuil, le baron de Christiani aplatit le haut de forme du président de la République de plusieurs coups de sa canne à pommeau. Il partira, hilare, en prison pour un an. Ambiance !

À l’Opéra Comique ?

À Paris, Déroulède a tenté un coup d’État d’opérette accompagné de Barrès. Les poches pleines de décrets, de pièces d’or et de proclamations vengeresses, il a voulu entraîner le cheval du général Roget, gouverneur de Paris et ardent antidreyfusard, vers l’Élysée. Le général a refusé et a traîné notre révolutionnaire accroché à la bride de son cheval jusqu’à la caserne de Reuilly d’où Déroulède a refusé de sortir en traitant les militaires de lâches.

De cet épisode d’opéra-comique, la Gauche retiendra avec ravissement une chose : elle n’a rien à craindre de ces militaires légalistes et de ces nationalistes pusillanimes. Elle les a crus redoutables mais elle s’est trompée. Elle va pouvoir passer aux choses sérieuses.

Patrice MORES

Extrait du n° 761 (septembre 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous

[1] – NDLR : La première partie de cette étude a paru dans notre précédent numéro (759-760, juillet-août 2020).

[2] – Antoine Blatin, Grand Maître du Grand Orient de France en 1894-95, initié le 14 décembre 1864 dans la loge L’Avenir à Paris. Spécialiste des rites maçonniques, il sera au parlement l’initiateur de la loi sur l’incinération.

[3] – NDLR : À son sujet on peut contacter Les Amis de Paul Déroulède aux bons soins de Jean-Pierre Hamblenne (BP 19, B-1420 Braine-l’Alleud, Belgique) et voir ses livres sur www.chire.fr.

[4] – Ce qui lui valut le surnom de « président Soleil» !

L'Affaire des fiches - Un scandale maçonnique
L'Affaire des fiches - Un scandale maçonnique
Magistrature et justice maçonniques
Magistrature et justice maçonniques
L´Armée française et la franc-maçonnerie
L´Armée française et la franc-maçonnerie

N° 761 – Septembre 2020 : Comment relève-t-on un État, Monsieur Salazar ?

N° 761 - Septembre 2020 : Comment relève-t-on un État, Monsieur Salazar ?N° 761 – Septembre 2020 : Comment relève-t-on un État, Monsieur Salazar ?

– Éditorial (par Jérôme Seguin) (p.1)

– Les brèves (p. 3)

 

Politique française

– Comment relève-t-on un État, Monsieur Salazar ? (par Saint-Hiéron) (p. 5)

Actualité

Bas les masques ! (par Olivier Destouches) (p. 19)

– Actualité de la culture de mort (par Joseph Rabany) (p. 24)

*

– Dans notre courrier (par Jean Auguy et J. S.) (p. 29)

L’État prend bien soin des personnes âgées. – D’autres retraités bénéficient de privilèges exorbitants – Un rosaire pour la conversion des musulmans – Bouleversement d’opinion ! – Carlos Tavares et la schizophrénie paranoïde. – Une « institution » française engloutie dans les tentacules de la pieuvre chinoise – « Liberté pour l’Histoire » – Paysannerie – Natalia Soljénitsyne – Coronavirus – Poitiers, capitale de l’éducation ! – Relaxe pour les identitaires de Poitiers.

– Courrier des lecteurs (p. 37)

Études

L’Affaire des Fiches, 2e partie (par Patrice Mores) (p. 41)

Si De Gaulle nous était conté…

– Retour sur image : 1964 : la reconnaissance de la Chine communiste par De Gaulle (par Jean-Gilles Malliarakis) (p. 49)

*

– Ils nous ont quittés (par J. S.) (p. 53)

Michèle Arfel Madiran – Jean-Laurent Cochet – Michel Tintou – René Jeanne – Carlo Casini – Perig Caouissin – Zeev Sternel.

La vie des livres

– Courtes notes de lecture (par J. S.) (p. 58)

Une lettre à Chantal Berthollet – Jean de Viguerie – Espagne rouge. Scènes de la guerre civile, 1936-1937 (de Ksawery Pruszynski) – La guerre d’Espagne, 80 ans après – Pétain, Salazar, De Gaulle : affinités, ambiguïtés, illusions (1940-1944) (de Patrick Gautrat).

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Bas les masques !

Bas les masques !Bas les masques !

Si nous n’y prenons garde, la France va devenir un pays totalement muselé.

Museler, dans son sens second, signifie : «empêcher de s’exprimer, réduire au silence». Nous y voilà! Ce grand peuple, volontiers rebelle et réfractaire, va vivre, avec son consentement, «le temps des chiens muets» selon le titre du beau livre de Mgr Paul Seitz, dernier évêque français au Sud-Vietnam [1] jusqu’à l’arrivée des communistes nord-vietnamiens en 1975. Sans rébellion de notre part, nous allons tous devenir des «chiens muets» comme l’Église catholique qui a capitulé récemment avant d’avoir combattu!

Vers un «vaccin pour tous»?

Petit retour en arrière : le gouvernement, les media, les experts autoproclamés nous annoncent que le virus du Covid va repartir, que la pandémie est devant nous, qu’il faut prendre un maximum de précautions, pour soi et pour les autres, bref que le masque est une nécessité en attendant d’être une obligation «urbi et orbi». On pratique aujourd’hui des tests que nous n’avions pas au printemps dernier. Dans ces conditions, dire que 1,3 % de tests positifs est un signe inquiétant, un indicateur pertinent, ne rime à rien puisque nous ne pouvons comparer ces données avec les cas avérés précédemment. Du reste, Monsieur Macron nous promet un vaccin dans quelques mois, vaccin qui serait naturellement obligatoire pour les 67 millions de personnes vivant en France (on ne peut parler de Français car il faut inclure les clandestins et les «Malgré nous» , Français de papier qui le sont sans le vouloir et même en conchiant sur la France et/ou l’assimilant à une vaste entreprise de subventions en tous genres). Il sera intéressant de noter le ou les vaccins qui seront retenus (les bénéfices réalisés par les laboratoires pharmaceutiques se chiffrant en milliards d’euros) pour vérifier s’il n’y a pas conflit d’intérêts avec les membres de la commission pseudo-scientifique qui conseille le gouvernement et le président. Là aussi, refuser le vaccin sera considéré comme un geste non citoyen, de défiance, de révolte et de défi au pouvoir et entraînerait la perte des droits civils, civiques et familiaux et l’impossibilité pour vos enfants de fréquenter une école, quelle qu’elle soit.

De la muselière au cerveau connecté

Que voit-on? Cet été, à la mer, marchant sur la digue, le long du rivage, de nombreuses personnes, jeunes et vieux, portaient le masque comme si l’air vivifiant de la mer n’était pas la meilleure thérapie contre les miasmes morbides de ce virus (le Covid-19) ou d’un autre. En les croisant, ils vous regardaient (ils ne pouvaient rien faire d’autre!) d’un air furieux et désapprobateur : nous, les sans-masque et les sans-cœur, nous n’étions pas des citoyens écoresponsables, nous étions des porteurs de virus sans le savoir, des Monsieur Jourdain du Covid, en un mot, nous étions des criminels en puissance. Et si, inconsciemment, ils n’avaient pas peur de la mort que l’on cache pour la faire oublier. L’État nous garantit une espérance de vie de plus ou moins 80 ans (un peu plus pour les femmes qui revendiquent l’égalité dans tous les domaines sauf dans celui-ci) qu’il n’est pas question de remettre en cause par la faute de quelque abruti irresponsable. Le contrat moral avec l’État doit être respecté perinde ac cadaver, c’est le cas de le dire. Les Français, hier fiers et indépendants, aujourd’hui endoctrinés jusqu’à la moelle et matraqués, pas seulement fiscalement, n’auront aucun mal (on l’a vu avec le confinement) à accepter le masque ici et maintenant, toujours et partout! L’ordre, c’est l’ordre : obéissez ou l’on vous exclura de la société. Cela ne vous rappelle rien? Moi si.

Après la muselière, il faudra bien continuer à mater ce peuple d’esclaves, d’ilotes tels qu’ils existaient à Sparte. On arrivera, toujours pour de mauvaises raisons ou des motifs fallacieux à nous greffer sous la peau, sous forme de code-barre, le chiffre de la Bête dans l’Apocalypse 666. Les récalcitrants seront exclus du monde des vivants, de la société devenue pire que celle imaginée par Orwell dans 1984. Ce sera Covid 202… Déjà, sans masque, vous ne pouvez plus faire vos courses, acheter des produits de première nécessité, même les marchés en plein air sont réglementés. Depuis la rentrée, vos enfants, à l’école ou à l’université doivent être masqués ainsi que leurs professeurs et vous, à votre travail, vous devez porter la muselière réglementaire sous peine d’amende dans un premier temps, d’exclusion temporaire ou définitive en cas de récidive. Pour les multirécidivistes, c’est-à-dire les incurables, on rouvrira le bagne de Cayenne et la fameuse île du Diable où séjourna le capitaine Dreyfus. Ce sera la revanche du professeur Salomon, arrière-petit-fils du dit capitaine. Si l’on réfléchit un peu, nous avons encore le droit de réfléchir, mais jusqu’à quand? Jusqu’au moment où Big Brother nous obligera à avoir un cerveau connecté sur une centrale unique d’informations, nommée «Bobardstation» ou «Fausses Nouvelles Info».

Vous pensez, peut-être, que j’exagère, mais dans ce pays de plus en plus totalitaire, le pire est malheureusement sûr! J’imagine que les musulmans doivent rire sous cape ou plutôt sous voile ou sous burqa. Nous en arrivons à leurs pratiques d’un autre âge, hypocrites et traumatisantes pour la femme : cacher le visage de leur(s) femme(s) pour éviter qu’elle ne soit désirée ou même regardée par le voisin, le frère ou l’ami. Nous allons même plus loin qu’eux puisque nous imposons à tout le monde, hommes et femmes, cet appendice vestimentaire. Vous pourrez remarquer, comme moi, que les gens se promènent maintenant avec le portable dans une main, le masque dans l’autre et qu’ils se posent légitimement la question de savoir s’ils doivent/peuvent téléphoner sans masque ou l’enlever avant de téléphoner au risque d’être verbalisés. Le niveau moyen de réflexion des Français en est arrivé à ce stade…

 

Le masque contre la liberté d’expression

Si nous portons la réflexion à un degré supérieur, degré que malheureusement beaucoup de Français ne peuvent plus appréhender (merci l’école républicaine!), d’où leur peu de réaction ou de réticence à porter le masque, intéressons-nous un instant à la bouche, organe de la parole et avant de la vie. Le nouveau-né pousse un grand cri pour montrer qu’il vit, que ses poumons s’oxygènent, qu’il est en bonne santé!

Mais surtout, la bouche est l’organe de la parole, du chant, de la poésie, finalement l’organe de la liberté de créer, de déclamer, de dire oui ou non, noir ou blanc, vrai ou faux. Priver un homme de la parole (pourquoi Jésus-Christ a-t-il guéri autant de sourds-muets?) en lui faisant porter un masque, une muselière, c’est le priver de la liberté de s’exprimer, de donner son avis, de se défendre, de vivre tout simplement. Comment peut-on envisager l’art de vivre à la française, l’art de la conversation, l’art de plaire, de la séduction sans l’exprimer par des mots qui sortent… de la bouche ou de la gorge ou du palais, je laisse aux ORL le soin de le définir! L’expression : bas les masques signifie dévoiler la duplicité, la lâcheté, l’hypocrisie de celui qui le porte. Qu’on prenne garde à ne pas être rangé d’office dans cette catégorie dont le champion est Satan, le prince du Mensonge, qui n’agit jamais à visage découvert, jamais dans la lumière, toujours dans la pénombre. Satan veut des esclaves, nos gouvernements aussi. Macron, en empêchant une nouvelle révolte des «gilets jaunes», révolte d’une tout autre ampleur, nous musèle, nous «castre» d’une certaine manière en ajoutant l’interdiction des rassemblements de masse. En effet, les concerts, les festivals ont été annulés cet été; demain, les mariages le seront aussi, en limitant, par exemple, l’assistance à 20 personnes. Quant aux célébrations religieuses (messes, processions), il faut craindre de nouvelles interdictions sous des motifs fallacieux. Comme je l’ai déjà dit, ne comptons pas sur nos évêques pour défendre l’honneur de Dieu, pour s’opposer à ces mesures liberticides, à cet abus de pouvoir sanctionné récemment par le Conseil d’État.

Poussons le raisonnement à l’extrême : l’avocat, dans le prétoire, va défendre son client avec un masque (je ne sais pas ce qu’en pense le nouveau garde des Sceaux, Maître Dupond-Moretti…) et le juge lui répondra itou. Le prêtre, célébrant la messe, va défigurer le Corps du Christ en apparaissant masqué devant des fidèles sidérés ne pouvant même plus se signer, l’eau bénite ayant été retirée des bénitiers. Dernier exemple, l’officier va donner des ordres à ses hommes, le masque sur le visage, à la manière d’un bandit de grand chemin! Ces quelques exemples d’hommes à la vocation affirmée, au sens étymologique du terme, suffisent à montrer l’inanité d’une telle mesure dont je n’aurais pas le front de vous rappeler les hésitations et les palinodies successives du gouvernement sur les avantages ou non de porter le masque.

Il est intéressant de noter que les peuples européens commencent à réagir face à ces ukases quasi totalitaires, à ces atteintes répétées à la liberté individuelle. 15000 personnes ont défilé dans les rues de Berlin le 1er août 2020 contre l’obligation de porter un masque contre le Covid-19. Des manifestations identiques se sont tenues au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis. Par ailleurs, dans plusieurs pays du nord de l’Europe, comme le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et la Lettonie, le port du masque est recommandé, mais pas obligatoire. Ces pays sociaux-démocrates seraient-ils plus attachés que nous à la liberté individuelle?

 

Le principe de précaution : une fausse échappatoire

Au nom du principe de précaution, que de crimes, d’atteintes à la liberté, on commet en ton nom! Le principe de précaution a remplacé le principe de responsabilité et, à défaut d’ouvrir le parapluie, on porte le masque ce qui, finalement, revient au même. Quelle conclusion en tirer? Elle est parfaitement claire : le pouvoir a peur du peuple, de ceux qu’il appelle les populistes. Il craint une révolte ou peut-être pire une révolution silencieuse, en dehors des partis politiques et des syndicats discrédités. Alors, il profite des circonstances (un tout petit virus qui a tué 30000 personnes soit 7 fois moins que l’avortement) pour maintenir les Français sous contrôle, limitant leur liberté d’expression et de réunion, surveillant leurs déplacements (souvenez-vous du confinement, puis des 100 km), annihilant leur esprit gaulois réfractaire selon le titre du dernier livre de Philippe de Villiers [2], détruisant finalement l’art de vivre à la française, justement admiré et célébré à l’étranger. C’est cela que je condamne et rien d’autre.

 

Une meute de chiens muets et couchants [3]

Ceux qui me connaissent bien savent quelle est ma profonde dilection pour le cher Jean de La Varende. Alors me direz-vous : et Nez de cuir, Roger de Tinchebraye dans le roman, n’avait-il pas un masque? La réponse est dans l’épitaphe qui figure sur la tombe de Nez de cuir au cimetière de la Genevraye dans l’Orne :

«Seigneur, tous nous portons un masque, par orgueil ou par crainte, par pudeur ou par lâcheté,

Béni celui qui peut y cacher pareille blessure, car, dans ta Vérité éternelle,

Voudras-tu donc, Seigneur, Lui pardonner» (1863).

La différence entre Nez de cuir et nos contemporains, c’est que lors de la campagne de France en 1814, en Champagne, Nez de Cuir fut affreusement mutilé au visage par plusieurs coups de sabre cosaques «entre son frère de lait et son piqueur» qui le défigurèrent totalement. La Varende précise que «la tête n’était que bouillie sanglante» [4]. C’est là toute la différence. Les masqués d’aujourd’hui n’ont pas cette excuse. Ils ont un visage ordinaire, presque trop normal. Ils sont inexcusables de le cacher pour obéir à des ordres injustes sans même penser qu’ils ne sont plus capables de se regarder le soir dans la glace. Ce sont des moutons de Panurge qui obéissent à leur maître et sont lobotomisés comme des chiens de Pavlov. Justement, les chiens portent une muselière pour ne pas mordre ou pour ne pas réagir. Tel est aujourd’hui l’état de la société française dans son ensemble : des chiens muets qui sont aussi des chiens couchants. Beau spectacle! Ce n’est pas avec une telle «meute» que l’on fait les contre-révolutions. Mon Dieu, donnez-nous toujours la force et le courage de défendre la Vérité à temps et à contretemps, de proclamer vos droits sur le monde et de combattre vos ennemis par la parole libre et non bâillonnée. Tel est l’écho que nous renvoyons à Nez de cuir en sachant que sans ses horribles blessures, il aurait été des nôtres dans cette sinistre mascarade!

PS. Je demande pardon à ceux qui auraient pu être choqués par mes propos, à ceux qui ont perdu un proche du Covid-19. Je compatis sincèrement à leur douleur et comprends parfaitement leur souci de précaution et de prudence. Je m’adresse ici à ceux qui, bien portants, ne veulent pas mourir couchés.

Olivier DESTOUCHES

Extrait du n° 761 (septembre 2020) – Pour lire le reste de ce numéro, commandez-le ou abonnez-vous !


[1] –Mgr Paul Seitz : Le Temps des chiens muets (Flammarion, 1977). Mgr Seitz reprend une phrase du prophète Isaïe : «Ses guetteurs sont tous des aveugles, ils ne savent rien. Ce sont des chiens muets, incapables d’aboyer». Signalons le livre qui lui a été consacré par dom Jean-Louis de Robien : Missionnaire intrépide. Vie de Paul Seitz (1906-1984), évêque de Kontum, Vietnam (Éditions du Jubilé, 2015). L’ouvrage a fait l’objet d’un bel article de Jérôme Seguin, dans le no 77 (nouvelle série, septembre 2017) de notre revue sœur Lecture et Tradition.

 

[2]Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde (Éditions Fayard, 2020). Cf. la présentation qu’en a faite notre ami Jérôme Seguin dans notre no 759-760 (juillet-août 2020).

[3] – NDLR : Le terme de chien couchant désigne un chien d’arrêt qui se couche sur le ventre lorsqu’il flaire le gibier. Au sens figuré, «faire le chien couchant» signifie : «être servile» (Grand Robert de la langue française).

[4] – Voir aussi Les Masques (Les Chevau-légers, 1992) édité par l’association Présence de La Varende (25 rue Violet, 75015 Paris, tél. 06 23 43 01 08, courriel : presence2lavarende@orange.fr, site : https://presence-de-la-varende.fr/) avec une préface de Jean-Albert Boucher et un avant-propos d’Anne Brassié, auteur de la seule biographie à ce jour de La Varende.

 

Missionnaire intrépide - Paul Seitz 1906-1984 Évêque de Kontum (Vietnam)
Missionnaire intrépide - Paul Seitz 1906-1984 Évêque de Kontum (Vietnam)
Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde
Nez de Cuir
Nez de Cuir

50èmes Journées Chouannes – Bilan et images

Chers amis,

Malgré une situation inédite qui dure dans notre pays depuis le printemps avec le fameux « Covid-19 », nos 50èmes Journées Chouannes ont été un succès comme l’a montré l’affluence à cette manifestation. Malgré l’absence de deux de nos conférenciers à la dernière minute qui ont pu être remplacés au pied levé (merci à Maria Poumier et à Vincent Chabrol), d’autres répondaient « présent » : Pierre Hillard, Alain Pascal, Jean-Claude Lozac’hmeur, Serge Abad-Gallardo, Michel Geoffroy, Bernard Gantois, Bruno Riondel, Patrick Bouly, Jean-Claude Martinez, Valérie Bugault, le père William J. Slattery (venu spécialement des lointains États-Unis), ainsi que de nombreux auteurs dont la plupart étaient présents tout au long de ces deux journées pour dédicacer leurs ouvrages.

Merci à vous tous qui contribuez depuis cinquante ans à la réussite de ces journées ! Sans vous, elles n’existeraient pas…

À l’année prochaine et à bientôt pour vos commandes de livres auprès de nos services et sur notre site www.chire.fr !

Et, si Dieu veut, rendez-vous pour la prochaine édition les 4 et 5 septembre 2021 !

François-Xavier d’Hautefeuille

 

 
  

Le Nouvel Ordre mondial démasqué

 

Le Nouvel Ordre mondial démasqué

La Destruction libératrice est le titre d’un livre du romancier ésotérique et journaliste H. G. Wells (1866-1946) (.), qui traite de l’établissement d’un « gouvernement mondial unique » (.) Ceux qui préparent ce Nouvel Ordre mondial nous promettent « la paix dans le monde », la « liberté », la « justice », et la fin de toutes les guerres. Pour cela, ils n’hésitent pas à mettre le monde à feu et à sang au nom du « bien » en prétendant lutter contre « l’Axe du Mal ». On peut donc douter sérieusement de ce qu’ils promettent en dernier lieu. Ainsi, la guerre psychologique et l’ingénierie sociale sont des armes dirigées contre les peuples afin de faire accepter un projet mondialiste au nom d’une prétendue « paix dans le monde », pour « lutter contre le réchauffement climatique », etc. (.)

L’auteur a « rassemblé ici des preuves depuis des années qui aideront le lecteur à se défaire des mensonges et de la propagande émanant de ceux qui mettent en place ce projet qui a pris plusieurs formes au cours des décennies et des siècles. Ce présent ouvrage a l’ambition de donner quelques pistes en vue de se libérer de l’esclavage mental, pour ne pas dire du « contrôle mental » de masse auquel nous avons été soumis depuis bien trop longtemps (.) en dégageant plusieurs domaines dont l’art, l’éducation, les media, l’économie, l’argent, la loi, la politique, l’histoire, la psychologie, la « philanthropie », la médecine, la continuité (le fait de nommer les futurs artisans du Nouvel Ordre mondial) et la religion. » (Extraits de l’avant-propos)

Il apparaît évident en effet que nous ayons affaire à un ennemi bien plus terrifiant et encore mieux armé que n’importe lequel des terroristes dont les media nous parlent constamment pour maintenir une stratégie de la tension (.) Soyons donc vigilants, arrêtons d’écouter ce que disent les mass-médias, et les politiciens aux ordres de ceux qui tirent les ficelles dans les loges des francs-maçons et les sociétés secrètes. (.)

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer sans le moindre doute que le projet mondialiste vise à unifier toutes les religions et tous les pays autour d’un gouvernement mondial totalitaire, et que l’on verra apparaître dans l’avenir un élu choisi par les « grands initiés », qui nous sera présenté comme un nouveau « messie », (.) que les guerres et les révolutions sont organisées pour amener à la synthèse finale qui est le gouvernement mondial de l’Antéchrist. (Extraits de la conclusion)

Cyril Leysin, né en 1974, est titulaire d’un D.E.A. Lettres et Arts. Il enseigne les arts plastiques et l’histoire de l’art et est également artiste peintre.

Commander le livre de Cyril Leysin

Le souvenir de Jacques Ploncard d’Assac

Le souvenir de Jacques Ploncard d’Assac

Nous tenons, cette année, à commémorer le 110e anniversaire de la naissance de Jacques Ploncard d’Assac (le 13 mars 1910) et reproduisons, pour ce faire, le texte que nous avions publié dans notre vingtième Cahier de Chiré pour honorer sa mémoire peu après sa mort, le 20 février 2005.

Cette nouvelle nous a profondément touché car il fut certainement l’auteur qui a le plus influencé l’origine de la création du centre de Chiré et avec lequel nous nous sentions le plus proche tant sur le plan de ses analyses politiques que sur celui de son explication de l’évolution religieuse au cours du XXe siècle (son Église Occupée est, à notre avis, un livre remarquable et la meilleure synthèse pour comprendre la situation très délicate dans laquelle se trouve actuellement le catholicisme).

Nous ne reviendrons pas sur le déroulement de sa carrière dont la description détaillée figure dans la plupart des précédents Cahiers, au sommaire desquels figure son nom (tous les Cahiers, du no 1 au no 19, à l’exception du no 11) pour retenir seulement que très jeune, dès l’âge de 16 ans, il adhéra à l’Action française et qu’il fonda son premier journal (La Lutte) à 17 ans !

Nous nous attacherons à évoquer les liens privilégiés qui nous unissaient à lui depuis la naissance du centre de Chiré en 1966, puisque, dès les premiers numéros de Lecture et Tradition, nous y trouvons sa signature.

Ensuite, lorsque Henry Coston nous a cédé Lectures Françaises, J. Ploncard d’Assac y écrivait une chronique régulière sous le titre de La Politique. Nous avons vu que son nom figure aux sommaires de la presque totalité des Cahiers de Chiré et nous rappelons qu’il fut, pendant plusieurs années (tant qu’il put physiquement se déplacer), le seul conférencier attitré de nos journées chouannes.

Pour confirmer cette relation privilégiée que nous avons entretenue avec lui, nous reproduisons le texte qu’il nous avait confié en 1976 lorsque nous avions publié un numéro spécial de Lecture et Tradition (no 60, mai-juin 1976) pour fêter le 10e anniversaire de la création de notre centre de Chiré :

Il faut que cela dure et gagne…

« La route de Poitiers à Chiré-en-Montreuil court pendant une trentaine de kilomètres dans un paysage doucement vallonné. Tout y respire le calme, l’ordre des champs, la poésie des boqueteaux. Arrivé à l’église de Chiré, un brusque tournant dans une voie étroite. Quelques mètres plus loin, un portail, une cour herbeuse, un bâtiment ancien, un préau – il y eut jadis là une école libre. Passée la porte, on entre dans la plus curieuse des maisons. Partout des livres, comme si dans ce coin du Poitou était venu se concentrer la force de la pensée traditionaliste en des milliers de pages que l’habileté de Jean Auguy et de ses collaborateurs diffuse dans la France entière, à l’étranger même.

« Tout cela est si insolite qu’on ne peut s’empêcher d’y voir un dessein de la Providence, et puis on pense à l’extraordinaire coïncidence qui place ce centre de résistance de la Pensée française à côté de Vouillé où le Croissant de Mahomet fut défait par Charles Martel [1].

Jérôme SEGUIN

Extrait du n° 756 (avril 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous

[1] – NDLR. Ici, J. Ploncard d’Assac a commis une erreur. À Vouillé, en 507, c’est Clovis qui défit Alaric II, roi des Wisigoths, de religion arienne. La victoire de Charles Martel sur les Sarrasins se déroula (en 732), plus à l’est, entre Poitiers et Châtellerault.

Le souvenir de Jacques Ploncard d'Assac
Cahiers de Chiré N° 20. Année 2005
Le souvenir de Jacques Ploncard d'Assac
N° 60 (mai-juin 1976) : Spécial 10e anniversaire
Le souvenir de Jacques Ploncard d'Assac
Salazar

Notre plus grand diviseur commun

Notre plus grand diviseur communNotre plus grand diviseur commun

Au lieu de nous lamenter sur le déclin des institutions depuis 50 ans, nous devrions comprendre que nous subissons, depuis le début les institutions même du déclin.

C’est bien dans leur cadre qu’ont été adoptées, en effet, les orientions que nous déplorons. Cela vaut pour le fonctionnement de l’État, mais aussi pour l’évolution de l’éducation nationale, pour les consanguinités économiques ou pour la toute-puissance de la haute administration. Toutes ces caractéristiques de la Cinquième République ont engendré la médiocrité générale. On ne saurait donc critiquer les conséquences, sans vouloir interroger les causes.

Les derniers développements de la crise du coronavirus appellent, à eux seuls, beaucoup de remarques. À cet égard, le confinement imposé, pour des raisons parfaitement compréhensibles précisons-le, aura au moins le mérite de libérer et de stimuler notre réflexion.

Au risque de déplaire, celle-ci ne saurait faire l’économie du bilan négatif de l’héritage gaullien, si souvent vanté par ceux-là même, à droite, qui devraient s’en défier.

On entend souvent les politiciens parler, à contresens, d’un plus petit dénominateur commun : expression fausse et absurde qui ne saurait aboutir qu’à l’unité, ou à la nullité. En arithmétique, on ne recherche que le plus petit multiple ou le plus grand diviseur. Et par expérience, en France le PGCD, au cours du XXe siècle, s’appela Charles De Gaulle. Il ne faudrait même plus en parler.

Hélas, en cette année 2020, va savoir pourquoi, on nous somme de célébrer le 130e anniversaire de sa naissance, le 80e anniversaire de son intervention à la BBC, et le 50e de sa disparition. Et comme nous subissons, aujourd’hui encore, les personnages de plus en plus falots qui lui ont succédé, nous finissons par mesurer son hypothétique grandeur à l’aune de leur petitesse.

Et l’observation de ces hommes incertains et cependant si péremptoires, quand ils communiquent leurs consignes par les lucarnes télévisuelles, devrait nous conduire à réhabiliter les cultures politiques incorrectes.

C’est donc aujourd’hui un regard objectif nouveau, tiré de l’expérience, qui prend le relais des écoles de pensée, certes diverses mais convergentes, de la vraie droite française. On reviendra, dès lors, d’une manière ou d’une autre aussi bien à celle du nationalisme intégral d’un Charles Maurras, aux jalons de route vers un ordre social chrétien d’un La Tour du Pin ou au travail historique critique d’un Beau de Loménie, lui-même continuateur de la sociologie chrétienne.

Du mépris du peuple français au présidentialisme

C’est à tort en effet que l’on se réfère à De Gaulle comme s’il s’agissait d’un grand constructeur. Son sens personnel démesuré, dénoncé par Bastien-Thiry dans son héroïque et tragique déclaration en février 1963, le situait au contraire dans le syndicat des destructeurs [1]. N’ayant retenu de Nietzsche que le mépris des hommes, ce faux chrétien réservait son dédain, non sans méthode, à ses propres compatriotes. Il ne pouvait ainsi que les desservir.

Beaucoup de Français croient ou feignent de penser que le général De Gaulle nous aurait légué des institutions solides et stables.

Une telle illusion revient à perdre de vue que la constitution de 1958 fut révisée 24 fois en 50 ans, la dernière vague remontant à l’ère Sarkozy en 2008. La réforme constitutionnelle de 2008 modifia elle-même, à elle seule, près de 50 articles. De plus, outre les 24 projets ou propositions effectivement adoptés, 14 autres n’ont pas abouti.

Et au bout du compte, ce sont bien les héritiers du gaullisme qui auront charcuté le plus méthodiquement le texte de leur idole.

La plus dramatique confrontation transforma en 1962 l’article 7, aboutissant, depuis cette date, à l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct. Le résultat fut de transformer les deux scrutins suivants, celui de 1965 puis celui de 1969, en autant de référendums pour ou contre la survie de l’ère gaullienne. À partir de 1974, avec les élus successifs, Mitterrand succédant à Giscard en 1981, Chirac en 1995, Sarkozy en 2007, Hollande en 2012, Macron en 2017, chaque fois de pis en pis, on en vint à laisser se déliter l’État, et l’idée même que la nation se représentait de son destin. L’instauration du quinquennat en 2000 ne manqua pas non plus de faire évoluer le régime toujours dans le sens de la dégradation et de la primauté, toujours accrue du rôle du président, accentuée comme on n’a cessé de le voir par la décision, sous le gouvernement Jospin et la deuxième mandature Chirac de placer les élections législatives après le scrutin présidentiel.

Rappelons à ce sujet que l’une des forces principales des institutions américaines, que l’on se plaît tant à faire semblant d’imiter à Paris, repose sur un vote à date fixe, tous les deux ans définie en 1792, à peine modifiée en 1845, le même jour pour l’ensemble des institutions fédérales, ce qui contribue puissamment à l’équilibre de leurs relations. Or, l’énoncé de ce concept de séparation des pouvoirs, que la vulgate maçonnique voudrait faire remonter au XVIIIe siècle, fait tellement partie de l’ordre naturel des sociétés qu’on le trouve déjà en germe, plus de deux mille ans avant L’Esprit des lois de Montesquieu, dans la Politique d’Aristote.

Mais il appartenait à la destinée comme à la logique du Sens personnel démesuré, de conduire sa version de la république à un pouvoir présidentiel non moins démesuré.

L’esprit faux du discours de Bayeux

La fonction centrale du régime politique que nous appelons Cinquième République, reste depuis lors, celle des présidents tout-puissants élus depuis la réforme de 1962.

Mais ce n’est pas en 1958, par la plume de Michel Debré, lui-même assisté de quelques juristes oubliés réunis pendant l’été, qu’est né le texte de la loi fondamentale, adoptée cette année-là, par référendum. Les principes constitutionnels gaullistes remontaient au discours de Bayeux de 1946, ébauche fondatrice de la doctrine de son parti.

L’année 1946, De Gaulle, précédemment chef du gouvernement provisoire ayant démissionné le 20 janvier, c’est aussi celle du plan de sécurité sociale d’Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail, mais aussi du statut du fermage sous l’inspiration de Waldeck Rochet, alors responsable des questions agricoles à la direction du PCF, de la nationalisation des assurances, en vertu d’un rapport de Jacques Duclos, c’est le statut de la fonction publique institué par Maurice Thorez. C’est la grande époque du PCF. Celui-ci avait dominé la première constituante. Se proclamant le premier parti de France, l’appareil stalinien était parvenu à faire outrepasser par l’assemblée le pouvoir d’élaborer la loi fondamentale pour lequel elle avait été élue en 1945. Entre le vote de leur projet constitutionnel, le 16 avril, et le référendum du 5 mai, qui devait la ratifier, ses députés avaient fait entériner un certain nombre de ses prétendues conquêtes sociales.

Or, à une courte mais nette majorité de 53 %, le corps des électeurs rejeta le texte le 5 mai. Ceci allait conduire, le 2 juin, à l’élection d’une nouvelle constituante qui adopta un autre projet beaucoup moins influencé par les communistes et qui fut adopté.

Dans ce contexte, De Gaulle a pu paraître, alors, comme une sorte de rempart contre le communisme, sur la base d’un contresens absolu. Celui-ci, et on semble l’avoir complètement oublié, fera surnommer son RPF, fondé en 1947, comme le parti américain. Nombre de ses cadres allaient s’engager dans la guerre de Corée, alors que l’armée française combattait en Indochine. Cette même lutte politico-militaire allait se poursuivre et se prolonger en Afrique du Nord contre un ennemi renforcé par l’alliance, scellée par les militants communistes du monde entier et les islamistes algériens, lors du congrès FLN clandestin de la Soummam, en août 1956.

Or, la Quatrième République n’est pas seulement morte de la crise algérienne : elle a fondamentalement payé le prix de l’élection bancale de René Coty devenu président en décembre 1953, après treize tours de scrutin. Le régime parlementaire était largement discrédité. On lui imputait toutes les difficultés, tous les échecs, toutes les humiliations du pays, tributaire de l’aide financière des États-Unis, incapable de mettre de l’ordre dans son budget et dans sa monnaie.

Le présidentialisme remontait bien au-delà du général lui-même. Le bonapartisme, le boulangisme, les ligues, et des hommes politiques comme Tardieu en avaient flatté la perspective et le discours antiparlementaire. En vain, dès le XIXe siècle, un auteur contre-révolutionnaire comme Mgr Louis-Gaston de Ségur, après Chateaubriand, après Berryer [2], avait mis en garde contre le césarisme plébiscitaire qui en résultait.

Jean-Gilles MALLIARAKIS

Extrait du n° 756 (avril 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous

[1] – Déclaration du 2 février 1963 (Éd. Cercle Bastien-Thiry, 1998).

[2] – NDLR : Voir l’étude qui a été consacrée à ce dernier par Michel Pierchon dans le n° 93 (nouvelle série, janvier 2019) de notre revue sœur Lecture et Tradition.

Notre plus grand diviseur commun
Déclaration du 2 février 1963
Notre plus grand diviseur commun
N° 93 (nouvelle série), janvier 2019 : Berryer (1790-1868) - Avocat - homme politique
Notre plus grand diviseur commun
La Révolution expliquée aux jeunes gens

Le Procès de la démocratie de Jean Haupt. « Pour la nation contre la démocratie »

Le Procès de la démocratie de Jean Haupt. « Pour la nation contre la démocratie »Le Procès de la démocratie de Jean Haupt : « Pour la nation contre la démocratie »

Dans notre précédent numéro, nous avions annoncé la parution imminente du réquisitoire documenté, clair, serré, implacable, instruit par Jean Haupt contre ce « système » politique qui n’a jamais fourni les preuves de l’efficacité qu’ont bien voulu lui attribuer les grands « pontes » de la direction politique mondiale. Il est désormais disponible et nous insistons, une fois encore, pour clamer que sa lecture est indispensable pour que chacun sache dans quel bourbier il met les pieds, quand on lui intime presque la sommation, sous peine de manquement grave à ses « obligations de citoyen », de se rendre dans les bureaux de vote pour accomplir son « devoir électoral », dont le résultat, nous dit-on, « engage l’avenir » de la nation tout entière…

Nous pouvons vous garantir que ce livre fait partie de « ces quelques ouvrages auxquels on peut se référer continuellement avec un très grand profit », ainsi que l’avait écrit l’un de nos collaborateurs (Jean-Paul Roudeau, aujourd’hui décédé), en 1972 (cf. infra).

*

En préambule, nous souhaitons revenir rapidement sur la figure et la personnalité de son auteur, bien trop méconnu des générations contemporaines, car, hormis dans le cercle restreint de notre famille de pensée (et encore, il s’en trouve qui ont quelques défaillances de mémoire…), ce n’est pas dans le sérail préservé et calfeutré de la caste de journalistes en « gilets rayés » qu’il faut espérer constater chez l’un ou l’autre l’indépendance d’esprit ou le courage de reconnaître les mérites d’un confrère systématiquement ostracisé du fait de ses prises de position trop anticonformistes à leurs yeux.

Pour ce faire, le meilleur hommage qui ait pu lui être rendu est celui exprimé par son ami Jacques Ploncard d’Assac [1], au moment de sa mort (en mars 1988) dont nous avions publié le contenu dans Lectures françaises (no 374, juin 1988). Ce texte a ensuite été reproduit dans le quatrième Cahier de Chiré (1989) où nous l’avions nous-mêmes fait précéder des quelques mots suivants :

« Jean Haupt eut une forte influence sur la plupart des membres de notre équipe, lorsqu’il nous recevait chez lui, à Lisbonne, à l’époque où, jeunes étudiants nationalistes, nous avions plaisir à nous rendre au Portugal, quand ce pays était gouverné par Salazar. De ces heures de rencontres et de discussions, nous avons conservé un souvenir inoubliable car elles nous avaient donné l’occasion de tisser des liens de solide amitié avec ce grand Français exilé, des liens qui n’ont été rompus à aucun moment des vingt-cinq années de relations très fructueuses que nous avons pu avoir avec Jean Haupt. C’est pourquoi, désireux de lui adresser cet ultime hommage, nous avons tenu à reproduire le texte que son ami et compagnon d’exil au Portugal, Jacques Ploncard d’Assac lui adressa à titre posthume ».

Nous indiquons ici quelques rapides points de repère : Jean Haupt était né à Oran en 1914. Il fut un universitaire distingué : assistant en Prusse Orientale, puis lecteur de français à Reykjavik, en Islande. Venu se fixer au Portugal pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut nommé professeur à l’Institut Français de Lisbonne.

Laissons la parole à J. Ploncard d’Assac :

« Nous sommes à une période où la politique prend le pas sur l’intelligence. Fidèle au maréchal Pétain, il est épuré et doit quitter l’Institut Français. Le voilà coupé de la vie universitaire qui avait été toute sa raison d’être. Pour vivre, il devient traducteur et sa grande culture, sa connaissance approfondie du français et du portugais le font remarquer par le président Salazar qui lui confie la traduction de ses discours. Divers ministères portugais s’attachent également ses services pour les traductions officielles […] Naturellement, nous étions devenus amis. Nos analyses politiques se rejoignaient et, un jour, en nous promenant dans Lisbonne, nous eûmes l’idée de fonder une revue en langue française. Ce fut Découvertes dont le premier numéro parut en février 1964 et devait durer jusqu’à la chute du gouvernement Caetano, en 1974 […] Il fut jusqu’au bout le défenseur de la vision chrétienne et civilisatrice des grands empires et avait placé en tête de son éditorial cette phrase de Salazar : “la vérité est que le progrès des peuples se mesure partout, aujourd’hui encore, à leur degré d’occidentalisation”. La remarque reste toujours vraie.

Mais c’est dans son Procès de la démocratie que Jean Haupt s’est le mieux expliqué sur sa vision politique. Il commence avec une belle et brève insolence qui est une évidence : « Pour sortir de l’impasse, il faut sortir de la démocratie… ».

Jean Haupt avait parfaitement analysé la situation née de la victoire militaire des démocrates. Derrière la condamnation du national-socialisme et du fascisme, il avait vu que les forces occultes entendaient condamner non seulement un régime, mais tous les régimes, toutes les idéologies présentes, passées et futures « qui ne se réclameraient pas de la démocratie ». Car il fallait désormais que personne n’osât mettre en doute l’excellence de la démocratie, au risque d’encourir les foudres de la conscience universelle.

« En fait, la gigantesque campagne d’intoxication déclenchée à la suite de la Deuxième Guerre mondiale par les démocraties victorieuses n’avait d’autre objectif que de faire de la démocratie un dogme inviolable, de formuler un nouveau précepte de morale impérative et universelle, un onzième commandement de Dieu. De la démocratie ne médiras, sous peine des pires châtiments ».

Le « onzième commandement » nous le voyons non seulement ajouté par le clergé moderniste au Décalogue, mais on commence à nous enseigner qu’il n’y a qu’un dogme, qu’un commandement : le onzième.

Il faut rechercher dans votre bibliothèque ce livre essentiel et le relire. L’y mettre si vous ne l’avez pas.

C’est le privilège des écrivains de se survivre dans leur œuvre. Celle de Jean Haupt reste essentielle parce qu’il est allé, sans complaisance, au fond des choses.

Jean Haupt reste parmi nous.

*

La présentation documentée (30 pages inédites) de la troisième édition que publient cette année les Éditions de Chiré, est composée de trois parties, dont les deux premières sont consacrées l’une à Jean Haupt lui-même, l’autre à la revue Découvertes qui fournissent de plus amples détails et renseignements d’un grand intérêt. La troisième est réservée à présenter le contenu de l’ouvrage ; c’est à nos yeux une excellente entrée en matière avant la lecture du volume. Nous en livrons ci-dessous quelques fragments.

Tous les éléments du dossier sont instruits les uns après les autres.

« L’accusation fait inexorablement valoir ses arguments, tant la défense, en y regardant bien, semble effectivement vaine, et tant le délit, ou plus exactement le crime, se trouve être flagrant ; très logiquement, le verdict tombe : notamment pour sauvegarder la nation, dont le gouvernement du nombre et des partis creuse nécessairement la tombe, “il faut sortir de la démocratie” ».

Dans l’un de ses articles parus dans Découvertes (no 15-16, avril-mai 1965), Haupt écrivait :

« Certes, la démocratie a été jugée et condamnée à plusieurs reprises, par les représentants les plus lucides de la pensée européenne. Et, il ne me semble pas que leurs arguments, jusqu’ici, aient jamais été réfutés (…) De même, ne devons-nous jamais nous lasser de crier aux peuples “casse-cou !” et, à la propagande intensive, sans scrupule, de la démocratie, qui, sous le couvert de slogans idéalistes, exploite les passions des hommes, leurs faiblesses, leur tendance naturelle à la facilité, nous devons opposer les arguments de la Contre-Révolution ; ceux-ci s’adressent à l’intelligence des hommes, à leur bon sens, à leurs instincts les plus nobles qui, par conséquent, doivent finir par triompher ; ou bien alors, avec eux, s’effondrera l’humanité (…) Après avoir analysé les principes idéologiques et les institutions qu’ils inspirent, après avoir examiné la position de la démocratie à l’égard des individus et à l’égard de la nation, nous serons amenés à conclure que la démocratie est contraire tant aux intérêts légitimes des citoyens qu’aux intérêts supérieurs de la nation ».

Jérôme SEGUIN et Vincent CHABROL

Extrait du n° 756 (avril 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous

[1] – Jacques Ploncard d’Assac trouva refuge au Portugal en 1947. Il y connut Jean Haupt qui y vivait et avec lequel il se lia d’amitié. Il a quitté le Portugal, en 1974, pour revenir en France et mourut à Toulon en 2005.

 

Le Procès de la démocratie de Jean Haupt « Pour la nation contre la démocratie ».
Voter : piège ou devoir ?
Le Procès de la démocratie de Jean Haupt : « Pour la nation contre la démocratie ».
De la Démocratie à la DÉMONcratie ou la mort programmée. Pamphlet
Le Procès de la démocratie de Jean Haupt : « Pour la nation contre la démocratie ».
La démocratie peut-elle devenir totalitaire ?

N° 756 – Avril 2020 : Le Procès de la démocratie : un réquisitoire pour la nation

N° 756 - Avril 2020 : Le Procès de la démocratie : un réquisitoire pour la nationN° 756 – Avril 2020 : Le Procès de la démocratie : un réquisitoire pour la nation

SOMMAIRE : 

– Éditorial (par Jérôme Seguin) (p. 1)
– Les brèves (p. 3)  

Politique française
Le Procès de la démocratie de Jean Haupt. « Pour la nation contre la démocratie » (par J. S. et Vincent Chabrol) (p. 5)  

Actualité
– La malédiction du coronavirus (par le docteur Jean-Pierre Dickès) (p. 11)  

Media
– Disparition de deux confrères, deux amis, deux institutions du journalisme français (par J. S.) (p. 19)  

Si De Gaulle nous était conté…
Notre plus grand diviseur commun (par Jean-Gilles Malliarakis) (p. 23)
– Bonaparte le Petit et sa descendance ou Le césarogaullisme et ses petits (par Gérard Bedel) (p. 29)  

*
– Dans notre courrier (par Jean Auguy et J. S.) (p. 33) 
Un monument pour honorer la mémoire des militaires français disparus en Algérie – Général Raoul Salan – Radio France : chaîne d’information scandaleuse – Un père n’est pas un mâle. – Le Pape et la bombe atomique – Les retraites – Rothschild, le vin et la Chine – Françoise Dolto – Anne Hidalgo – Jean Daniel – Mémoire et Vérité (à propos du colonel Château-Jobert). 

*
– Il y a 50 ans. dans Lectures Françaises… : Pompidou en Amérique, ou les tribulations d’un président à Chicago (n° 156 d’avril 1970) (par V. Chabrol) (p. 42) 

Tribune libre
– De la question juive en général et du professeur Faurisson en particulier (par Claude Beauléon) (p. 48) 

*
– Ils nous ont quittés (par J. S.) (p. 59) 
Pierre Pichon – Guy Montigny – Mme Antoine Baguenier Desormeaux – Eugène Saccomano. 

La vie des livres
Le souvenir de Jacques Ploncard d’Assac (par J. S.) (p. 61)

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1970 : Servan-Schreiber au secours du Parti radical…

1970 : Servan-Schreiber au secours du Parti radical, ou Turlupin à l’assaut du pouvoir1970 : Servan-Schreiber au secours du Parti radical, ou Turlupin  à l’assaut du pouvoir

La France souhaite être gouvernée au centre », avait déclaré Valéry Giscard d’Estaing en présentant au public son livre-programme Démocratie française (14 octobre 1976). Contrairement à ce que voulait alors donner accroire le président VGE, élu contre l’union de la gauche en tentant de contrer à droite la fronde néo-gaulliste menée par Chirac, cette présumée volonté des Français d’être gouvernés « au centre » était, et demeure, avec Emmanuel Macron et le macronisme, une vieille lune de la vie politique française.

Elle correspond probablement chez les Français à l’inavoué et impossible deuil de la figure du roi, gouvernant et rassemblant la France et les Français contre les grands féodaux et les intérêts partisans. Mais dès lors que la monarchie a fait place à la démocratie et donc à l’inévitable régime des partis, le centre n’est tout au mieux qu’un parti de plus, et généralement le conglomérat des gauches d’hier et d’avant-hier, rejetées vers le centre des hémicycles par des gauches plus résolument à gauche et avant que de devenir la « droite » d’après-demain. Pour ceux qui se retrouvent au centre de l’échiquier partisan, il importe d’en tirer profit et de personnifier aux yeux des Français le désir de rassemblement. Selon les clientèles ou selon l’air du temps, il y en a pour tous les goûts. Le César botté pour tous les Ratapoils. Le Cicéron républicain pour les sourcilleux de la République. Le magicien des finances, pour les petits épargnants. Et le Kennedy français, pour les cadres dynamiques.

Lorsque vint à se profiler la succession du César de Colombey, on vit fleurir au centre les Kennedy français. De la tentative avortée de « Monsieur X » à VGE, l’ascension du pouvoir par la face centre connut un pic de fréquentation. La recette était généralement la même : incarner tout à la fois l’alternance par rapport au gaullisme finissant et l’alternative par rapport à la menaçante union de la gauche socialo-communiste ; s’appuyer sur une structure partisane du centre gauche ou du centre droit ; soigner sa communication ; représenter la clientèle de L’Express et autres faiseurs d’opinions des énièmes « nouvelles couches sociales ». En 1965, Jean Lecanuet, chef de file du Centre démocrate, avait été le Kennedy « aux dents blanches » des démocrates-chrétiens et des modérés, mais il échoua à transformer l’essai. S’appuyant sur le centre droit, Giscard y parvint en 1974. Au tournant des années 1970, on vit apparaître sur le marché un nouveau Kennedy français en la personne du sémillant journaliste et patron de presse Jean-Jacques Servan-Schreiber (1924-2006), surnommé J-J S-S : le fondateur et maître de L’Express. (…)

Vincent CHABROL

Renaissance ou mort du radicalisme ? No 155 de mars 1970 [1]

Le vieux parti qui domina la IIIe République et végéta sous la IVe, va-t-il rajeunir sous la Ve ? Ou, au contraire, le remède du docteur Jean-Jacques Servan-Schreiber précipitera-t-il sa fin ?

Nos confrères de droite et de gauche ont analysé, prôné ou critiqué le fameux « programme de Wagram » qui sera présenté au monde sous la forme d’un livre intitulé, en toute modestie : « Ciel et terre » [2].

Pour Réforme, le nouveau secrétaire général du Parti radical-socialiste propose un mariage de la carpe et du lapin : « On aurait préféré à cette utopie technocrate, écrit M. Daniel Bruneton, une œuvre plus vaste, plus “radicale”, s’attaquant aux maux profonds de notre société industrielle. »

« Maints passages de ce document, explique M. Gabriel Bergougnoux dans Témoignage chrétien, nous paraissent péniblement naïfs, typiquement néo-capitalistes ou d’une étrange banalité. » […]

« Ce projet, estime Pierre Pujo, d’Aspects de la France, repose sur une philosophie politique fausse, celle-là même d’une démocratie teintée des couleurs de la technocratie. Il prétend libérer l’homme, mais, en poursuivant le vieux rêve de l’égalité, il l’asservit en réalité davantage. L’État que nous annonce Jean-Jacques Servan-Schreiber serait une dictature effroyable. » (…)

Henry COSTON

Extraits du n° 755 (mars 2020) – Pour lire l’intégralité de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous !

[1] – Ce numéro est encore disponible au prix de 6,50 € l’unité.

[2] – Publié par un grand éditeur parisien, filiale de Gallimard.

 

1970 : Servan-Schreiber au secours du Parti radical, ou Turlupin à l’assaut du pouvoir
Histoire du parti radical
Le Procès de la démocratie de Jean Haupt. « Pour la nation contre la démocratie »
Le procès de la démocratie

Brexit : fin de partie provisoire

Brexit : fin de partie provisoireBrexit : fin de partie provisoire

Le 31 janvier 2020 [1], le Royaume-Uni (RU) a, enfin, quitté l’Union européenne (UE) après 3 ans et demi d’un psychodrame marqué par une série de rebondissements, de votes contradictoires aux Communes, d’avancées, de reculs, de reports, de palinodies de la part de Theresa May depuis le fameux referendum du 23 juin 2016. Revenons un peu en arrière pour mieux comprendre la situation actuelle.

Début 2013, David Cameron, Premier ministre conservateur, rend officiel son projet de referendum sur la sortie de l’UE pour prendre de court les eurosceptiques de son parti, particulièrement remontés contre les empiétements progressifs de Bruxelles. Il en fait, du reste, l’un des thèmes principaux de sa campagne législative de 2015 qu’il remporte. L’idée de Cameron était simple : les Anglais ont un pied dans l’UE, un autre en dehors. En effet, ils appliquent le marché intérieur unifié, ont obtenu l’élargissement de l’Europe vers l’Est sans approfondissement pour « tuer » l’Europe politique mais, à l’inverse, ils ont obtenu des clauses dérogatoires aux Traités : ils n’ont pas l’euro, la monnaie unique (s’ils l’avaient eu, leur retrait aurait été beaucoup plus difficile), ils ont obtenu et conservé un rabais sur leur contribution financière au budget européen, ils n’appliquent pas la Convention de Schengen sur la politique migratoire de l’UE ni certaines dispositions relatives à la politique sociale. Bref, ils avaient, pensaient leurs dirigeants, tous favorables à la tenue d’un referendum, atteint ce point d’équilibre qui leur permettait de tirer le meilleur parti de leur appartenance à l’UE.

Les raisons du Brexit

Las, le peuple britannique, malgré la désinformation médiatique, la propagande anti-Brexit, a fait mentir tous les pronostics : 52 % pour le Brexit contre 48 % avec une forte participation de 72,2 %. Le peuple des ouvriers, des classes moyennes (menacées d’être déclassées, comme en France), des laissés-pour-compte, en particulier des anciennes régions industrielles, a voté pour le Brexit, contre les élites mondialisées et les media conformistes. À l’inverse, l’Écosse, à une large majorité, l’Irlande du Nord (l’Ulster) à une plus faible majorité [2] et le Grand Londres, bobo, métissé et mondialisé, ont voté contre le Brexit. Les raisons principales du Brexit sont connues mais il convient de les rappeler. On peut les résumer à trois : la défense de la souveraineté et son corollaire, le contrôle total des frontières, la mondialisation qui a détruit les vieilles régions industrielles [3] et, bien sûr, le contrôle de la politique d’immigration (européenne et extraeuropéenne) surtout après le contre-exemple allemand de 2015 où Madame Merkel avait fait venir en Allemagne plus d’un million d’immigrés, essentiellement d’Irak et de Syrie. Pour les Anglais, toujours pragmatiques et opportunistes, l’Europe n’apparaissait plus comme un continent d’avenir mais comme un «has been » pour utiliser un terme anglais.

Ayant défendu le non au Brexit, Cameron n’avait plus qu’à partir pour laisser la place à Theresa May qui était restée dans une prudente réserve. La seule question qui se posait après le vote était la suivante : ce vote populaire allait-il être respecté par les autorités européennes, Commission européenne en tête, ou bien torpillé comme le fut le vote des Français en mai 2005 [4] sur la Constitution européenne ? La négociation dura 3 ans et demi par la faute des Britanniques qui, par leurs maladresses, imputables essentiellement à Theresa May, facilitèrent la tâche de Michel Barnier et de son équipe, négociateur intransigeant, mandaté par les 27.

La confusion semée par Theresa May

D’après l’article 50 du Traité sur l’UE (TUE), le Royaume-Uni avait 2 ans pour se retirer de l’UE à partir de sa notification au Conseil européen. Madame May l’ayant fait en mars 2017, l’échéance tombait le 29 mars 2019. Ce qui apparaissait relativement long était, en fait, extrêmement court pour régler des problèmes aussi complexes et explosifs que la frontière entre les deux Irlande (Eire et Ulster), le sort des expatriés (3,6 millions d’étrangers vivent au RU) , l’accord de libre-échange ou les relations futures entre le Royaume-Uni et l’UE. Il convenait de régler les 600 accords qui avaient été signés par le Royaume-Uni en 46 ans de présence au sein de l’Europe. Vaste programme !

Les palinodies et les hésitations de Theresa May n’arrangeaient rien ; elle passait d’une position dure : plutôt une sortie (de l’UE) sans accord qu’un mauvais accord, le fameux «no deal » à une position contraire : plutôt un mauvais accord qu’une sortie sans accord. Pour aggraver les choses, Theresa May provoquait des élections législatives en juin 2017 où elle perdait la majorité absolue, devenant l’otage de 10 députés unionistes d’Irlande du Nord (le parti DUP fondé par le pasteur Ian Paisley). La plus grande confusion régnait dans les esprits, plus personne n’y comprenait rien. Les Anglais étaient moqués, humiliés par toute l’Europe pendant que la Commission de Bruxelles et l’UE comptaient les points. C’est à ce moment-là que les travaillistes et les pro-européens du parti libéral proposèrent un second referendum pour sortir de la crise ou, à tout le moins, un report de la date butoir afin d’arriver à un accord acceptable par les deux parties. Un accord, défavorable aux Anglais, est finalement trouvé le 15 novembre 2018 mais il est immédiatement contesté par les « durs » du parti (les Brexiters) et le 15 janvier 2019, ce qui devait rester comme un vote historique à la Chambre des Communes se solde par un revers cinglant : l’accord de sortie difficilement négocié par Madame May est repoussé par 430 voix contre 202, les ultras des deux camps se rejoignaient pour des raisons opposées. En mai 2019, les Anglais n’ayant toujours pas quitté l’Europe, votaient pour les élections européennes et c’était un triomphe pour le parti de Nigel Farage, baptisé Brexit. Vision surréaliste, les 73 députés britanniques élus à Strasbourg ne savaient pas combien de temps ils resteraient en place.

La victoire de Boris Johnson

Bien qu’ayant réussi, avec l’accord des chefs d’État et de gouvernement, à repousser deux fois la date de sortie de l’UE (12 avril 2019 puis 31 octobre 2019), Madame May, lâchée par les siens, n’avait plus qu’à démissionner. La suite est connue. C’est Boris Johnson (surnommé Bojo), ancien maire de Londres et ancien ministre de Theresa May, le champion du Brexit en 2016 qui devenait Premier ministre fin juillet 2019. C’était la revanche de Bojo sur les apparatchiks du parti conservateur. Mais le brillant Premier ministre, ancien d’Oxford, n’était pas au bout de ses peines. En septembre 2019, il avait voulu suspendre provisoirement le Parlement britannique récalcitrant mais cette mesure avait été cassée par la Cour suprême britannique, jeune institution créée en 2005. En outre, il croyait avoir fait le plus dur en signant le 17 octobre 2019 avec Michel Barnier, représentant des 27 et la Commission européenne, un accord bien plus favorable aux Britanniques (…)

Olivier DESTOUCHES

Extrait du n° 755 (mars 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous !

[1] – Le Royaume-Uni avait adhéré à la CEE en 1973.

[2] – L’Écosse a voté à 62 % contre le Brexit et l’Irlande du Nord à 56 %

[3] – Aux élections législatives de décembre 2019, les anciennes régions industrielles du nord de l’Angleterre ont voté conservateur.

[4] – Voir notre n° 578, juin 2005 : « La France a dit NON ! à la constitution européenne ».

 

N° 708 - Avril 2016 : Brexit or not Brexit ?
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Sortir de l´union européenne - Manifeste
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L´Union européenne, une nouvelle URSS ?
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Le choix souverainiste. Entretien avec Thibaut de La Tocnaye

Le choix souverainiste. Entretien avec Thibaut de La TocnayeLe choix souverainiste. Entretien avec Thibaut de La Tocnaye

Thibaut de La Tocnaye est né en 1958 à Alger. Il est fils d’Alain de La Tocnaye, grande figure de l’Algérie Française. Dès son plus jeune âge, il a milité dans les rangs de l’opposition nationale puis a rejoint, au début des années 1980 les comités Chrétienté-Solidarité (dont il est aujourd’hui vice-président). Auparavant, il fut combattant volontaire français au Liban, dans les rangs de la résistance chrétienne, de 1982 à 1984.

En 1988, il s’engage au Front National. Conseiller municipal d’Avignon (pendant 12 ans), puis de Cavaillon et conseiller régional de Provence depuis 1992 sans interruption, il poursuit son engagement au sein du Rassemblement national. En 2003, il prononça, lors de nos Journées Chouannes, une conférence sur le thème « Des résistances anti-communistes aux résistances anti-islamiques ». On lui doit aussi quelques précédents ouvrages : La Décomposition de la Ve République (Éditions Nationales, 1995), Les Peuples rebelles (Éditions Godefroy de Bouillon, 2003), Délocalisations : ce n’est pas une fatalité ! (Éd. Godefroy de Bouillon, 2005) et le dernier paru (qui fait l’objet de cet entretien) : Le Choix souverainiste : les cinq blocages à faire sauter pour redresser la France (Atelier Fol’Fer, 2019).

Lectures Françaises : Thibaut de La Tocnaye, vous venez de publier votre quatrième livre « Le Choix Souverainiste », sous-titré Les cinq blocages à faire sauter pour redresser la France. Dans cet ouvrage avant tout politique, vous dénoncez le verrouillage multiforme de notre société…

Thibaut de La Tocnaye : En effet, on constate qu’à tous les niveaux de nos institutions, des corps intermédiaires et des moindres rouages de notre système économique et social, un certain nombre de verrous de « sûreté » empêche toute transformation radicale. Mon but est donc de montrer comment il convient de faire sauter ces cinq principaux blocages…

L. F. : Vous distinguez tout d’abord trois verrous structurels ou quasi-institutionnels…

Th. de L. T. : Le premier grand blocage se situe au niveau de la finance. On observe d’une part ce qu’on pourrait appeler la « divergence » du capitalisme contemporain, à savoir son éloignement exponentiel de l’entreprise au profit de tout le reste (financement de la Dette de l’État, placements immobiliers et spéculatifs, etc.). S’ajoute à cette première dérive structurelle un système bancaire défaillant. Enfin, une deuxième dérive, la « concentration » du capital vient bloquer plus encore la nécessaire circulation de celui-ci et l’irrigation vitale de tous les processus de création de richesses.

En deuxième lieu, il y a bien sûr la confiscation de la liberté essentielle de la nation, à savoir notre fameuse souveraineté, « confisquée » par l’Europe de Bruxelles. Souveraineté fondamentale bafouée se déclinant en autant de souverainetés détruites : de celle de notre monnaie à celle de notre politique d’innovation en passant par celle de nos frontières et celle de notre indépendance énergétique, industrielle, agricole ou environnementale.

Beaucoup moins identifiée par la classe politique au pouvoir et les élites régnantes, l’absence structurelle de réelle représentativité professionnelle est un troisième blocage, moins voyant a priori. Cependant, ce vide est un facteur-clé de blocage institutionnel non seulement vis-à-vis de toute réforme de fond mais surtout de toute politique de relance économique en matière de réindustrialisation, de stratégie d’innovation ou de protectionnisme ciblé par exemple.

L. F. : À côté de ce triple verrouillage de notre machine socio-économique, vous parlez de deux autres processus qui, agissant telles des lames de fond, enrayent et cadenassent encore plus la société française…

Th. de L. T. : Oui, ce sont deux mouvements « tectoniques » ! Et nous subissons de plein fouet ces deux phénomènes géopolitiques lourds. Il y a d’abord la spirale de la désindustrialisation alliée à la disparition de la ruralité qui, paraissant inéluctables, donnent ce sentiment que notre Nation, irréformable, poursuit inexorablement sa désertification industrielle et agricole. Ce double dysfonctionnement agit comme un handicap majeur au bon fonctionnement d’une économie développée et est à l’origine d’un déséquilibre permanent de nos territoires.

Et il y a ensuite, bien évidemment, le poids de l’immigration non contrôlée couplé à la vacuité démographique française qui plombent quantitativement et qualitativement les principales ressources actuelles et futures de notre économie.

L. F. : Votre ouvrage, au-delà des constats qu’il apporte et des solutions qu’il détaille de façon très précise et très complète, veut aussi proposer au lecteur une vision politique synthétique. Ainsi un fil directeur apparaît tout au long du livre et vous considérez que la conséquence du blocage de la société française, c’est le divorce dangereux entre l’économique et le social (…)

Extrait du n° 755 (mars 2020) – Pour lire la suite de cet entretien, commandez ce numéro ou abonnez-vous

Délocalisations : ce n´est pas une fatalité !
La souveraineté nécessaire - Réflexions sur la déconstruction de l´Etat et ses conséquences pour la société
L´imposture - La décomposition planifiée de l´État souverain

N° 755 – Mars 2020 : Le choix souverainiste. Entretien avec Thibaut de La Tocnaye

N° 755 - Mars 2020 : Le choix du souverainisme - Entretien avec Thibaut de La TocnayeN° 755 – Mars 2020 : Le choix souverainiste. Entretien avec Thibaut de La Tocnaye

SOMMAIRE : 

– Éditorial (par Jérôme Seguin) (p. 1)
– Les brèves (p. 3)
– Les dates à retenir (p. 4) 

Politique française
– Macron, la réforme des retraites et. l’indicible grève (par J. S.) (p. 5)
Le choix souverainiste. Entretien avec Thibaut de La Tocnaye (p. 9) 

Actualité
– Le patron de la CGT et la politique mondialiste (par Michel Leblanc, Pierre Romain et Jacques De Kremer) (p. 13) 

*
Il y a 50 ans… dans Lectures Françaises : 1970 : Servan-Schreiber au secours du Parti radical, ou Turlupin à l’assaut du pouvoir (n° 155 de mars 1970) (par Vincent Chabrol) (p. 19) 

Si De Gaulle nous était conté…
– De Gaulle, le grand imposteur du XXe siècle (une lettre du Père Calmel) (p. 24) 

*
– Dans notre courrier (par Jean Auguy et J. S.) (p. 26) 
Action Familiale et Scolaire – La mosquée de Poitiers – Le Coup de Torchon (lettre confidentielle) – Château Les Saintongers – Familles de France – IPC (Facultés Libres de Philosophie et de Psychologie) – Jacques Fesch – Euthanasie – Midazolam – La terre est mal gérée – Taxes automobiles – « La patrie est trahie par la République » – Une église profanée – Où va le droit à la famille ? – Défense des chrétiens persécutés – Henri Béraud – Les agents de la SNCF et la grève. – Le cas Amazon – Encore et toujours. Amazon – Jeffrey Epstein – Autoliv Isodelta à Chiré-en-Montreuil – Parti de la France. 

Géopolitique
Brexit : fin de partie provisoire (par Olivier Destouches) (p. 35) 

*
– Ils nous ont quittés (par J. S.) (p. 41) 
Roger Holeindre – Jacques de Bauffremont – Jean Castrillo. 

*
– La vie des livres (p. 45) 
Le nationalisme objectif de Beau de Loménie (1896-1974) (par Jean-Gilles Malliarakis) – Fils de collabos, neveu de résistant, de Jean-Pierre Cousteau (par J. S.) – Courtes notes de lecture (par J. S.) : Algérie : les oubliés du 19 mars 1962, d’Alain Vincenot ; Les Pieds-Noirs : l’épopée d’un peuple, de Christophe Rouet ; Connaissance élémentaire du Judaïsme et du Sionisme, de Christian Verdier ; Écrits d’exil, 1927-1928, de Léon Daudet ; Un parfum de scandales, de Pinatel.

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La jungle est neutre. À propos du film de Polanski sur l’Affaire Dreyfus

La jungle est neutre. À propos du film de Polanski sur l’Affaire DreyfusLa jungle est neutre. À propos du film de Polanski sur l’Affaire Dreyfus

Dans les années cinquante, le livre d’un officier britannique eut un succès certain auprès de soldats français qui firent l’expérience amère de combats perdus loin de l’Europe sur des terrains inconnus en général et dans la jungle en particulier. L’un d’entre eux écrivait ainsi « qu’il s’était trouvé enfermé dans cette végétation comme dans une cathédrale glauque, immense et étouffante » [1].

Cette hantise de la jungle fit le succès du livre du commandant F. Spencer Chapman dont le titre La Jungle est neutre est à lui seul déjà tout un programme. Chapman, ancien commando pendant l’implacable guérilla contre les Japonais dans la jungle malaise, démythifie ce milieu hostile, mortel pour celui qui y pénètre pour la première fois en ignorant ses secrets et ses ténèbres. Mieux, l’instructeur apprend à son élève que l’ennemi, même installé solidement dans cette jungle, devient lui aussi très vulnérable lorsqu’une routine satisfaite, le confort d’un cantonnement lui font oublier la nature du cadre dans lequel il combat.

L’Affaire Dreyfus, telle qu’elle nous est présentée habituellement, ressemble à cette cathédrale glauque, immense et étouffante dans laquelle il semble impossible de pénétrer sans épouser le dogme qui y est célébré au travers d’une liturgie maintenant séculaire. La conversion apparaît obligatoire et l’hérésie impossible.

Et pourtant, le fait, comme la jungle, est neutre, reste neutre.

Les faits sont neutres.

C’est dans cet esprit que le film de Roman Polanski « J’accuse!» doit être envisagé pour que cette Affaire Dreyfus cesse une bonne fois d’être seulement, selon le mot de Barrès, une véritable orgie de métaphysiciens.

L’Affaire reste un sujet brûlant plus de cent années après sa conclusion historique stricto sensu. Toujours songer à Maurras lors de son procès en 1945, lequel conclut sa défense par ces mots : « C’est la revanche de Dreyfus! ».

Nous sommes en présence d’une affaire criminelle qui aurait pu inspirer, après les historiens, une multitude d’écrits, de nouvelles, de romans, de scénarios et de films s’appuyant sur l’incroyable densité romanesque de ces événements, de ce thriller tout à la fois historique, sociologique, financier, politique ou psychologique. Tous les ingrédients sont là : des services secrets, des agents patriotes et d’autres indélicats, un service action, des faussaires, des meurtres, des mouchards, des femmes fatales, des déguisements, des cambriolages, des chantages, des homosexuels en premiers rôles, des banquiers véreux, des journalistes stipendiés, des procès, de l’exotisme de la Guyane au Sud tunisien, des scandales financiers, des casinos, des suicides, des meurtres déguisés en accidents, en morts naturelles ou en suicides, des exils, des haines, des aventuriers interlopes, des ministres concussionnaires et, même, des gens honnêtes ou héroïques…

Et pourtant, à part ce film de Polanski et un film médiocre pour la télévision, aucun roman, aucun film, comme si le public devait s’en tenir à la seule conclusion de la vulgate dreyfusarde qui tient en ses quelques mots :

Le capitaine Alfred Dreyfus est innocent du crime de trahison que lui reprochait un groupe d’officiers du Grand État-Major français, des militaires obtus et raidis dans un antisémitisme haineux et qui allaient faire condamner sciemment un innocent méritant (polytechnicien), ayant choisi la France après 1870, et l’envoyer au secret dans une île insalubre au large de la Guyane. L’officier innocent ne retrouvera sa femme et ses enfants, son grade et son honneur que par le courage et l’abnégation de sa famille admirable aidée par une classe politique progressiste non moins admirable.

Fermez le ban. La messe est dite.

Rappelons pourtant quelques faits.

L’Affaire Dreyfus se situe douze ans après la faillite de la banque catholique Union Générale (due à l’action de Rothschild principalement), quatorze ans après la première expulsion des congrégations et antérieurement à la seconde expulsion des congrégations (1903), à l’affaire des Fiches (1904) et à l’interdiction des ordres enseignants (1904).

Il faut noter que cette simple chronologie dégage un dénominateur commun : l’anticatholicisme.

Catholicisme atteint dans sa haute finance par ce krach bancaire, à sa source (l’enseignement) par la persécution des congrégations et dans sa classe moyenne à travers l’affaire des Fiches qui a évincé les cadres catholiques de l’armée [2].

De ce point de vue, il est évident que l’Affaire Dreyfus a permis la promotion au sein du Grand État-Major d’officiers généraux républicains, en dépit de toute considération professionnelle. Promotions catastrophiques que Joffre, pourtant franc-maçon, put mesurer au début de la Première Guerre mondiale et qui le contraignirent à une épuration brutale sous la forme de mutations nombreuses à Limoges [3] dès novembre 1914…

Ces faits sont indiscutables et toute réflexion quant à la culpabilité ou l’innocence, du capitaine Dreyfus doit être replacée dans ce cadre. Peut-être parce qu’il existe une troisième hypothèse et surtout, à cause du caractère finalement secondaire de cette question.

Il ne s’agit pas de cultiver le paradoxe mais seulement garder en tête avec Maurras et Barrès que l’Affaire aurait dû se résumer à l’alternative suivante :

« Si Dreyfus est coupable, il faut immédiatement le fusiller et avec lui les cinquante personnes qui l’ont soutenu. Si Dreyfus est innocent, il faut IMMÉDIATEMENT le nommer Maréchal de France. Et fusiller les cinquante personnes qui l’ont soutenu… ».

Il existe aussi quelques faits subtilement occultés chez tous les auteurs qui traitent de l’Affaire Dreyfus. Comme, par exemple, la création de la démocratie chrétienne, cet outil destiné beaucoup plus à démocratiser les catholiques qu’à christianiser les démocrates. Or, son véritable acte de naissance est de 1892, deux ans avant l’Affaire et les chrétiens de gauche seront tous de fervents dreyfusards généreusement stipendiés par le Prince de Monaco [4], soutien fidèle du Syndicat et relais financier de celui-ci. Le rôle de Marc Sangnier et du Sillon n’est plus à démontrer dans cette affaire, ni leurs liens avec la communauté juive [5].

Une lecture religieuse de l’Affaire Dreyfus présente donc un intérêt certain à la lumière des quelques exemples ci-dessus, exemples non exhaustifs.

Il faut donc envisager une réflexion non exclusivement axée sur la culpabilité ou l’innocence du capitaine, ce fil conducteur unique et brûlant de la quasi-totalité des ouvrages consacrés à Dreyfus.

En tout état de cause, cette Affaire est et reste passionnante. Une affaire dramatique qui n’est pas close, car l’histoire contemporaine semble errer dans un circuit fermé. Au moment du traité de Versailles, Maurras ne disait-il pas que l’aubade cosmopolite de l’Affaire Dreyfus n’était pas terminée et qu’il fallait simplement remplacer le mot État-Major par celui de France ?

Patrice MORES

Extrait du n° 754 (février 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous !

 

[1] – Lucien Bodard met ces mots dans la bouche de ce soldat anonyme (La Guerre d’Indochine, tome 3 : L’humiliation). Mais ses lecteurs reconnaîtront le style sombre et flamboyant du Chinois

 

[2] – L’exemple le plus frappant de cette épuration maçonnique est un officier brillant dont le livre de stratégie était étudié par l’état-major allemand et qui vit son avancement bloqué au point de prendre sa retraite en février 1914 comme simple colonel pour avoir répondu une quinzaine d’années avant à un Frère La Gratouille (qui voulait les noms des officiers de son bataillon qui allaient à la messe) qu’il lui était impossible de répondre à cette question puisqu’il était toujours au premier rang… Cet officier, qui ne mettait d’ailleurs pas les pieds à l’église, se nommait Philippe Pétain.

 

[3] – Les Frères, ses Frères, ne lui pardonnèrent pas ces limogeages et le généralissime vainqueur de la Marne dut quitter le GQG de Chantilly quelques mois plus tard lorsque ces messieurs revinrent apeurés de Bordeaux. Un détail significatif : le général Joffre a rejoint son domicile parisien en taxi et à ses frais. Mesquinerie signée… Le diable est décidément dans les détails.

 

[4] – Le commandant Forzinetti, qui commandait la prison militaire du Cherche-Midi où furent détenus Dreyfus puis Henry, permet à Dreyfus de communiquer avec sa famille malgré sa mise au secret et a un rôle bien curieux lors du suicide du colonel Henry. Cet officier, joueur invétéré repéré par le policier Guénée (encore une victime de la fatalité dreyfusarde), sera finalement mis à la retraite (parce que trop voyant) et deviendra un employé du Casino de Monaco et propriétaire d’un cercle de jeux à Bruxelles (à noter que ses filles passaient leurs vacances chez le colonel Picquart, le tombeur du colonel Henry).

 

[5] – La conversion de la future Raïssa Maritain (et son influence ultérieure sur le philosophe) illustre cet aspect de la question.

 

L´affaire Dreyfus - Entre farces et grosses ficelles
Lumières sur l´affaire Dreyfus
La jungle est neutre. À propos du film de Polanski sur l’Affaire Dreyfus
Une affaire d´honneur - L´affaire Dreyfus

Jeanne d’Arc et Maxime Real del Sarte

Jeanne d'Arc et Maxime Real del SarteJeanne d’Arc et Maxime Real del Sarte

Le no 12, du 2e semestre 2019, du bulletin Les Amis de Jeanne d’Arc présente une statue de Jeanne d’Arc au bûcher : «la prière pour la France», sculptée par Maxime Real del Sarte. Il en existe un certain nombre de reproductions situées dans plusieurs villes en France, dont la liste des noms est indiquée dans le numéro du bulletin d’informations et de liaison de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc (85 rue Petit, 75019 Paris). Demander ce numéro ainsi que le document programme de préparation aux manifestations qui vont célébrer le centenaire de la canonisation, tout au long de cette année 2020.

Nous rappelons que notre revue sœur Lecture et Tradition a publié un numéro intégralement consacré à Maxime Real del Sarte, établi et rédigé par nos amis Gérard et Jacqueline Bedel : no 325, mars 2004 (prix 3,50 €).

Le numéro des Amis de Jeanne d’Arc reproduit un extrait d’une lettre adressée par Charles Maurras à Maxime Real del Sarte, le 14 octobre 1951, dont voici le contenu :

«Comme je suis heureux de regarder, de méditer, de regarder encore ces images où vivent ensemble votre douceur et votre hardiesse, votre poésie toujours jeune et tendre, votre sens inné mais de plus en plus approfondi de la douleur du monde et des misères de l’homme vivant».

Extrait du n° 754 (février 2020) – Pour lire l’ensemble du numéro, commandez-le ou abonnez-vous !

Jeanne d'Arc et Maxime Real del Sarte
N°325 Mars 2004 - Maxime Real del Sarte 1888-1954 Pour le cinquantenaire de sa mort 1954-2004
Jeanne d'arc et Maxime Real del Sarte
Sainte Jeanne d´Arc. La voie de l´espérance
Jeanne d'Arc et Maxime Real del Sarte
Poitiers 6e centenaire de la naissance de Sainte Jeanne d’Arc (1412-2012)

Macron et le Rwanda

Macron et le RwandaMacron et le Rwanda

Pour le 25e anniversaire du génocide commis au Rwanda (du 7 avril au 17 juillet 1994), Emmanuel Macron a annoncé l’instauration d’une journée annuelle de commémoration ainsi que l’ouverture d’un fonds d’archives. Nos amis de La Charte de Fontevrault s’en étonnent et s’insurgent contre cette annonce :

«Nous avons notre propre génocide, mais nous ne parlons pas des crimes commis par la révolution, dite française, en Vendée. Le jour anniversaire du massacre des Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794, pourrait être avantageusement décrété jour de commémoration des massacres franco-français, dont notre pays est si riche, hélas!»

«Il se trouve naturellement des personnes pour dire que ces deux massacres ne sont pas à la même échelle… certes, mais une des caractéristiques des massacres commis par la révolution dite française est que ceux qui les ont commis (du moins leurs héritiers ou descendants, NDLR) sont encore au pouvoir, alors que partout ailleurs, ils ont été punis, mis au ban des nations et leur mémoire est exécrée parmi les peuples civilisés».

«Cette situation est tellement “originale” et intégrée parmi les peuples civilisés que lorsque la Charte de Fontevrault a annoncé l’institution pour la mémoire des crimes de la révolution dite française – ce qui n’était pas vrai, bien entendu – qu’aucun mouvement du “Roycoland” n’a relayé cette initiative pourtant éminemment pédagogique et aucun réel commentaire n’a été posté sous cet article sur ce blog, ce qui est rarissime. De son côté, l’Église catholique n’honore les martyrs de cette période qu’au compte-gouttes!»

Le président Alain Texier décrit la Charte comme celle du «royalisme providentialiste, c’est-à-dire le royalisme de ceux qui s’en remettent à Dieu du point de savoir qui doit être son Lieutenant en terre de France». Pour plus de renseignements : https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/.


Extrait du n° 754 (février 2020) – Pour lire l’ensemble du numéro, commandez-le ou abonnez-vous !

Macron et le Rwanda
Vendée 1794 - Rwanda 1994, deux génocides qui se ressemblent
Macron et le Rwanda
La Vendée-Vengé - Le génocide franco-français
Macron et le Rwanda
Petite histoire des guerres de Vendée

Peine de mort, droits de l’homme et subversion

Libres réflexions sur la peine de mortPeine de mort, droits de l’homme et subversion

Tiens donc ! Un livre sur la peine de mort, en 2019, et de surcroît objet de « libres réflexions » ! De toute évidence, un plaidoyer en faveur de la peine capitale, alors que chacun sait qu’il y a belle lurette que la question est considérée comme réglée. Depuis 1981, la peine de mort est sortie du domaine du débat ; son caractère inadmissible, inconcevable est aujourd’hui un principe intangible, ayant acquis depuis 2007 une valeur constitutionnelle ; bref, une vérité de foi, un dogme. Circulez ! Il n’y a plus rien à dire.

Pourtant, Jean-Louis Harouel [1] n’est pas de cet avis ; il n’a pas circulé, et campe résolument sur le sujet, estimant que, au contraire, il y a encore beaucoup à dire. Nous n’en sommes pas surpris, connaissant sa grande liberté d’esprit et ce talent d’aller chercher les sujets qu’on n’attend pas, les plus controversés, souvent trop rapidement enterrés et qu’il s’obstine à reconsidérer avec une incontestable originalité. Et de fait, ses Libres propos sur la peine de mort ont quelque chose du brûlot. À la suite d’une chronique donnée dans le Figaro en décembre 2007 sur la légitimité de la peine de mort, et dans laquelle il déplorait que les abolitionnistes aimassent les assassins plus que les victimes, un parlementaire, soulevé d’indignation devant une telle impudence, avait protesté dans l’hémicycle et proclamé qu’il n’aimait pas les assassins mais, l’homme, rien que l’homme. Le problème, c’est que notre monde moderne ne sait plus très bien ce qu’est l’homme, tant sa substance, sa nature se sont dissoutes dans l’anthropologie dévastatrice promue par l’idéologie des droits de l’homme [2].

Le premier intérêt de ce livre, c’est qu’il brise le mur de silence dressé par le politiquement correct. Il l’a déjà fait sur de nombreux thèmes : l’inégalité, l’art contemporain, l’idéologie des droits de l’homme [3], autant de sujets à controverse, dont il s’obstine à renouveler l’approche. S’agissant de la peine de mort, J.-L. Harouel met ici en évidence les mécanismes intellectuels, les attitudes affectives qui ont donné naissance à une véritable idéologie, un système de pensée qui refuse à la société le droit de se défendre et d’infliger aux pires criminels la peine capitale. Si l’on excepte Beccaria qui, le premier, au XVIIIe siècle, réclama sa suppression, le premier contempteur radical de la peine de mort, le deus ex machina du courant abolitionniste, fut Victor Hugo. Le second intérêt et non le moindre, c’est qu’il place la question abolitionniste en perspective dégageant les sources idéologiques dont il souligne l’influence désastreuse sur nos sociétés contemporaines.

Les données de l’idéologie abolitionniste

L’imposture hugolienne

C’est avec son roman Le dernier jour d’un condamné paru en 1829, que Victor Hugo pose le premier jalon du courant abolitionniste. Livre de propagande, à l’argumentation biaisée, ce roman est une véritable imposture. Hugo s’est fabriqué un condamné aux mesures exactes de sa phobie : on ne sait rien de lui, ni de son crime, ni des circonstances de sa commission, ni de sa victime. Son condamné n’est qu’une abstraction qui se déploie dans un procès pénal forgé de toutes pièces, aux fins de renverser le rapport criminel-victime au profit de l’assassin par un recours systématique à toutes les ficelles de l’émotion, et d’une compassion dont il réserve la faveur exclusive au condamné. Dans son entreprise de sublimation de l’assassin, noyée dans un  flot de mièvrerie, Hugo pratique le sentimentalisme le plus racoleur, insistant lourdement sur la douleur morale du condamné, évoquant l’image de « sa petite fille bientôt privée de père »,  frappant ainsi la victime d’une double peine : celle de la mort et celle de la privation de tout sentiment de pitié. Péguy l’avait bien vu : « Hugo aimait les assassins ». Il ajoute « cette grande prédilection… c’est encore [sa] grosse innocence. Sa grosse ignorance. Du bien, et peut-être surtout du mal ».

Une image de l’intellectuel de gauche abolitionniste

Hugo préfigure ainsi l’intellectuel de gauche abolitionniste qu’incarne aujourd’hui parfaitement Robert Badinter, prophète et maître d’œuvre de l’abolition, dont le livre, L’Exécution, paru en 1973 est le décalque presque parfait du roman de Hugo, mais avec plus de subtilité dans le maniement de l’argumentaire. Badinter prend bien soin de prévenir toute accusation d’indifférence à l’égard des victimes, en prenant la mesure de la douleur du mari de l’assassinée, mais pour mieux concentrer ses efforts sur l’assassin qu’il place au même niveau compassionnel que la victime. « Certes, prévient-il, des hommes et des femmes sont morts et c’est un immense malheur, mais les criminels accusés sont tout aussi dignes d’intérêt. La peine de mort ne rendra pas les victimes à leurs proches ». En somme, la victime, c’est triste, mais c’est du passé, c’est acquis ; seul compte le sort de l’accusé qu’il veut sortir d’une équation sanglante qu’il se refuse à entériner. J.-L. Harouel conclut très justement qu’un tel discours revient à promouvoir un nouveau droit de l’homme : la garantie de pouvoir tuer en ayant la certitude de ne pas être tué. Badinter, certes est avocat ; sa tâche est de tirer son client des griffes de « la veuve ». Mais, ici, il est aussi idéologue, animé de la volonté d’imposer à la société le dogme abolitionniste et la législation qui va avec. Son discours-plaidoirie perd toute légitimité.

La victimisation du criminel

Hugo et Badinter occupent le même terrain, celui du vieil argument rousseauiste : l’assassin condamné à mort, à l’origine pur et bon, est perverti par la société qui est la vraie responsable du crime commis. Produit des forces sociales, le mal est extérieur à l’homme ; donc, le criminel est innocent, victime de la justice d’une société qui ne l’a pas éduqué, qui ne lui a pas donné de bons principes. D’où cet aphorisme hugolien aussi célèbre que fallacieux : « Une école qui ouvre, c’est une prison qu’on ferme ». J.-L. Harouel a beau jeu de démonter un raisonnement aussi spécieux – surtout quand on voit ce qu’est devenue aujourd’hui l’école publique – et de rejeter cette explication causale et radicalement fausse de la délinquance. La criminalité n’est pas la conséquence mécanique d’un déterminisme social ; et s’il existe des milieux criminogènes, cela ne signifie pas que tous ceux qui y vivent seront des criminels.

L’appel aux sources spirituelles

C’est un des grands arguments de Victor Hugo que de condamner la peine de mort au nom des principes de l’Église : « Ecclesia abhorret a sanguine» (l’Église a horreur du sang versé). Il est vrai qu’elle n’a jamais inscrit la peine de mort dans son droit pénal. Mais une fois encore, l’argumentaire hugolien est celui d’une propagande biaisée, puisqu’il masque la différence fondamentale entre la mission de l’État qui est d’assurer la bonne marche de la société et la sécurité des citoyens, en disposant notamment de la sanction pénale, et celle de l’Église qui est de conduire ses fidèles sur le chemin du salut. En effet la doctrine catholique distingue ce qui relève du pouvoir d’État et ce qui relève du pouvoir spirituel. L’Église n’a pas à juger les délinquants et à leur appliquer des sanctions, dont la peine de mort. La doctrine abolitionniste de Victor Hugo ne doit rien à la doctrine catholique.

En fait, Hugo se sert de la religion pour promouvoir la vision radieuse d’une société qui aura réduit la fracture entre délinquance et victimes en éludant la question de la culpabilité. Le crime étant le produit d’une maladie sociale, le remède n’est pas d’ordre pénal, mais médical et social. C’est à la société de changer ses règles de fonctionnement pour changer l’homme et le guérir pour engendrer un nouvel homme. Discours qui traîne avec lui la vieille utopie née des Lumières et reprise par la Révolution : la régénération de l’humanité. Dès lors, il n’est plus besoin de la peine de mort et pas davantage des prisons, car la prison fait le criminel qu’elle maintient dans son carcan de coupable. On a là les principaux ingrédients de l’idéologie anti-pénale de Victor Hugo (…)

Jean-Baptiste GEFFROY

Extrait du n° 754 (février 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous

[1] – Jean-Louis Harouel est professeur émérite d’histoire du droit de l’Université de Paris II, Panthéon-Assas. Il fut pendant plus de dix ans, professeur à la Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers.

[2] – Sur cette question, il faut mentionner les travaux du professeur Xavier Martin. Citons entre autres Nature humaine et Révolution française, DMM, 1994. Régénérer l’espèce humaine. Utopie médicale et Lumières (1750-1850), DMM, 2008.

[3]Essai sur l’inégalité (PUF 1984), ensuite sur l’art contemporain (Culture et contre-culture, PUF 1994, 2e éd. dans la collection Quadrige) ; La Grande falsification. L’art contemporain, Jean-Cyrille Godefroy 2012, 2e éd. 2015) dont il dénonce la mystification ; sur la nation (Revenir à la nation, Jean-Cyrille Godefroy 2014) ensuite sur l’idéologie jushumaniste avec Les Droits de l’homme contre le peuple, DDB, 2016.

La peine de mort est-elle (encore) catholique ?
N° 754 - Février 2020 : Faut-il rétablir la peine de mort ? Une réponse à la religion des droits de l´homme
La peine de mort - Argumentaire - Collection Repères
N° 754 - Février 2020 : Faut-il rétablir la peine de mort ? Une réponse à la religion des droits de l´homme
Plaidoyer pour une peine capitale - Essai

N° 754 – Février 2020 : Faut-il rétablir la peine de mort ? Une réponse à la religion des droits de l´homme

N° 754 - Février 2020 : Faut-il rétablir la peine de mort ? Une réponse à la religion des droits de l´hommeN° 754 – Février 2020 : Faut-il rétablir la peine de mort ? Une réponse à la religion des droits de l’homme

SOMMAIRE :

– Éditorial (par Jérôme Seguin) (p. 1)
– Les brèves (p. 3) 

Politique française
Peine de mort, droits de l’homme et subversion (par Jean-Baptiste Geffroy) (p. 5) 

Actualité
– La justice s’est penchée sur les « gilets jaunes » (par Jacques De Kremer) (p. 15)  

Économique et social
– Les tiroirs-caisses de la révolution (par Michel Leblanc) (p. 17) 

Media
– Les haineux contre la haine ? (Zemmour) (par J. De K.) (p. 19) 

*
– Dans notre courrier (par Jean Auguy et J. S.) (p. 21) 
Riaumont toujours ! – Présent (quotidien) – Le calendrier 2020 de l’École de La Péraudière – Le calendrier des Villes 2020 de Chard – Jacques Bordiot – Macron et le Rwanda – Un appel à l’aide pour Cassandra – Julie Gayet – Centenaire de la CFTC – Revue d’Histoire européenne – Session de philosophie politique – Faux réfugiés, faux migrants – Jeanne d’Arc et Maxime Real del Sarte – Église Saint-Émilien à Nantes – Visites à Auschwitz – Synthèse nationale (revue) – Oui à la vie ! – GoogleParti Nationaliste Français
– Courrier des lecteurs (p. 29) 

*
– Il y a 50 ans dans Lectures Françaises… : De Gaulle au pays de l’or noir. La guerre du pétrole (n° 154 de février 1970) (par Vincent Chabrol) (p. 31) 

Tribune libre
La jungle est neutre. À propos du film de Polanski sur l’Affaire Dreyfus (par Patrice Mores) (p. 37)
– François et son projet éducatif pour nos enfants (par Michel Dubois) (p. 48) 

Géopolitique
– Quel avenir pour la Turquie et l’Europe ? (par Serge Iciar) (p. 52) 

*
– Ils nous ont quittés (par J. S.) (p. 58)
François de Gérault de Langalerie – Marie-Paule Malliavin – Lucette Destouches – Pierre Marais. 

*
– La vie des livres (par J. S.) (p. 61) 
L’Héritage européen (de Jean-Marie Vernier) – L’Élégance vestimentaire masculine (de David Veyssere) – Salazar le regretté (de Jean-Claude Rolinat) – Bardèche et l’Europe (de Georges Feltin-Tracol).

 

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4 novembre : Conférence de Sébastien Colinet : « Fréron : un journaliste monarchiste et catholique au temps des Lumières »

Conférence de Sébastien Colinet, rédacteur de Lectures Françaises sur le thème :
« Fréron : un journaliste monarchiste et catholique au temps des Lumières ».

Lundi 4 novembre 2019 à 19h30 à l’Institut universitaire Saint-Pie X
21 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris. Tél. : 01 42 22 00 26, courriel : iuspx@iuspx.fr).
Métro Sèvres-Babylone ou Saint-Sulpice. Entrée : 7 € (étudiants : 3,50 €).

Sébastien Colinet est l’auteur de « Élie-Catherine Fréron (1718-1776) : le journaliste qui raillait les “philosophes” » dans le numéro 743 (mars 2019) de Lectures Françaises.

Nous avons fêté en 2018 le tricentenaire de la naissance d’Élie-Catherine Fréron (1718-1776), fondateur de l’Année littéraire (1754-1776). Ce journal – le plus lu de son temps – défendait la civilisation chrétienne contre l’obscurantisme philosophique. Constitué comme une petite encyclopédie, il s’opposa au Dictionnaire de Diderot et d’Alembert. Il mettait au jour le vide des ouvrages philosophiques et la prétention des philosophes à dominer leur siècle.  Cible d’une intense cabale, il sut employer contre ses ennemis une ironie redoutable.

Conférence de Sébastien Colinet : "Fréron : un journaliste monarchiste et catholique au temps des Lumières"
N° 743 – Mars 2019 : Pacte de Marrakech : la mise en place d’une « gouvernance mondiale » ?
Conférence de Sébastien Colinet :
Voltaire méconnu – Aspects cachés de l´humanisme des Lumières (1750-1800)
Conférence de Sébastien Colinet :
Voltaire – Une imposture au service des puissants

 

L’évangélisation délicate des musulmans existe

L’évangélisation délicate des musulmans existe

Comme toujours pour aborder la coexistence du catholicisme et de l’islam, les chrétiens convaincus butent sur de nombreux obstacles matériels et moraux. Devant les immigrations illégales continuelles, que faire ? Les autorités républicaines regardent « à côté » et entérinent, de fait, la présence. Quoi que l’on dise dans les discours, les rapatriements… se terminent le plus souvent avec le retour des illégaux en France. Que peuvent-ils devenir ? On ne peut les éliminer. Pourquoi ne pas les convertir ? Oui les obstacles familiaux, linguistiques, les pressions hostiles demeurent. Il n’empêche qu’il y a des conversions. Sur cette question est parue une brochure tonique publiée par Jean-François Chemain : Ils ont choisi le Christ Ces convertis de l’islam dont on ne parle pas (Éd. Artège).

Des bonnes volontés chrétiennes ont fixé les buts les plus directs sans forfanterie : venir en aide aux personnes converties au christianisme et persécutées pour cela par leurs anciens coreligionnaires musulmans… y compris les chrétiens agressés pour leur foi… Il existe l’association Eleutheros qui les conseille et les aide.

L’évangélisation délicate des musulmans existe
Ils ont choisi le Christ – Ces convertis de l´Islam dont on ne parle pas

L’auteur donne de nombreux exemples de ce qui se passe pour les convertis. Il en ressort que la plupart se sont convertis à la suite d’une maladie, d’un choc émotionnel, d’une épreuve ; tous parlent du surnaturel dont ils se sentent pénétrés, beaucoup évoquent le Christ, saint Joseph, certains saints… la Sainte Vierge. Plusieurs ont lu le Nouveau Testament, des passages de la Bible. Viennent les affirmations d’une prise de conscience « soudaine », sans étape ; la certitude de toucher à la Vérité revient régulièrement dans leur récit. Le but de l’auteur est de faire connaître « ce que vivent les convertis, de leurs nombreuses et parfois dramatiques difficultés »… Ils ont en effet à affronter des menaces fréquentes – y compris de mort – de leurs anciens coreligionnaires, mais parlent de l’exemple des chrétiens de l’Antiquité…

À noter les « prudences » des élus républicains – au nom des droits de l’homme, de la liberté du culte, taratata, qui insistent sur les craintes d’islamophobie surtout si l’on fait des critiques du coran. Le plus douloureux pour des catholiques vient de l’extrême tiédeur des prêtres « officiaux », diocésains. Au nom du fameux « dialogue interreligieux ». Alors que des convertis bilingues vont, à leurs risques dans les marchés de certains quartiers pour parler du Christ.

J.-F. Chemain regrette le manque de zèle missionnaire de la France actuelle. Ceux qui demandent le baptême, y compris ceux venus du judaïsme, sont mal accueillis par certains prêtres surtout les plus âgés. Quelle a été la formation de ces prêtres pour cet apostolat particulier ? Mais plusieurs cherchent à dissuader du baptême et du catéchisme ceux qui leur en font la demande. Nous devons rappeler en revanche le courageux apostolat réalisé dans ce sens par la Communauté des Missionnaires de la miséricorde divine fondée en 2005 par Monsieur l’abbé Fabrice Loiseau, dans le diocèse de Fréjus-Toulon et dans d’autres villes du Sud. Revenons au livre de M. Chemain. Il souligne un point très positif : les postulants semblent majoritairement lier leur démarche catholique avec l’admiration de la France. Oui les convertis de l’islam peuvent, pour notre Église et notre pays, être un apport significatif.

Pierre ROMAIN

Extrait de notre numéro 749 (septembre 2019) – Voir le sommaire du numéro

L’évangélisation délicate des musulmans existe
Interroger l´Islam – Mille et une questions à poser aux Musulmans
L’évangélisation délicate des musulmans existe
À toi mon frère qui es né dans l´islam
L’évangélisation délicate des musulmans existe
Le prix à payer

Jeff Bezos et la pieuvre Amazon

Jeff Bezos et la pieuvre Amazon

Le fondateur et patron de la pieuvre Amazon a dû verser le montant de 38 milliards de dollars à son ex-compagne pour « liquider » son divorce (après 25 ans de vie commune et la naissance de quatre enfants !), ont annoncé les media. Il ne doit pas avoir trop de difficulté pour s’acquitter de cette somme, car le personnage a du « répondant » : le chiffre d’affaires de son entreprise pour l’exercice 2018 était de 232,9 milliards de dollars, tandis que son patrimoine et ses biens propres sont évalués à 136 milliards.
Tout le monde le sait, Amazon écrase la concurrence et domine le monde commercial (actuellement elle est la plus grande librairie en ligne, avec 31 % des ventes mondiales et monopolise l’e-commerce), alors que tout avait commencé pour lui il y a 25 ans dans un modeste garage… Ses mérites d’entrepreneur et de chef d’entreprise ne peuvent être contestés au vu de tels résultats. Que chacun y trouve la satisfaction qu’il attend de tels services et fasse appel à leur efficacité, nous ne pouvons que l’admettre. Toutefois se présente en la matière, sous nos yeux, l’exemple même du mastodonte qui écrase tout sur son passage et n’a aucune pitié ou commisération, laissant derrière lui marasme et désolation : fermetures de petites entités indépendantes, pertes d’emplois pour de nombreux employés ou responsables de commerces qui assuraient une présence permanente dite « de proximité » et entretenaient un maillage essentiel de relations humaines sur l’ensemble d’un territoire.
Mais pour Bezos, il n’y a pas que la réussite commerciale qui compte. Cet homme sans foi ni loi, qui se dit « libertarien », met à profit ses indéniables capacités au service du mal, s’affichant aux États-Unis comme le principal soutien financier de toutes les « dérives sociétales » : mariage homosexuel, liberté sexuelle sans retenue, avortement, « lobby gay » et tout ce qui contribue à la dégradation et à l’érosion de la morale élémentaire. Nous vous invitons à lire ou relire l’article extrêmement enseignant et documenté que notre ami Jacques Villemonais avait publié à ce propos dans notre numéro 669 (janvier 2013) : « Amazon et le “ mariage’’ homosexuel » ; l’individu Bezos (autant que sa femme à l’époque) est impressionnant de cynisme, d’impudence et d’immoralité. Au-delà de ce côté pervers, Villemonais, dans sa conclusion, titrait le chapitre « La grande désillusion avec Amazon.com », répertoriant la place ahurissante qu’il occupe en France avec des centres de distribution qui s’implantent sans discontinuer et couvrent des centaines de milliers de mètres carrés (les chiffres mentionnés sont ceux de 2012. Vous pouvez aisément imaginer ce qu’il en est actuellement !). Aujourd’hui, la France est le 5e marché mondial d’Amazon derrière les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon.
Nous avons toujours exprimé les plus grandes réticences contre cette entreprise de corruption généralisée et nous sommes systématiquement refusés à lui confier la moindre de nos commandes, afin de manifester notre profond désaccord avec ses pratiques. Hélas ce n’est pas l’attitude de nombre de nos contemporains, y compris chez quelques-uns de nos amis, familles ou relations proches. Aussi, lançons-nous un appel solennel pour dissuader ceux qui pourraient encore succomber à sa perverse séduction de n’y plus jamais faire appel : un acte d’achat chez Amazon alimente financièrement la fortune indécente de cet individu. Ce serait même une faute morale extrêmement grave que d’y contribuer. Que chacun y songe et y réfléchisse…

Jérôme SEGUIN

Extrait de notre numéro 749 (septembre 2019) – Voir le sommaire du numéro

Jeff Bezos et la pieuvre Amazon
The four – Le règne des quatre – La face cachée d´Amazon, Apple, Facebook et Google
Jeff Bezos et la pieuvre Amazon
Le livre noir des Géants de l´Internet – Espionnage généralisé, vol de données, exploitation, destruction d´emplois, etc.
Jeff Bezos et la pieuvre Amazon
N° 669 – Janvier 2013 : Le « mariage » homosexuel sous influence de la Haute Finance et de la subversion mondialiste

Dreyfus « modèle pour les armées » ?

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Dreyfus « modèle pour les armées » ?

C’est du moins le but poursuivi ces derniers mois par le gouvernement Macron. Florence Parly, ministre des Armées, assistée d’un spécialiste du sujet, a tenu à justifier son but : glorifier Dreyfus, fût-ce par des circonvolutions. N’ayant, semble-t-il, rien de plus essentiel à mener à bien – par exemple les décisions indispensables concernant nos troupes actuelles – le ministre a souligné son désir, le 21 juillet, lors de la cérémonie de commémoration de la rafle du Vél’d’Hiv ! Le ministre a dit :

« Lorsque je pense à Alfred Dreyfus, lorsque je lis chaque nom inscrit sur le mur du Jardin des enfants du Vél’d’Hiv, la même question revient sans cesse : que seraient-ils devenus si leur avenir n’avait pas été arraché ? Quel destin les attendait ? Le véritable courage c’est celui de vérité ».

Peut-on faire quelques remarques ? Rattacher le sort des enfants juifs du Vél’d’Hiv en 1942 à celui du capitaine Dreyfus accusé en 1894 d’« intelligence avec l’Allemagne » et réhabilité en 1906, n’a pas beaucoup de rapports. Nous sommes horrifiés devant l’évocation des jeunes vies brisées sauvagement et envoyés dans les camps. Dreyfus, officier français, finit, heureusement pour lui, par traverser ses tribulations de prisonnier. Il bénéficia de nombreux soutiens notamment politiques et médiatiques et fut libéré. Il fut en effet gracié par Loubet, président de la République, et obtint une nouvelle révision de son procès. Comme l’ont fait remarquer ses adversaires, la Cour de cassation cassa sans renvoi le jugement de Rennes (ce qui fut considéré par certains juristes comme une violation de la loi). Peu importe. Dreyfus fut réintégré dans l’armée, au grade de chef de bataillon et peu après il prit sa retraite.

L’affaire Dreyfus fut un dossier d’une grande complexité qui entraîna des querelles durables jusque dans les familles et les amitiés, entre les antimilitaristes et les patriotes. N’oublions pas que les services de renseignement d’Europe intervinrent dans les coulisses et les journaux, au moment où ces querelles avaient littéralement créé dans l’opinion publique française deux camps irrémédiablement hostiles. Tous les observateurs, tous les historiens ont parlé d’un climat de guerre civile. Et ce alors que les gouvernements européens pensaient à s’armer devant les possibilités de conflit. À partir de « L’affaire », les partis républicains de gauche surent habilement développer une presse de plus en plus influente. D’une part en tirant profit des maladresses de l’état-major et surtout en proposant un « fonds idéologique » permettant des regroupements durables : « l’anticléricalisme et l’antinationalisme » qui furent vite adoptés par certains comme un mélange idéologique simple explication des événements. D’ailleurs l’aspect policier du procès Dreyfus perdit de son intérêt dans l’opinion publique.

Pierre ROMAIN

Lire la suite dans notre numéro

Dreyfus modèle pour les armées ?
L’affaire Dreyfus – Entre farces et grosses ficelles
Dreyfus modèle pour les armées ?
Lumières sur l´affaire Dreyfus
Dreyfus modèle pour les armées ?
Une affaire d´honneur – L´affaire Dreyfus

Éditorial, septembre 2019 : Dreyfus : un « souvenir » qui plane sur nos armées

Éditorial, septembre 2019 : Dreyfus : un « souvenir » qui plane sur nos armées

Décidément, Emmanuel Macron, dans le courant de l’été, s’est ingénié à se placer au premier rang des « feux de la rampe » médiatique : réception de Vladimir Poutine au fort de Brégançon (pour compenser l’absence de ce dernier au G7, interdit d’y participer ?), puis grand ordonnateur de ce « fameux » G7, à Biarritz, pour seulement deux journées dont la préparation et le déroulement de ces « rencontres au sommet » ont perturbé pendant des semaines la vie habituelle de cette station touristique du Pays basque (transformée en camp retranché, avec la présence de plus de 13 000 représentants des forces de l’ordre, visiteurs refoulés, contrôlés, surveillés comme de dangereux délinquants, commerces plus ou moins fermés et sérieusement désorganisés, avec une perte importante de chiffre d’affaires, pendant la période de l’année la plus faste pour eux…).

En un mot, Macron a affiché l’image de Jupiter dans toute sa splendeur. Ajoutons à cela sa volonté totalement irréaliste d’imposer la réalisation des travaux de restauration de Notre-Dame de Paris en un temps qui suffirait à peine pour bâtir une « barre d’immeubles » ! L’orgueil dans sa pire acception, la vanité de paraître comme le seul et unique « décideur » de cette immense entreprise, la prétention d’utiliser ce désastre comme le prétexte pour assouvir sa diabolique ambition. Auprès de l’inénarrable Anne Hidalgo, il veut imposer d’en faire la vitrine pour exalter le visage mondialiste de la France lors des Jeux olympiques en 2024 (cf. notre réflexion, pp. 5 à 7). Pitoyable individu qui se prendrait presque pour Dieu…

Mais il est si petit, si piètre qu’il ne soutient pas la comparaison avec Vincent Lambert, sacrifié (avec l’assentiment ou la complaisance de Macron) sur l’autel du « droit de mourir dans la dignité ». Mais qui peut donc, à un être humain, imposer une telle ineptie ? « Sur cette toile pitoyable (dit Élise Humbert dans son splendide article, « On nous a volé la mort de Vincent », pp. 35 à 42) l’allégorie de la mort prend les traits de sicaires froids et déterminés qui, sans un recul d’horreur se penchent sur des êtres souffrants et sans défense, dont la muette supplication n’arrête pas le bras ». Macron n’est-il pas un de ces sicaires ?

À ce propos, Élise Humbert reproduit en exergue de son émouvante étude, un texte de dom Guéranger concernant « l’entreprise d’une laïcisation inepte et odieuse, qui sacrifie jusqu’au bien-être des corps à la rage de perdre les âmes des malheureux livrés aux soins d’une philanthropie de l’enfer ».

À méditer…

Jérôme SEGUIN

N° 749 – Septembre 2019 : Dreyfus : un « souvenir » qui plane sur nos armées

N° 749 – Septembre 2019 : Dreyfus : un « souvenir » qui plane sur nos armées

SOMMAIRE :

Éditorial (par Jérôme Seguin) (p. 1)
– Les brèves (p. 3)
– Les dates à retenir (p. 4)

Politique française
– Hidalgo, Macron… Maurras et les Jeux olympiques (par J. S.) (p. 5)

Actualité
– Le chantier de Notre-Dame de Paris (par Jacques De Kremer) (p. 9)
Dreyfus « modèle pour les armées » ? (par Pierre Romain) (p. 11)
– Les provocations du Hellfest continuent de rapporter (par Michel Leblanc) (p. 14)

*
– Dans notre courrier (par Jean Auguy et J. S.) (p. 15)
Les catholiques et les élections – Fiasco des « Républicains » – Vincent Lambert – Centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc – Le Moniteur de Port-Tounens (revue) – Manuel Valls – La Vallée de Los Caidos – « La femme dévoilée » – Cahiers de l’IPC (revue) – Le modèle allemand – Les dérives de la procréation – Vianney (revue pour les enfants) – Perturbateurs endocriniens – Baisse de la fertilité, diminution de la fécondation, téléphone portable, hormones de synthèse… – Famille d’abord – La Nouvelle Revue UniverselleFigures de proues (revue) – Iris (Éditions) – Macron, le maintien de l’ordre et la police – Le pape François – Encore Macron… – Toujours Macron… et le Rwanda – Des églises en vente aux enchères ! – Espérance Banlieues : un leurre – Manifeste nationaliste – Les Bobards d’Or – L’Occident ne sait plus faire la guerre – Les derniers combattants du Front de l’Est – Hervé Ryssen – La Mère Agitée (restaurant) – Jeff Bezos et la pieuvre Amazon – Trois publications étrangères (Navas en llamas, South African Patriot in exile, White Voice) – Franc-maçonnerie.

*
– Il y a 50 ans… dans Lectures Françaises : Septembrisades 1944 (n° 149 de septembre 1949) (par Vincent Chabrol) (p. 31)

Tribune libre
– « On nous a volé la mort de Vincent » (Viviane Lambert) (par Élise Humbert) (p. 35)
– À propos de Guillaume Faye (par Patrice Sage) (p. 43)

Géopolitique
– Plaintes contre Cuba pour « esclavagisme » (par Claude Vignon et Winston Smith) (p. 48)
– Le mondialisme en marche (par Cl. V. et W. S.) (p. 50)
Quelques inquiétants indices de la démographie de l’Europe… – Et d’ailleurs…

*
– Ils nous ont quittés (par J. S.) (p. 53)
Jean-Pierre Brancourt – Marie-Madeleine Martinie – Général Jean Delaunay – M. l’abbé Bruno Le Pivain – André Damien – Sœur Marie-Louise Martel – Anne Henry – François Morvannou.

*
– La vie des livres (par J. S. et P. R.) (p. 58)
L’Intermédiaire des Chercheurs et Curieux (revue) – L’évangélisation délicate des musulmans existe (Ils ont choisi le Christ. Ces convertis de l’islam dont on ne parle pas, de Jean-François Chemain) – Brèves notices de présentation de parutions ou lectures récentes.

 

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