La chaîne CNews, une cible à abattre ?
5 novembre 2021

La chaîne CNews, une cible à abattre ?

Par Jérôme Seguin

 

Depuis que le Conseil Supérieur de l’audiovisuel a rendu publique, le 8 septembre dernier, une «expertise juridique» mentionnant qu’Éric Zemmour serait devenu une «personnalité politique», justifiant que son temps de parole dans les media soit décompté, tandis qu’il n’est pour l’heure qu’un journaliste, analyste, polémiste (si l’on veut) n’ayant fait aucune déclaration officielle de candidature à quelque responsabilité politique que ce soit. Il se trouve seulement que, depuis plusieurs mois, ses interventions et débats sur la chaîne CNews (détenue par le groupe Bolloré qui investit également dans l’édition, voir plus bas) retiennent l’attention et suscitent l’intérêt de millions de Français qui souhaitent entendre, dans les media, un autre son de cloche que celui imposé par les censeurs de l’opinion publique.

Nous saisissons là l’occasion de rappeler, en quelques mots, ce qu’est cette chaîne qui semble faire trembler la caste politicienne…

Elle est née le 27 février 2017, sur les dépouilles de la défunte iTélé qui comptait 120 journalistes. En deux ans l’audience de CNews a doublé. Comment s’explique un tel succès? L’émission Face à l’info bat tous les records, avec 800000 téléspectateurs tous les soirs entre 19 et 20 heures, depuis la venue d’Éric Zemmour sur le plateau. Et depuis 2020, elle est devenue la cible à abattre pour la plupart des media «bien pensants». Telle BFM TV qui lui reproche : «Ce n’est pas vraiment une chaîne d’information, mais une chaîne d’opinion conservatrice, un peu réactionnaire».

Et puis est arrivé Pascal Praud, avec deux rendez-vous quotidiens. «Personnalité incarnée, sincère, généreuse et proche de nos concitoyens», il symbolise les nouvelles valeurs de la chaîne, avec son émission «L’Heure des pros». Admiré ou conspué pour sa liberté de ton dérangeante, qualifié par certains d’ «agitateur cathodique», il en a fait un spectacle!

Voici donc qui ne convient pas du tout à ceux qui voudraient imposer un «discours» convenu, affecté ou conventionnel tel qu’ils ont décidé de l’appliquer afin de manipuler ou d’influencer le «bon peuple français»!

La lecture de cet article extrait du numéro 775 (novembre 2021) de Lectures Françaises vous est offerte en intégralité. Pour découvrir le  sommaire du numéro et le commander, c'est ICI !

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