Éditorial, janvier 2019 : Macron et le « péril jaune »

Éditorial, janvier 2019 : Macron et le « péril jaune »

Nous achevions l’éditorial de notre précédent numéro en disant : « À l’heure où nous écrivons, nous ne savons pas de quoi demain sera fait », à la suite des premières manifestations des « gilets jaunes ». Aujourd’hui, nous sommes fixés, la réponse nous est donnée : il faut nous rendre à l’évidence, le président Macron et son gouvernement sont aux abois, le chef de l’État est menacé par « le péril jaune », dit notre ami Olivier Destouches dans l’analyse générale de la situation qu’il a faite (pages 7 à 12). Après avoir affirmé à cor et à cri qu’il resterait campé sur une ligne de fermeté inflexible, peu à peu les masques sont tombés, au fur et à mesure que les manifestations prenaient de l’ampleur (du 26 novembre au 15 décembre, avec un apogée les 1er et 8 décembre). Les remparts de l’intransigeance se sont fissurés pour, finalement, s’écrouler, le lundi 10 décembre quand le président a fini par rendre les armes en acceptant et accordant quelques miettes de ce que réclamaient les « gilets jaunes » (des miettes qui représentent tout de même 14 milliards d’euros dans le budget de l’État, déjà bien mal en point). Par quelle gymnastique les ministres des Finances et des Comptes publics vont-ils parvenir à débloquer de telles sommes, un exploit qui semble au dessus de leurs forces et de leurs moyens ?

Nous en savons à peine plus que le mois dernier. Mais il semble que nous devions nous attendre à bien des surprises ou des étonnements, car l’aquilon que nous subodorions risque de prendre des proportions telles qu’il pourrait tourner en tempête ou même en ouragan ou encore en cyclone, car, selon les jugements ou les analyses des observateurs et politologues avisés, il se dit de plus en plus que le quinquennat de Macron est achevé, tant économiquement que politiquement.

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Dans ce même numéro figure aussi une étude de l’un de nos fidèles lecteurs qui brosse le portrait de Georges Clemenceau, le « Tigre » ou encore le « Père la Victoire » (pages 29 à 41). A l’image de ce que nous publions depuis quelques mois à propos de la Guerre de 14, ce texte est pour le moins historiquement très incorrect, en rappelant quelle fut la véritable figure de celui qui porte une lourde responsabilité personnelle dans l’hécatombe des centaines de milliers de morts qui auraient pu être évitées ! Mais les « gardiens du temple » se gardent bien de n’en rien laisser paraître, à l’inverse des quantités de mensonges et d’insanités qu’ils déversent à l’encontre du maréchal Pétain.

Malgré tout, je me fais le porte parole des rédacteurs et de tous les membres qui contribuent à la réalisation de notre publication pour vous souhaiter nos meilleurs vœux de sainte et bonne année 2019.

Jérôme SEGUIN

 


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