La République et ses valeurs 3e partie

Suite et fin de l’étude de Claude Beauléon sur La République et ses valeurs dont les deux premières parties sont parues dans les numéros des mois d’avril et de mai.

La protection sociale n’est due qu’aux citoyens paisibles ; il n’y a de citoyens dans la République que les républicains. Maximilien Robespierre

Juifs de France, sans vous, la France n’est plus la France ; Les Juifs de France sont à l’avant-garde de la République et de ses valeurs. Manuel Valls

Les Juifs sont les sentinelles de la République. Roger Cukierman

À lire le premier, on saisit mieux ce qui est arrivé aux Vendéens il y a un peu plus de deux siècles. A lire les seconds, on comprend qu’en République française, certains sont plus égaux que d’autres. Dans cette troisième et dernière partie nous allons nous attacher à démontrer, à partir d’exemples pris dans l’actualité la plus récente et la plus brûlante, que le projet destructeur de la France n’appartient pas au passé, qu’il n’est pas révolu, que la fameuse « laïcité apaisée » dont on nous rebat les oreilles n’est qu’une farce. Soit dit en passant, si l’on parle d’apaisement, c’est reconnaître en creux la véritable nature du concept… Certes, il a pu arriver, selon les époques, que l’agressivité du système soit mise en sourdine pour des questions d’ambiance générale ou pour des raisons tactiques (que l’on songe par exemple à la fameuse Union Sacrée en 1914). Mais, ne nous leurrons pas : le diable ne dort jamais…

J’ai énuméré dans la première partie de cet article les sept points du programme laïc de destruction. Nous allons les reprendre un par un et montrer qu’ils sont toujours, qu’ils sont plus que jamais à l’ordre du jour. Je les croiserai avec quelques-unes des 25 propositions faites par le GODF en 2014 et que j’avais jointes en annexe dans la deuxième partie. Ainsi, nous verrons que tout se tient.

La haine de Dieu et la lutte permanente contre la catholicité

Chaque jour que Dieu fait, les catholiques sont humiliés dans ce pays. Il y a bien sûr les sarcasmes permanents des media et les provocations de pseudo-artistes ou de groupuscules subventionnés comme les Femen, nous en avons l’habitude. Ce qui est relativement récent, ce sont les attaques sournoises ou de plus en plus affichées de collectifs laïcs ou de particuliers qui prennent prétexte de la loi de séparation des églises et de l’État de 1905 pour s’en prendre aux symboles ou aux signes visibles de la religion chrétienne dans le paysage français. C’est ainsi que depuis quatre ans maintenant, on assiste à des tentatives iconoclastes de destruction du patrimoine religieux par des actions juridiques menées dans plusieurs villes de France.

Cela a débuté avec l’affaire des crèches de Noël installées dans les lieux publics, comme celle de Robert Ménard, sise dans sa mairie de Béziers, ou celle mise en place dans le hall d’entrée du bâtiment du conseil général de Vendée à La Roche-sur-Yon. Nous nous en souvenons tous car ces deux cas ont été fortement médiatisés et que les intéressés se sont défendus. Derrière ces attaques – qui, certes, ne viennent pas de l’État directement – on retrouve à la manœuvre les mêmes cercles de la Libre Pensée et autres officines maçonniques. Là où la complicité des pouvoirs publics est manifeste, c’est lorsque les tribunaux ou les préfets leurs donnent raison. Il s’agit bien évidemment de tester nos capacités de résistance et de défense. C’est la mise en application de la théorie des petits pas : en cas de forte opposition, on recule prudemment pour mieux sauter, sinon on s’engouffre dans la brèche. Il faut dire que, comme d’habitude, la réaction de la hiérarchie catholique fut assez molle et c’est un euphémisme !

Plus récemment, nous avons vu la polémique enfler à Ploërmel, petite commune de Bretagne, après que deux hurluberlus eurent porté plainte contre le maire en raison de la présence d’une statue de Jean-Paul II dans un jardin public de cette cité. La statue, offerte par un artiste russe, était pourtant là depuis des années ! Nos deux énergumènes appartenaient, cela va sans dire, à la Libre Pensée. Après moult débats et procès, malgré le soutien des habitants, malgré une proposition de rachat par la Pologne !, le maire fut obligé de céder après décision du conseil d’État.

Moins connue parce que moins médiatisée, c’est une statue de la Très Sainte Vierge qui a subi le même sort dans une localité des Alpes. Elle veillait sur la bourgade, du haut de son piton rocheux – à l’extérieur donc – une initiative municipale, mais cela n’eut pas l’heur de plaire à quelques fanatiques laïcards. Le maire, la mort dans l’âme, dut céder. Enfin, un dernier exemple pour la bonne bouche, parmi tant d’autres : à Challans, petite ville de Vendée proche du littoral, le clergé local avait relayé par voie d’affichage la campagne nationale des diocèses de France faisant la promotion du baptême et invitant les particuliers à s’engager dans la Foi. Bref, une fois n’est pas coutume, l’Église de France faisait sa publicité et cela nous changeait des traditionnelles campagnes pour le denier du culte. Au demeurant, les visuels étaient agréables et originaux, pour une fois… Payante, bien entendu, et on peut penser qu’elle a coûté cher à l’Église, cette campagne d’affichage fut brusquement interrompue à la demande d’un obscur collectif de parents d’élèves de l’école publique (ils étaient moins d’une dizaine !) qui vinrent faire le siège du maire au motif que les dites affiches pouvaient constituer un trouble à l’ordre public et offenser les convictions personnelles des élèves et de leurs parents du fait qu’elles étaient visibles de tous (mais n’est-ce pas le but d’une publicité ?), le panneau d’affichage étant situé en face de la sortie du collège ou du lycée. De plus, ils arguèrent – argument imparable – que la mairie se mettait dans son tort en louant ses panneaux d’affichage pour des campagnes confessionnelles, se mettant ainsi hors la loi. Il eût fallu faire appel à un annonceur privé.

Que croyez-vous qu’il arriva ? Le maire, plutôt que de distribuer quelques coups de pieds au c… bien mérités – mêmes symboliques – sur les postérieurs de ces coquins, préféra obéir dans l’heure aux injonctions de ces furieux plutôt que de risquer un procès. Toutes les affiches disparurent donc en un temps record. Encore un homme de convictions et de courage…

par Claude BEAULEON

Lire la suite dans notre numéro…

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