Le souvenir de Jacques Ploncard d’Assac

Nous tenons, cette année, à commémorer le 110e anniversaire de la naissance de Jacques Ploncard d’Assac (le 13 mars 1910) et reproduisons, pour ce faire, le texte que nous avions publié dans notre vingtième Cahier de Chiré pour honorer sa mémoire peu après sa mort, le 20 février 2005.

Cette nouvelle nous a profondément touché car il fut certainement l’auteur qui a le plus influencé l’origine de la création du centre de Chiré et avec lequel nous nous sentions le plus proche tant sur le plan de ses analyses politiques que sur celui de son explication de l’évolution religieuse au cours du XXe siècle (son Église Occupée est, à notre avis, un livre remarquable et la meilleure synthèse pour comprendre la situation très délicate dans laquelle se trouve actuellement le catholicisme).

Nous ne reviendrons pas sur le déroulement de sa carrière dont la description détaillée figure dans la plupart des précédents Cahiers, au sommaire desquels figure son nom (tous les Cahiers, du no 1 au no 19, à l’exception du no 11) pour retenir seulement que très jeune, dès l’âge de 16 ans, il adhéra à l’Action française et qu’il fonda son premier journal (La Lutte) à 17 ans !

Nous nous attacherons à évoquer les liens privilégiés qui nous unissaient à lui depuis la naissance du centre de Chiré en 1966, puisque, dès les premiers numéros de Lecture et Tradition, nous y trouvons sa signature.

Ensuite, lorsque Henry Coston nous a cédé Lectures Françaises, J. Ploncard d’Assac y écrivait une chronique régulière sous le titre de La Politique. Nous avons vu que son nom figure aux sommaires de la presque totalité des Cahiers de Chiré et nous rappelons qu’il fut, pendant plusieurs années (tant qu’il put physiquement se déplacer), le seul conférencier attitré de nos journées chouannes.

Pour confirmer cette relation privilégiée que nous avons entretenue avec lui, nous reproduisons le texte qu’il nous avait confié en 1976 lorsque nous avions publié un numéro spécial de Lecture et Tradition (no 60, mai-juin 1976) pour fêter le 10e anniversaire de la création de notre centre de Chiré :

Il faut que cela dure et gagne…

« La route de Poitiers à Chiré-en-Montreuil court pendant une trentaine de kilomètres dans un paysage doucement vallonné. Tout y respire le calme, l’ordre des champs, la poésie des boqueteaux. Arrivé à l’église de Chiré, un brusque tournant dans une voie étroite. Quelques mètres plus loin, un portail, une cour herbeuse, un bâtiment ancien, un préau – il y eut jadis là une école libre. Passée la porte, on entre dans la plus curieuse des maisons. Partout des livres, comme si dans ce coin du Poitou était venu se concentrer la force de la pensée traditionaliste en des milliers de pages que l’habileté de Jean Auguy et de ses collaborateurs diffuse dans la France entière, à l’étranger même.

« Tout cela est si insolite qu’on ne peut s’empêcher d’y voir un dessein de la Providence, et puis on pense à l’extraordinaire coïncidence qui place ce centre de résistance de la Pensée française à côté de Vouillé où le Croissant de Mahomet fut défait par Charles Martel [1].

Jérôme SEGUIN

Extrait du n° 756 (avril 2020) – Pour lire la suite de cet article, commandez ce numéro ou abonnez-vous

[1] – NDLR. Ici, J. Ploncard d’Assac a commis une erreur. À Vouillé, en 507, c’est Clovis qui défit Alaric II, roi des Wisigoths, de religion arienne. La victoire de Charles Martel sur les Sarrasins se déroula (en 732), plus à l’est, entre Poitiers et Châtellerault.

Le souvenir de Jacques Ploncard d'Assac
Cahiers de Chiré N° 20. Année 2005
Le souvenir de Jacques Ploncard d'Assac
N° 60 (mai-juin 1976) : Spécial 10e anniversaire
Le souvenir de Jacques Ploncard d'Assac
Salazar

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