ÉDITORIAL : N° 735-736 – Juillet-août 2018 : Le gaullisme, maladie sénile de la droite – Entretien avec Gérard Bedel

ÉDITORIAL : N° 735-736 – Juillet-août 2018 : Le gaullisme, maladie sénile de la droite – Entretien avec Gérard Bedel.

Il suffit !  

Oui, il suffit d’entendre perdurer les étalages de flagorneries, courbettes et autres courtisaneries répercutées par les sempiternelles caisses de résonances médiatico-politiques qui chantent les louanges de Charles De Gaulle.

Il y a plus de trente ans (en 1984), nos Éditions de Chiré avaient déjà publié un livre destiné à déboulonner la statue de la « figure légendaire » gaullienne : Naissance du mythe gaulliste, écrit par Henri de Foucaucourt, qui contient dans ses dernières pages les phrases suivantes :
« Charles De Gaulle, homme d’un fort calibre intellectuel, s’est imaginé investi d’une mission supérieure sur laquelle il a su improviser sa chanson de geste. Mais les faits composent une autre chanson ».

Cependant, malgré ses mises en garde et l’exposition flagrante des faits incontestables, le voile est encore et toujours jeté sur ce que fut la réalité du personnage. Aussi, notre ami Gérard Bedel, fin mélomane, a souhaité reprendre la partition de la chanson de geste parce qu’il s’est rendu compte qu’elle est une imposture qui fourmille de fausses notes !

Nous l’avons rencontré et préparé (en partie) à ses côtés l’édition de sa démonstration, ce qui nous a permis de mesurer à quel point (près de quatre-vingts ans après les faits) la légende est tenace. Nous ne sommes pas dupes, nous le savions, mais les récentes péripéties des affrontements et campagnes politiques ont redonné vigueur au détournement de la vérité, tant les différentes familles politiques contemporaines qui briguent de parvenir aux plus hautes responsabilité de l’État se réclament encore de « l’héritage gaulliste » et de la figure tutélaire de son mentor.

Gérard Bedel a bien voulu accepter de nous accorder un entretien (pages 7 à 11) au cours duquel sont évoqués quelques-uns des principaux « faits d’armes » qui ont permis de forger la légende. Et, parmi ceux-ci, il en est un qui « fait tache » dans le tableau et qui est soigneusement dissimulé au « grand public », celui de l’alliance avec l’Union soviétique stalinienne et les communistes. Nous le rappelons à propos des « événements de Mai 68 » et de la « fuite » à Baden-Baden (pp. 12 à 16), car il faut bien savoir que dès 1942, De Gaulle disposait de l’argent et des armes, fournis par Moscou, qui lui ont permis de favoriser l’emprise du Parti communiste sur la Résistance !

Cher Gérard Bedel, nous vous devons une extrême gratitude : votre essai de compréhension est une pleine réussite.

Dorénavant nous pouvons affirmer : Il suffit de nous avoir trompés, de nous avoir leurrés, de nous avoir imposés pendant ces si longues années une imposture qui aveugle, qui trompe, qui dissimule ! Espérons que, grâce à Gérard Bedel, enfin la vérité nous rendra libres !

par Jérôme SEGUIN

Le gaullisme – Maladie sénile de la droite
Naissance du mythe gaulliste
L´accord secret de Baden-Baden – Comment De Gaulle et les soviétiques ont mis fin à Mai 68

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