Condamnée en lrak, la djihadiste Boughedir « ne comprend pas ». Alors on lui explique…

Lu dans Présent n°9130 du mercredi 13 juin 2018. Arrêtée en juillet 2017 à Mossoul, la djihadiste « française » Mélina Boughedir a été condamnée à la réclusion perpétuelle (en fait 20 ans de prison) par un tribunal irakien.

« Sonnée » par cette condamnation, nous dit-on, elle a exprimé son « incompréhension ». Vêtue d’une longue robe noire, la tête recouverte d’un foulard violet, elle a déclaré aux journalistes présents (ce qui, soit dit en passant, ne serait pas possible en France) : « Je ne comprends pas, je ne suis pas un membre actif de Daech, pourquoi me garde-t-on ici en Irak avec ma fille ? »

Elle est bien gentille, Mélina (dont le nom en arabe, généralement écrit Mellina, signifie « séduisante » …), mais il ne faudrait pas qu’elle nous prenne pour des zlabias éventés. On pourrait lui répondre qu’on la garde en Irak, là où elle avait choisi de faire sa vie avec un mari qui donnait la mort. En 2015, c’est de son plein gré qu’elle a quitté la France, ce pays de mécréants et de  kouffars.

En février dernier, elle avait été jugée pour « entrée illégale sur le territoire irakien ». Ce qui lui avait valu une peine de sept mois de prison, couverte par sa détention et la possibilité d’être renvoyée en France (on n’écrira pas, comme le font les gros médias, « dans son pays »). Mais le parquet irakien, disposant d’autres éléments quant au rôle joué par cette épouse compatissante et cette mère de famille aimante, avait fait appel. Pour qu’elle soit jugée comme « terroriste ».

Ses protestations de circonstance – « je ne suis pas un membre actif de Daech », dit-elle, mais quid d’en avoir été au moins un membre pas si passif que ça… – ses condamnations opportunistes des « idées de l’État islamique » et des agissements, de son mari (donné pour mort) n’ont convaincu personne. Et surtout pas ses juges.

Comme toutes les djihadistes « françaises » arrêtées en Irak ou en Syrie, Mélina Boughedir charge désormais le rajel disparu. Après avoir d’abord essayé de le protéger en le présentant comme un simple cuisinier de Daech. Un banal rouleur de couscous. Or les services irakiens ont la preuve que ce drôle de cuistot (condamné à trois ans de prison en France pour sa participation à une filière de recrutement djihadiste) était en fait sniper dans une des unités de pointe de Daech pendant la bataille de Mossoul.

Autre chose. Lors de son arrestation, Mélina avait le téléphone portable de son mari avec, en mémoire, rien de moins que les coordonnées GPS actualisées des positions de combat des forces irakiennes. Sur la carte mémoire, également, des photos de djihadistes. Qu’elle va refuser d’identifier. Elle avait, en outre, effacé la totalité des données exploitables de son portable personnel. Pas si oie blanche que ça…

Ajoutons que les enquêteurs irakiens – et cela a pesé lourd dans la décision de la juger pour terrorisme – ont trouvé de nombreux éléments prouvant que Mélina avait fait partie des brigades féminines de la Hisba. A savoir une police des mœurs sans pitié, chargée d’arrêter et de punir – décapitation pour les plus récalcitrantes – les femmes simplement soupçonnées de n’avoir pas respecté les règles vestimentaires belphégoriennes de Daech.

L’un des avocats de la djihadiste « française » dénonce « le caractère politique » de cette décision de la condamner. Politique ? Oui. Et sa cliente, elle faisait quoi en Irak sinon de la politique et la plus abominable qu’il soit possible de faire ? Du tricot ? Même « indignation » chez un  avocat de la Fédération internationale des droits de l’Homme qui dénonce, lui, un procès mené « de manière expéditive ». Plus expéditive que les rafles des tueuses de la Hisba ? Plus expéditive que le sort des malheureux décapités par milliers par les fous d’Allah ?

Pardon de le dire aussi crûment, chers Maîtres si sensibles aux mésaventures de votre cliente, mais Mélina Boughedir, qui ne se voulait plus française, a été jugée en Irak par des Irakiens, souverains dans leur pays. Elle voulait aller en Irak ? Qu’elle y reste !       

Par Alain Sanders   

 

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