Mondialisme : François Baroin sans faux-semblants. La mondialisation c’est le développement des échanges, mais le mondialisme c’est le gouvernement du monde par une élite de financiers autoproclamés bienfaiteurs de l’humanité.

Lu pour vous dans L’Echelle des Valeurs.

Le 16 novembre, François Baroin se prêtait au jeu de l’interview sur RMC. Il déclarait soutenir la politique d’Emmanuel Macron.
« Il est apprécié par une partie de notre électorat aujourd’hui », disait-il de l’occupant de l’Élysée. « Les mesures qu’il prend, continuait-il, le discours qu’il porte sur les libertés, que nous-mêmes à droite nous n’osions plus porter, les mesures sur l’ISF, les mesures sur le droit du travail, sur les ordonnances, je ne sais même pas si on serait allé aussi loin ». Il insistait : « La réforme du code du travail, on ne va pas cracher dessus, alors que franchement, c’est en gros ce qu’il y avait dans le programme de François Fillon ».

Fillon, rappelons-le, à qui Baroin servait de porte-parole pendant la campagne présidentielle. Le même Baroin était supposé mener les troupes des « Républicains » pendant les législatives. Ce Baroin encore, au mois de mars, avait qualifié Macron de « porte-parole du communautarisme ». Il osait même dire : « Le communautarisme, c’est appliquer le modèle américain (…) le communautarisme, voilà l’ennemi de la République ».
Serait-il tombé en état de confusion mentale ? Certainement pas ! Ce fils d’un ancien grand maître du Grand Orient de France ne fait qu’agir en parfait mondialiste.
Nous avons mis en évidence les liens de Fillon avec les réseaux mondialistes à travers son ami Henri de Castries (1), le président du groupe de Bilderberg. C’est qu’il fallait alors un candidat de droite, aux courants mondialistes, pour éviter une migration des électeurs vers le Front national.
Faut-il voir dans le peu de fougue de Baroin aux législatives une volonté assumée de faciliter la montée à l’Assemblée nationale des candidats d’En Marche ? Nous n’irons pas jusque-là, même si les récents propos du maire de Troyes sur Macron ressemblent à une trahison de son camp.

Mais en a-t-il même conscience ? Après tout, le laminage des Républicains réduit la scène politique française à trois grands courants : 1/ les mondialistes conscients ou inconscients, sur la ligne d’une Europe autoritaire à l’intérieur, mais soumise à l’Amérique des grandes banques de Wall Street à l’extérieur. 2/ L’extrême gauche anti-mondialiste. 3/ L’extrême droite elle aussi anti-mondialiste. Entre ces courants, des groupuscules survivront dans des interstices idéologiques.
Les Républicains s’ils ne trouvent pas leurs marques, seront bientôt un de ces groupuscules. Alors le Front national absorbera ses transfuges, s’il parvient à acquérir de la compétence gouvernementale et à augmenter son capital de confiance auprès des Français.
Et Baroin dans tout cela ? Il pourra servir de faire valoir à la tête de l’Association des Maires de France, s’opposant à l’installation de crèches dans les mairies et demandant plus d’impôts pour les communes. À moins qu’il ne finisse un jour plus vieux sénateur ou plus vieux ministre de France.
* Lire en particulier « Henri de Castries, le cavalier de Fillon » in « L’Échelle des Valeurs » de décembre 2016 et janvier 2017.

Dominique Strauss-Kahn se retrouve dans le même tropisme que François Baroin
Le 4 novembre, Dominique Strauss-Kahn faisait des confidences à un journaliste anglo-saxon en marge d’une table ronde la « World Policy Conference» qui se tenait à Marrakech (Maroc). L’ancien directeur général du FMI nous surprend à peine !
« Macron n’est ni gauche, ni droite, a-t-il affirmé. Je voudrais qu’il soit de gauche et de droite (…) C’est une bonne chose que les deux puissent travailler ensemble ».
Et de poursuivre : « Je crois qu’il n’y a pas d’avenir pour le Parti socialiste, et c’est une bonne chose. Le temps est venu de renouveler le centre gauche français ». Allant dans le même sens que ceux de François Baroin, des mots qui confirment la volonté de regrouper les forces mondialistes de droite et de gauche.
Dans sa conclusion, DSK ne craint pas d’enfoncer le clou. Il ose dire à propos du Parti socialiste : « Ce parti, qui est le mien, et je le dis avec tristesse, n’a pas su accompagner la mondialisation (…) Il est temps qu’il disparaisse ».

L’Echelle des Valeurs n°181 de décembre 2017

Mefret Giraud journees-chouannes-2016-01-l-histoire-et-la-republique-plaquette.net
Commander le livre sur chire.fr
Pinieux légitimiste-l-impossible-bonne-republique.net
Commander le livre sur chire.fr
Bouclier-la-republique-amnesique
Commander le livre sur chire.fr

Cet article a 1 commentaire

Laisser un commentaire