9 décembre 2016

Immigration : Jean-Yves Le Gallou

Par Lectures Francaises

Face à l’immigration massive (comprenez « invasion » massive) de peuplades aussi étrangères à nos us et coutumes, notre religion, notre vision de la réalité ainsi qu’à nos mœurs (ou ce qu’il en reste), monsieur Le Gallou nous explique le mécanisme utilisé par les juges, pour mener tranquillement mais sûrement, à une catastrophe totale. Profitez-en aussi pour regarder la conférence de Damien Viguier, qui nous rappelle le schéma classique, traditionnel et clanique, de toute société patriarcale comme l’est la société française, par lien direct de droit divin.

Lu dans Minute :

Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia :

« Minute » : Dans votre livre « Immigration. La catastrophe. Que faire ?» (Via Romana), vous dénoncez « le coup d’État des juges » et le « putsch judiciaire ». De quoi s’agit-il ?

Jean-Yves Le Gallou : Les juges ont accaparé le pouvoir de façon absolument pas démocra­tique, sans que les élus et les électeurs ne s’en rendent compte, au nom de l’idéologie de l’Etat de droit.

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Le coup D’État des juges, c’est l’inter­prétation dans l’angle politiquement correct de textes très généraux. Ainsi, en matière d’immigration, en 1978, le Conseil d’État a estimé que le droit d’un enfant à une vie familiale normale, grand principe général, entraînait nécessairement l’autorisation pour lui de rejoindre ses parents en France, encourageant ainsi le regroupement familial. Cette décision al­lait à l’encontre des projets de Raymond Barre et de Christian Bonnet, alors ministre de l’intérieur, qui, eux, entendaient limiter le regroupement fa­milial. De même, le Conseil constitutionnel, par un coup d’État, ne se contente plus de valider les textes de loi en s’appuyant sur la Constitution, comme l’avaient prévu le général De Gaulle et les constitutionnalistes, mais bien en fonction des textes généraux : préambule de la Constitution, Déclaration des droits de l’Homme, etc. Le Con­seil constitutionnel se place désormais dans la position du législateur suprême. Les juges étendent leur pouvoir en s’appuyant sur les médias. A chaque nouvelle décision poli­tiquement correcte, les médias saluent leur au­dace créatrice !

Pourtant, on dit que les juges protègent les libertés ?

Vaste blague ! Ainsi, la Déclaration des droits de l’homme permet la liberté d’expression. On voit pourtant bien aujourd’hui qu’il existe des dé­lits d’opinion pour Éric Zemmour, Renaud Ca­mus ou « Minute », par exemple… Avec l’interprétation actuelle, la liberté d’ex­pression ne protège que ce qui est convenable et politiquement correct.

Contre ce coup d’État des juges, que faire ?

Il faut changer la Constitution. Il faut ramener le Conseil constitutionnel dans son lit, en limiter le pou­voir de censure à ce qui est dans la Constitution, ré­tablir la primauté de la loi postérieure sur le traité antérieur et faire valider le tout par référendum. Le prochain président de la République ne pourra rien faire s’il ne change pas la règle et ne rend pas le pouvoir du peuple, exprimé directe­ment via des référendums ou via la représenta­tion parlementaire, supérieure au pouvoir judiciaire. Comme le disait De Gaule à son garde des Sceaux  : « Il y a d’abord la France, il y a ensuite l’Etat et enfin, dans la mesure où il est possible de préserver les intérêts majeurs des deux premiers, il y a le droit.

Propos recueillis par Jean Masson

Minute, n°2795, novembre 2016