Une bonne année pour la mémoire vendéenne

S‘il fallait comparer la reconnaissance universelle du combat vendéen de nos ancêtres, pour Dieu et pour le Roy, à une formule mathématique, l’année 2017 pourrait être assimilée à une courbe asymptotique se rapprochant de la ligne droite de la Vérité, tant la qualité et la pertinence des travaux et productions littéraires atteignent les sommets de l’intelligence historique.

Lu pour vous dans Savoir (Revue de l’Association Vendée Militaire).

En premier lieu bien sûr le travail minutieux et très abordable de Jacques Villemain, «Vendée 1793-1794» (Editions du Cerf), qui met un terme juridique et définitif au débat sur le génocide franco-français dont notre ami Reynald Secher avait médiatisé la réalité. Cette étude n’a pas à ce jour été sérieusement contestée. Savoir en a largement rendu compte et la Vendée Militaire a reçu l’auteur dès la sortie de l’ouvrage.

Vient ensuite la réédition revue et augmentée de la «Petite histoire des Guerres de Vendée», d’Henri Servien (Editions de Chiré), qui bénéficie cette fois d’une émouvante préface de Philippe de Villiers dans laquelle il confie les raisons pour lesquelles il a créé le Puy du Fou : la reconnaissance d’une dette morale, une enfance heureuse à la fracture d’une civilisation et la réparation de l’injustice commise en Vendée et « ses 300 000 morts restés sans sépulture ». Cet ouvrage comporte de belles et originales illustrations et des cartes permettant de suivre la progression des aimées vendéennes et des colonnes infernales de Turreau.

Troisième publication incontournable, «La grande histoire des Guerres de Vendée» de Patrick Buisson (Perrin) qui offre en huit thèmes chronologiques aux lecteurs occasionnels ou passionnés le fond de l’épopée vendéenne et de son martyre. L’originalité de cet ouvrage réside dans l’illustration par des textes de contemporains républicains ou vendéens et de mémorialistes qui se rapportent directement aux thèmes et époques recensées par l’auteur : Babeuf, Barère, Robespierre, Boutillier, Carrier, Chateaubriand, Crétineau-Joly, l’Abbé Deniau, Marquise de La Rochejaquelein, Francastel, Victor Hugo, l’Abbé Jaunet, Kléber, Las Cases, Jean Yole, Sapinaud, Savary, Soljénitsyne, Turreau, Westermann pour en citer quelques-uns. L’extermination génocidaire et délibérée des Vendéens vaincus après le désastre de Savenay ressort clairement des textes retrouvés par Patrick Buisson. L’iconographie est originale et magnifique — on y trouve de nombreuses photos de la cinescénie du Puy du Fou —, et l’auteur ne met pas son drapeau vendéen dans la poche : il confirme les motivations religieuses du soulèvement sans repousser ce qui était parfaitement lié dans l’esprit et dans le combat de Vendéens, le retour du Roy, protecteur et défenseur des libertés essentielles.
Ce très beau livre est également préfacé par Philippe de Villiers, plus que jamais fidèle aux combattants vendéens, à leurs chefs et au chevalier Charette (Le Dernier Panache), chez lequel Napoléon voyait du génie. « Les Vendéens se sont soulevés contre l’arbitraire dans un mouvement qui leur était naturel ! »
On doit citer enfin le sermon éminemment vendéen du Cardinal Sarah, le 12 août au Puy du Fou où tout était dit sur la grandeur de nos ancêtres !

Henry RENOUL
Vice-président de la Vendée Militaire

Savoir n°122 de décembre 2017.

Suggestion de livres sur ce thème :

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Buisson-la-grande-histoire-des-guerres-de-vendee
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