C’est le gros « buzz » du moment : l’obsolescence programmée. De quoi s’agit-il ? L’obsolescence programmée, c’est l’ensemble des techniques destinées à réduire sciemment la durée de vie ou d’utilisation d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement avant son usure matérielle normale.

Lu pour vous dans Présent.
Si tout le monde connaît depuis longtemps ce système de « vente forcée » — devenu un délit depuis 2015 — pas très fair-play pour contraindre les consommateurs à renouveler leurs appareils, personne n’avait encore vraiment osé s’attaquer aux fabricants margoulins notamment aux empires Apple et Epson (mais aussi HP, Brother et Canon). Depuis peu, il y a toutefois du remue-ménage.
Après les révélations de plusieurs médias sur cette pratique inacceptable faisant état de ralentissement des iPhones 6, 6S, SE et 7 de chez Apple et d’une durée de vie des cartouches d’encre d’imprimante traficotée à la baisse chez Epson, l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP) a déposé une plainte pour dénoncer les pratiques de ces entreprises. Dans sa requête, l’association explique qu’« Apple bride ses anciens modèles d’iPhone par le moyen d’une mise à jour du système d’exploitation et d’autre part que cette mise à jour a lieu au moment même de la sortie » d’un nouveau modèle.
A la suite de ce dépôt de plainte pour « tromperie sur l’aptitude à l’emploi » et «obsolescence programmée», le parquet de Nanterre a annoncé ce jeudi 28 décembre avoir ouvert une enquête préliminaire contre les fabricants (tricheurs) Apple et Epson.
L’enquête — qui pour autant ne signifie pas que des éléments ou des preuves accablantes existent — a été confiée aux services de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Selon HOP, il s’agit de la première enquête du genre en France [qui, après les Etats-Unis et Israël devient ainsi le troisième pays à enregistrer un recours visant Apple], ce qui, selon l’avocat de HOP, Emile Meunier, est « une très bonne nouvelle [que] les autorités judiciaires d’un du genre en France [qui, après les Etats-Unis et Israël devient ainsi le troisième pays à enregistrer un recours visant Apple], ce qui, selon l’avocat de HOP, Emile Meunier, est « une très bonne nouvelle [que] les autorités judiciaires d’un pays se saisissent d’un cas d’obsolescence programmée ». Si les faits sont avérés, les contrevenants, qui se confondent en excuses, encourent une peine de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

Pierre Malpouge

Présent n°9019 du 30 décembre 2017

Suggestion de livres sur ce thème :

I-Moyenne-32402-la-societe-de-l-indecence-publicite-et-genese-de-la-societe-de-consommation.net
Commander le livre sur chire.fr
I-Moyenne-30387-conception-catholique-de-l-economie.net
Commander le livre sur chire.fr
I-Moyenne-17891-la-desinformation-publicitaire.net
Commander le livre sur chire.fr

Laisser un commentaire