La fin de la biodiversité, ce n’est pas les coquelicots, c’est toujours plus de migrants

Lu dans Rivarol n°3338 du 11 juillet 2018. Le programme de défense de la diversité du Premier Ministre et de Nicolas Hulot en six chapitres et 90 actions, ressemble furieusement à un catalogue de « fake news ».

Illustration : « Zéro artificialisation net des sols », proclament-ils l’un et l’autre. Est-ce une plaisanterie lorsqu’on continue à pousser chaque année des cris de triomphe à l’annonce que la France a augmenté de 1 million d’habitants. Où va-t-on les loger ? En luttant contre l’étalement urbain, affirment-ils ! C’est-à-dire par la multiplication du logement vertical. Retour au délire des années 1960. Avec en prime la végétalisation à outrance donnant naissance à une agriculture urbaine stricte­ ment chimique et hors sol et à la transformation des immeubles en centrales électriques et thermiques.

Ajoutez-y qu’ils ont l’intention « de compenser les surfaces artificialisées en désartificialisant des surfaces équivalentes ». Artificialiser on peut comprendre, c’est bétonner et bitumer et cela représenterait 9,3 % de la surface du territoire français, pour l’essentiel des terres SAU, de bonnes Surfaces Agricoles Utiles. Entre 60 000 et 80 000 hectares par an. Mais l’inverse ? Planter des tomates ou des pommes de terre, semer du blé sur un parking de supermarché et sur l’emplacement de celui-ci ? Ils parlent de « végétaliser » les trottoirs, les toits, les parkings… Et ils sont sérieux.

« 100 % de plastique recyclé d’ici 2025 », tonne Hulot. Il y a vingt ans que les Ministres de l’Écologie nous annoncent la disparition des plastiques des supermarchés. Ils ont interdit les sachets ? Mais il n’y a jamais eu autant de produits emballés ainsi, pratiquement dans tous les rayons. L’enrobage plastique est universel.

Pour protéger l’océan, 12 plastiques – comme   les  pailles –   seront supprimés. Comme si la France était le seul pays au monde à les disséminer. Et qui empêchera les 90 millions de touristes traversant d’en laisser traîner ?

D’ici quatre ans vingt réserves animales et végétales seront agrandies ou créées, mordant souvent sur de bonnes terres de culture réduites en pâturage alors que la propagande vegan qui a pris possession des grands media incite le plus grand nombre à ne plus consommer de viande. Or l’interdiction de certains pesticides qui ne sont pas près de trouver de substituts a déjà réduit considérablement notre productivité. Il n’y a pas de demi-mesures. Ou bien on interdit la chimie dans l’agriculture et on repart à zéro après une gigantesque famine. On bien on continue sur la voie actuelle et on arrête les jérémiades. Le basculement souhaité et financé de milliers de jeunes « conventionnels » vers le bio lui aussi réduira drastiquement les productions. Les frontières béantes et l’explosion démographique et touristique en France auront dans les années à venir un impact fort sur nos importations alimentaires… Gribouille est vraiment aux affaires.

« Si on ne fait rien, prévient Hulot, au milieu du prochain siècle 40 % des espèces auront disparu ». Mais cela veut dire quoi ? Quelles sont les données sur lesquelles il se base ? Si on ne fait rien ? Mais qui fait quoi et qui fait plus que les Européens et les sales Blancs ? C’est eux qui mangent de l’éléphant et du rhinocéros blanc ?

Jamais les prévisions sur le réchauffement climatique n’ont été autant contestées par les faits. On parle de montées des eaux. Où ? On nous annonçait la submersion d’îles du Pacifique ? Lesquelles puisque celles qui avaient été désignées, comme Tuvalu, Kiribati ou la Micronésie ne sont pas en train de sombrer mais voient leur surface croître. Les glaces de l’Arctique, selon l’Institut Wegener de Brême sont plus étendues que ces dernières années. Et surtout faut-il rappeler qu’il y a dix ans les climatistes annonçaient l’ouverture du pas­ sage du Nord Ouest pour l’été 2018. En Antarctique les températures en ce début juillet sont largement plus basses qu’habituellement.

Toujours plus de migrants aux caisses

Quant à celles de la troposphère elles sont nettement inférieures à celles relevées depuis 2002.

Vous parlera-t-on encore de l’Afrique  du Sud couverte de neige comme elle ne l’a jamais été en cette saison de mémoire humaine. Les Rocky Mountains américaines qui ont connu leur hiver le plus neigeux de ces trente dernières années. Records de neige également en Suède du Nord. Les autorités en ce début d’été ne savent pas comment s’en débarrasser… alors qu’elle ne semble pas décidée à fondre… Encore deux tankers bloqués par la glace dans la mer de Barends. Quatre brise-glace dont deux géants à propulsion nucléaire bataillent furieusement pour les dégager. Mais ils ne l’étaient toujours pas début juillet. Etc.

Alors écoutez les menaces brandies par Hu­lot en mars devant l’Assemblée Nationale : « [Ce constat] ne provoque pas de la peine ni de la colère mais de la Junte de savoir que derrière la sixième extinction de la biodiversité, le responsable c’est nous. Plus on réduit la biodiversité, plus on réduit nos options pour faire face à l’avenir. Il y a des tragédies in­ visibles et silencieuses dont on s’accommode tous les jours. […] Sincèrement tout le monde à l’exception de quelques-uns, s’en fiche ».

Sauf que la biodiversité, dans tous les domaines, est la première victime de la prolifération des espèces. Qu’il s’agisse des végétaux, des animaux ou des humains. Plus il y aura en France de consommateurs, moins il y aura de producteurs et plus l’agriculture, pour nourrir ces tubes digestifs, devra être chimico-industrielle, de masse et poussera à l’hybridation. Il est donc étrange comme les plus bruyants défenseurs de cette biodiversité en sont les principaux responsables qui réclament toujours plus de métissage, d’immigrés et de hordes aux caisses.

Par Petrus AGRICOLA.

 

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