La lutte gouvernementale contre le « cyberracisme »

La veille du printemps, le gouvernement a lancé une série de mesures et de plans contre le racisme et l’antisémitisme. Ce plan 2018-2020 contient quatre chapitres afin de cerner toutes les possibilités d’interventions : sur Internet ; dans l’éducation ; sur les plaintes des victimes ; dans les « nouveaux champs » : élus locaux, milieux sportifs, milieux de la culture et de la communication. Tout cela est confié depuis à un délégué interministériel familier des questions des affaires intérieures : Frédéric Potier.

Qui dit délégué, sous-entend délégation. En l’occurrence elle est placée sous l’autorité du premier ministre. Un groupe de travail va être chargé de préparer une loi destinée à pouvoir faire pression sur les plateformes numériques.

Frédéric Potier, malgré sa jeunesse – il a 38 ans – a déjà fréquenté les bureaux ministériels. Après ses études universitaires – Sciences-Po et ENA – il choisit les affaires intérieures (2006-2009) où il acquit la spécialité des scrutins électoraux. À partir de 2012, il entra dans le cabinet de Claude Bartolone, le président socialiste de l’Assemblée nationale. On le retrouve ensuite comme conseiller technique à Matignon, conseiller pour l’outre-mer. Il fut nommé préfet et délégué interministériel à la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT [lesbiennes, gays, bi, trans] = Dilcrah. Si après cela, les catégories présentées comme attirant des haines marchandent leurs soutiens électoraux au macronisme, c’est à désespérer.Potier s’est exprimé dans certaines gazettes pour justifier les fonctions de sa délégation. Il vise « l’océan » de haine (sic) sur Internet devenu de ce fait, première priorité de ce plan national. Sans doute renseignée par certains « vigilants » ethniques, la délégation porte plainte auprès des procureurs et fait fermer des pages de Facebook, supprimer des « tweets», bloquer des chaînes YouTube. Là aussi, nos élus souhaitent impliquer l’Europe et sollicitent des négociations.

Frédéric Potier a nommé des adjoints déjà utilisés dans la veille « correcte » : Karim Amellal, écrivain français d’origine algérienne, né en 1978 ; Laetitia Avia, née à Livry-Gargan en 1985, député LREM, avocate ; Gil Taïeb, 70 ans, né en Tunisie, militant du Betar, du FSJU (Fonds Social Juif Unifié), vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), dentiste. Leur expérience en matière de plaintes a servi la délégation pour l’obligation des plateformes d’avoir une représentation juridique en France, afin de faciliter les signalements.

Est prévue aussi la fermeture de comptes anonymes jugés haineux. Aujourd’hui, cela est possible pour des contenus terroristes et pédopornographiques. Vont s’ajouter les expressions considérées comme racistes ou antisémites. Les censeurs du Net ne cachent pas leur envie d’adopter les lois allemandes… qui peuvent réclamer des pénalités très juteuses (50 millions d’euros !) de la part des plateformes considérées comme fautives. Reste cependant la notion jadis insubmersible, infrangible, de la liberté d’expression, de plus en plus restreinte.

La Dilcrah, pour l’instant, a douze salariés et un budget de 6,2 millions d’euros. Elle va embaucher. La difficulté présente est d’analyser si les exemples des autres pays européens peuvent inspirer les choix français. Il est d’abord prévu de former une sorte de commando, constitué de membres de la Dilcrah et de l’Éducation nationale afin d’intervenir dans des établissements scolaires auprès des élèves (sous-entendu « musulmans ») qui contesteraient la présentation officielle de l’histoire contemporaine. Est également envisagée l’intervention d’associations, ce qui semble aux professionnels beaucoup plus risqué et fort contestable par les professeurs. Il a déjà été question de créer un prix Ilan Halimi. Les missionnaires de l’antiracisme répandent-ils vraiment la « bonne parole » ou nous endorment-ils ? [1] Il n’a échappé à personne que, dans ce SAMU des délaissés, le racisme anti-blanc bien présent pourtant, ne semble pas être pris en compte. Doit-on contacter la délégation interministérielle ?

Jacques DE KREMER

[1] – C’est ce que pensent des analystes jugés perspicaces : « L’antiracisme tue nos défenses immunitaires et nous empêche de résister à l’invasion et à la submersion de notre pays, au changement de population »… (Jérôme Bourbon, Rivarol, 11/04/2018).

 

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