En apparence, la polémique relève davantage de la présentation des choses que d’un affrontement d’experts. Du reste elle fut close très vite ce qui confirme l’intervention de l’entourage macronien et la complaisance des media. Le 19 décembre dernier, alors que l’exécutif claironnait qu’en 2018 les Français allaient payer cinq milliards d’euros d’impôts en moins, l’Insee estima qu’il y aurait 4,5 milliards d’impôts supplémentaires.

N’oublions pas que cet organisme est une direction générale du ministère des Finances mais indépendante. Le plus instructif fut la vitesse de réaction du gouvernement.

Dans les media, il avait mené une campagne euphorique assurant que la croissance repartait, que les entreprises étaient confiantes et que le pouvoir d’achat des Français allait s’améliorer. Le 20 décembre, dès la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, contesta formellement l’étude de l’Insee et la baisse de 0,3 % prévue en conséquence de la forte hausse des prélèvements obligatoires.

Il affirma que le raisonnement (de l’Insee) était fait à consommation équivalente, alors que la fiscalité indirecte en particulier sur le tabac et le diesel vise à changer les comportements. Donc selon la consommation des Français, et ce détail montrerait que l’Insee n’a pas tenu compte de certains facteurs.

Des observateurs ont souligné que cette escarmouche s’expliquerait par des querelles idéologiques entre l’équipe de Macron et les agents de l’Insee qui se situent plus proches des socialistes et de Mélenchon. Faut-il s’attendre à une réforme de l‘Insee ?

Revenons à la réalité : Depuis le 1er janvier, la CSG a été augmentée de 1,7 %, pour tous les revenus : salaires, pensions (Valeurs actuelles a très justement fait remarquer que 60 % des retraités sont concernés) ; la ponction se fait également sur les revenus du capital… Autres augmentations qui concernent tout le monde : +3,84 centimes sur l’essence, + 7,6 % pour le gazole (pour l’instant, etc.). Selon l’Insee, ces décisions vont faire baisser de 0,3 % le niveau du pouvoir d’achat.

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