Grâce à votre mobilisation, Présent continue !

Lu dans Présent n°9143 du samedi 30 juin 2018. Nous ne vous avons rien caché. Dès la fin de 2017, nous avions vu arriver les difficultés : ce jugement du conseil des prud’hommes de Paris, que nous contestons, mais qui obère gravement notre bilan ; cette facture imprévue de Presstalis. La caravane Présent risquait de patiner dans une ornière, de s’immobiliser, voire même de disparaître dans les sables mouvants.

Nous avons lancé cet appel, en nous demandant si nos lecteurs comprendraient la situation. S’ils comprendraient que ce message n’était pas comme les messages habituels face aux difficultés du temps. Charles Maurras, pour L’Action  française, Jean Madiran, pour Présent, lançaient régulièrement des appels à l’aide financière. En l’absence de ressources publicitaires significatives, en l’absence de mécènes fortunés pour payer les fins de mois, eux comme nous n’ avaient pas d’ autres possibilités que ces appels aux lecteurs. L’Action française avait même lancé une « souscription permanente », du crowdfunding avant l’heure, en quelque sorte, des financements participatifs pour conserver le plaisir de lire chaque jour leur journal favori.

Mais nos lecteurs ont bien compris, cette fois, que si Présent calait aujourd’hui, il ne pourrait sans doute pas redémarrer.

Dégager les roues de cette boue qui nous enlisait 

D’où le formidable élan de solidarité qui s’est manifesté en un mois à peine. Vous avez tous poussé pour dégager les roues de cette boue qui nous enlisait. L’élan est magnifique, et nous redonne espoir.

D’autant que, du côté de Presstalis, le ciel se dégage un peu : depuis plusieurs mois, Presstalis nous retenait la rémunération de nos ventes en kiosque pour éponger cette contribution exceptionnelle que nous ne leur avions pas versée. Mais nous venons, ce mois-ci, d’être ponctionnés de la dernière retenue. A partir de maintenant, les ventes en kiosque recommenceront à rapporter (un peu) d’argent.

En ce qui concerne le litige prud’homal, vos dons couvrent actuellement une grande partie des sommes réclamées. Si l’ effort est poursuivi cet été, nous pourrons pousser un vrai ouf de soulagement.

Mais cette crise, purement conjoncturelle, encore une fois, a eu le mérite de nous montrer votre exceptionnel attachement au titre.

Nous devons donc poursuivre l’effort entrepris, pour mettre le journal à l’abri, dans le long terme, de tels soubresauts.

Pour cela quelques décisions ont été prises :

– poursuivre la réduction des charges fixes, pour abaisser le niveau d’équilibre financier, mais sans altérer la qualité du journal ni revenir en arrière quant à la pagination, l’utilisation de la couleur, la maquette ;

– constituer un comité de soutien financier. Présent n’a pas dans sa manche l’équivalent d’un Drahi (Libération), d’un Dassault (Le Figaro), d’un Pierre Bergé (Le Monde), d’un Rothschild, etc., mais plusieurs amis ont manifesté leur souhait d’aller plus loin dans l’accompagnement financier de leur quotidien, et dans le conseil à la gestion. C’est une aide précieuse, trop longtemps négligée ;

– avoir une approche plus commerciale. Nous prévoyons de nous structurer sur ce plan, d’autant que nous avons eu la bonne surprise de découvrir que nous pouvions intéresser des annonceurs publicitaires, notamment dans le domaine culturel ;

– développer notre site Internet. Nous touchons là à une évolution structurelle nécessaire. Nous sommes conscients que d’ici dix ans le quotidien papier sera un luxe, mais un luxe que nous voulons continuer à offrir. Nous devons donc préparer cette évolution, avec nos lecteurs, en mettant en place dès 2019, l’abonnement unique papier + Internet, ou l’abonnement Internet, au choix de l’abonné ;

– poursuivre la publication des hors-série, si leur succès, dans les ventes en kiosque, se confirme. Ils alimentent un peu les finances du quotidien. Mais surtout ils permettent une meilleure visibilité de notre titre, grâce à l’affichage publicitaire sur les kiosques.

Vous voyez que nous ne manquons pas d’ambition. Ce n’est déjà plus uniquement la survie de Présent qui nous mobilise, c’est aussi son rebond, son développement.

Car Présent ne cache pas qu’il se bat pour des valeurs, et entend bien les afficher plus que jamais. C’est notre raison d’être. Poursuivre en juillet et août votre aide financière, c’est enraciner le redressement, et offrir à votre journal des perspectives dans le plus long terme.

par Francis Bergeron

 

Présent Hors Série – Nous ne sommes pas Charlie – (Juillet/Août 2015)
Brève apologie pour l´Eglise de toujours
Le 14 Juillet 1789

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