La maçonnerie noire, vérité sur l’intégrisme

En 1951, la revue La France Catholique prit à partie Mgr Ducaud-Bourget dans un article intitulé « Ducaud-Bourget, Mgr Parente et le néo-intégrisme ». Quelques années plus tard, en 1954, ayant entendu parler du procès de béatification de Pie X, le valeureux prêtre se rendit à Rome pour s’informer « de cet intégrisme dont il était devenu un Néo ».

De cet intégrisme, il avait été largement question dans l’enquête à propos du Sodalitium Pianum, mieux connu sous le nom de Sapinière et parfois même qualifiée de « maçonnerie noire » en raison de son caractère discret voire secret. Mgr Ducaud-Bourget nous livre ici les pièces d’un procès très intéressant.   

Intégrisme

« Intégristes » : voici l’insulte que ces chrétiens ultra-modernes et libéraux du début du XXe siècle, condamnés par saint Pie X et dont les idées devaient malheureusement triompher au concile Vatican II, adressaient aux défenseurs de la doctrine catholique.

Pensez donc ! Ces « intégristes » avaient l’audace de rendre compte au pape des agissements des libéraux et de les surveiller pour contrer leurs manœuvres d’infiltration des séminaires, des diocèses et des communautés religieuses. En lisant la description des actions du Sodalitium Pianum on se rend compte que nous devrions percevoir le terme « intégriste » non pas comme une insulte mais plutôt comme un certificat d’orthodoxie catholique, aujourd’hui plus que jamais !

L’auteur :

Mgr François DUCAUD-BOURGET (1897-1984)

Le chapelain

Né en 1897 à Bordeaux Mgr Ducaud-Bourget fut ordonné prêtre en 1924, il fut nommé vicaire dans plusieurs paroisses de la région parisienne jusqu’à la déclaration de guerre de 1939. La débâcle la conduit provisoirement à Toulouse. Puis il revint à Paris où il prit une part active à la résistance à l’occupation, ce qui lui valut la Médaille de la Résistance et la Croix de Guerre.
En 1945, il fut nommé Chapelain de l’Ordre de Malte, ce qui lui conféra la titre de Monseigneur.
Il passa ensuite 3 ans à Haïti avant de revenir en Europe pour raison de santé.

Mgr François DUCAUD-BOURGET fut aussi un poète
Mgr François DUCAUD-BOURGET fut aussi un poète

En 1961 il fut nommé aumônier de l’Hopital Laennec. Quelques années plus tard, en 1969, fut promulgué le texte de la nouvelle messe. Mgr Ducaud-Bourget refusa de l’accepter. Il continua de célébrer la messe de son ordination ce qui provoqua rapidement un afflux de plusieurs centaines de fidèles chaque dimanche dans la chapelle. Sur pression de l’archevêché de Paris, il fut démis de cette fonction et mis à la retraite (Il avait alors 74 ans).

Le poète et le défenseur de la messe

Il ne se découragea pas pour autant. Ne pouvant abandonner les quelques 1500 fidèles qu’il avait regroupé à Laennec. Il décida de poursuivre son apostolat en célébrant la messe dans des salles louées, en particulier Salle Wagram, jusqu’à ce qu’il s’installe le 22 février 1977 à Saint-Nicolas du Chardonnet, ayant pris la résolution de barrer la route aux «démolisseurs de l’Eglise».
Mgr Ducaud-Bourget était aussi un excellent poète, puisque depuis 1935, il a écrit plusieurs recueils en vers. En 1936, il fonda la revue Matines, devenue en 1939 l’organe de l’Union universelle des écrivains catholiques.
Il avait confié aux Editions de Chiré la publications de trois de ses livres ainsi que la diffusion en librairie de ses autres productions.

Suggestion de livres sur ce thème :

La maçonnerie noire ou la vérité sur l'intégrisme mgr Ducaud-Bourget
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Roussel Libéralisme et catholicisme (intégrisme)
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Mgr Lefebvre Ils l´ont découronné (intégrisme)
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