Pour une théologie de l’histoire

Aujourd’hui les chrétiens vivent dans une période de décadence, celle de la civilisation occidentale [1], décadence qui se manifeste par la perte de la foi, la baisse de la moralité, la perversion des mœurs, les attaques contre la famille, l’effondrement de la natalité, la négation de l’autorité, sans parler de la crise que traverse l’Église.

Confrontés à une situation aussi dramatique, les chrétiens doivent chercher dans la théologie de l’histoire des moyens de résistance et des raisons d’espérance. Ils devront, au préalable, rejeter cette croyance moderne au « Progrès », opposée à l’enseignement de l’Écriture. La fin de l’histoire, rêvée par Marx et les communistes, ne sera pas le paradis terrestre, mais le règne (limité) de l’Antéchrist. Selon le père Calmel, le progrès dans le domaine de l’utile, dans les machines et les techniques, est devenu pour des êtres aussi fragiles et pécheurs que nous sommes la source d’une tentation particulièrement violente de pro-méthéisme, de messianisme terrestre. Notre civilisation dans son ensemble succombe à cette tentation [2].

Pour être délivré de cette tentation il faut donc recourir à la théologie de l’histoire, en commençant par saint Augustin que l’on peut considérer comme le premier théologien de l’histoire. Il enseigne  que le déroulement de l’histoire n’est autre que celui de la lutte entre deux cités  : la Cité de Dieu et la cité du monde [3]. Au Moyen Âge, la Cité de Dieu est triomphante mais, depuis cette époque, il semble que la cité de ce monde soit victorieuse.

Plus tard, au VIIIe siècle, le vénérable Barthélémy Holzhauser écrira une interprétation de l’Apocalypse qui décrit les différentes périodes que traverse l’histoire humaine [4].

L’époque moderne est située dans la cinquième période de l’Église, celle de l’Église de Sardes. C’est « une période d’affliction et d’extermination, une période de défection remplie de calamités ». Elle sera suivie par la sixième période, celle de l’Église de Philadelphie, qui « commencera avec le Monarque puissant et le Pontife saint. Cette période sera celle de la consolation dans laquelle Dieu consolera son Église sainte de l’affliction et des grandes tribulations qu’elle aura endurées dans la cinquième période ». Enfin, la septième et dernière période de l’Église, celle de l’Église de Laodicée, commencera à l’apparition de l’Antéchrist et durera jusqu’à la fin du monde.

Ainsi, le vénérable Holzhauser, en se basant sur l’Apocalypse, décrit les différentes époques de l’histoire humaine, dans une perspective religieuse. À son époque, soit avant les grandes révolutions mondiales, il était difficile de distinguer les agents naturels ou préternaturels, qui agissent dans le cours de l’histoire. Ce n’est qu’au XXe siècle, et notamment après la révolution bolchévique, que les théologiens de l’histoire ont pu bénéficier d’une longue suite de siècles comme sujet d’étude.

De tous ces théologiens, l’abbé Meinvielle (1905-1973) est le plus important, tant par le nombre de ses ouvrages, que par la profondeur de ses études. On peut dire qu’il a consacré sa vie à la théologie de l’histoire. « L’histoire a un sens, et c’est un sens théologique. L’histoire est la pensée de Dieu écrite dans le temps » [5].

La théologie de l’histoire doit étudier l’Histoire sainte qui enseigne que le peuple juif est prédestiné, qu’il est le peuple élu de Dieu et, par conséquent, destiné à jouer un rôle très important dans le monde. Ayant refusé de reconnaître le Messie,

il s’emploiera à persécuter l’Église. Et, il devra le faire parce que telle est sa mission, son rôle théologique. L’action judaïque sur le monde se réalise dans l’ombre des conciles secrets, comme un aiguillon qui nous oblige à rester fidèles à Jésus-Christ [6].

L’étude de l’histoire fait ressortir, à la fin du Moyen Âge, une baisse sensible de la foi chez les fidèles. La Renaissance – en fait la Re-chute, selon le mot de Chesterton – et la Réforme vont marquer les débuts du temps des révolutions antichrétiennes :

Le processus de déchristianisation, entrepris par l’humanisme de la Renaissance et de la Révolution française, et qui atteint aujourd’hui son apogée dans la révolution soviétique est un processus typique de judaïsation du monde. Les plans judaïques de domination universelle et absolue sur les chrétiens sont en train d’atteindre leur accomplissement [7].

Il est  prouvé que les Juifs ont exercé une grande influence sur les penseurs protestants, ainsi que sur les chefs de la révolution anglaise du XVIIe siècle, dite Révolution puritaine. « L’esprit juif, écrit Bernard Lazare, a triomphé avec le protestantisme » [8].

Quant à la Révolution française, elle fut l’œuvre de la franc-maçonnerie qui est une création juive. Enfin, la révolution bolchévique fut fomentée, financée et dirigée par des Juifs.

Cependant l’action révolutionnaire ne représente qu’un des moyens de pression des Juifs sur le monde. L’autre moyen n’est que le capitalisme :

Les Juifs sont devenus les maîtres de l’argent, et par l’argent qu’ils ont ainsi réussi à transmettre à leur domination, ils sont devenus les maîtres du monde [9].

Ainsi le peuple chrétien est pris entre les deux tenants d’une mâchoire : le tenant supérieur étant le capitalisme et le tenant inférieur la révolution.

La domination juive sur le monde ne s’exerce pas seulement sur le plan historique et politique, elle s’exerce également sur le plan psychologique par le moyen d’une doctrine semi-secrète : la cabale. Celle-ci présente une grande importance due au fait que « dans toute l’histoire humaine, il n’y a que deux modes fondamentaux de penser et de vivre : l’un est catholique, l’autre gnostique et cabalistique » [10].

Le mot cabale (ou kabbale) signifie réception et dans un sens plus large tradition. La cabale correspondrait à une tradition orale ancienne (antérieure à Moïse), utilisée par la Synagogue pour interpréter les Écritures. Mais la cabale sera pervertie, elle subira l’influence des religions païennes des peuples voisins de la Palestine. Ainsi se formera une doctrine syncrétique que l’on nommera la gnose. Après la mort du Christ, l’enseignement des apôtres sera contesté par des sectes gnostiques. On pourrait dire que la gnose est une fausse doctrine créée par Satan pour combattre la vraie doctrine du Christ. Il faut noter que la lettre G figure en bonne place dans les loges maçonniques. Selon Mgr Meurin, la franc-maçonnerie est une institution juive basée sur la cabale et destinée à détruire la religion catholique [11].

[lire la suite dans notre numéro]

Jacques du PERRON

[1] – Cf. Oswald Spengler, Le Déclin de l’Occident (Éditions Gallimard, 2007).

[2] – Roger-Thomas Calmel O.P., Théologie de l’histoire (Éd. Dominique Martin Morin, 2015).

[3] – Saint Augustin, La Cité de Dieu (3 volumes, Éd. du Seuil, collection Sagesses, 1994).

[4]Révélation du passé et de l’Avenir. Interprétation de l’Apocalypse (Jacques Monnot éditeur, 1978).

[5] – Abbé Julio Meinvielle, Les Trois Peuples bibliques en lutte pour la domination sur le monde (Éd. Iris, 2010).

[6] – Abbé Meinvielle, Le Judaïsme dans le mystère de l’histoire (Éd. Sainte Jeanne d’Arc, 1983).

[7]Ibid.

[8]L’Antisémitisme, son histoire et ses causes (Éd. Kontre Kulture, 2011).

[9] – Werner Sombart, Les Juifs et la vie économique (Éd. Kontre Kulture, 2017).

[10] – Abbé Meinvielle, De la cabale au progressisme (Éd. Amis de Saint Jean Bosco, 2013).

[11]La Franc-Maçonnerie, synagogue de Satan (Éd. Delacroix, sans date. Réimpression de l’éd. de 1893).

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