Tractations des groupes de pression de l’énergie éolienne

Tractations des groupes de pression de l’énergie éolienne. Les premiers plans datent au moins d’une bonne vingtaine d’années. Ils concernent presque tout le territoire français mais aussi, à présent, de larges zones maritimes. Appuyées par les gouvernements, les implantations terrestres touchent de nombreuses provinces. Les objectifs de la « Loi de transition énergétique pour la croissance verte » (sic), ont été présentés par moult dossiers chiffrés et dernièrement défendus par le ministre d’État Hulot, « ministre de la Transition écologique et solidaire ».

On ne demande pas l’avis des contribuables, on exige leur enthousiasme devant la vision hulotienne (dogme du réchauffement dû à la seule activité humaine !, interdiction des moteurs à explosion….), Seulement plus on avance, plus s’accumulent les obstacles et les oppositions. Arrêtons-nous sur le chapitre des éoliennes et d’abord sur les projets maritimes.

Le « Parc éolien en mer » est « piloté » par Engie (ex EDF-Suez) qui a proposé des installations d’éoliennes en mer : au large des côtes picardes et normandes, au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier… soit dans les zones relevant du Parc naturel marin.  Depuis cette année, a été mise en place l’Agence française pour la biodiversité qui chapeaute tous les parcs naturels marins français. Cette agence devait, fin novembre, confirmer ou non l’avis donné par le Parc marin. Car les opposants sont nombreux ; ils présentent des objections scientifiques, techniques, esthétiques, économiques de poids.

Il faut savoir que les installations empressées des éoliennes, ont été « exigées » par la Commission européenne au nom du développement des énergies renouvelables.

Il faut savoir aussi que contrairement aux autres pays développés, la France est le seul où le périmètre de sauvegarde zone entre les éoliennes et les habitations est de 500 mètres, quand celle des autres pays se situe entre 1500 et 1800 mètres. (1)

Le camp des « pour » a su trouver également des appuis, surtout du côté politique et des hommes d’affaires. Depuis 2010, Philippe de Villiers – qui fut président du conseil général de Vendée de 1988 à 2010 – a protesté contre le projet d’une centaine d’éoliennes de 150 mètres de haut plantées en mer entre l’île d’Yeu et l’île de Noirmoutier. On parle aujourd’hui de 62 éoliennes et les travaux devraient démarrer en 2019. D’autres projets d’implantation maritime ont été approuvés : au large de Saint-Nazaire, de Saint-Brieuc, Saint-Malo, du Calvados, au large de Fécamp et d’Étretat…

Pour les hommes d’affaires les choses ne vont pas assez vite. Ainsi Jean-Yves Grandidier, le patron du groupe Valorem, un des premiers dans la filière éolienne, a déclaré que « la filière éolienne terrestre est mort-née ». Pour quelle raison ? Pour l’entrepreneur, l’objectif fixé par la loi, soit passer à 32 % de nos besoins en énergies renouvelables, contre 16 % aujourd’hui, cet objectif est « intenable ». Et cela à cause des contraintes multiples imposées : habitations, monuments, centrales nucléaires, zones Natura 2000, aéroports, radars météorologiques… (Le Monde, 14/10/2017), qui limitent l’espace autorisé pour les éoliennes. S’ajoutent les réactions des opposants. Sur les quelque 235 projets éoliens, 53 % d’entre eux sont l’objet d’un recours en justice. Il y a pire aux yeux des hommes d’affaires : ce sont les contraintes militaires nombreuses, avec des zones interdites ou dangereuses.

En comptant avec les interdictions liées aux centrales nucléaires, on arrive en tout à plus de 50% du territoire métropolitain interdit aux éoliennes en 2016. Des ouvrages récents favorables aux éoliennes parlent même de 86 % car, dit-on, il y aurait un nouveau projet d’extension des zones tampon autour des radars militaires. Les éoliennes (les plus hautes font plus de de 180 mètres !) perturbent en effet les signaux de détection des avions. De nouvelles recherches doivent être menées par les armées pour y voir clair. Attendons-nous à une campagne de presse pour contraindre l’armée à céder – à quels risques ? – des espaces aux constructeurs nécessiteux… qui ont néanmoins trouvé au gouvernement des oreilles complaisantes.

A été annoncée la création d’un « groupe de travail » interministériel afin de faire céder les armées. Les généraux responsables des questions de circulation aérienne ont pourtant déjà donné un avis compétent : « il y a incompatibilité entre les impératifs de la défense et la politique énergétique du gouvernement ».

Michel LEBLANC

  • Lire sur ces questions le livre d’Alban d’Arguin, «Eoliennes, scandale d’Etat » (éd. Synthèse), distribué par Chiré.
  • Suggestion de livres sur ce thème :

Arguin-eoliennes-un-scandale-d-etat.net
Commander le livre sur chire.fr
I-Moyenne-27524-l-imposture-pourquoi-l-eolien-est-un-danger-pour-la-france.net
Commander le livre sur chire.fr
I-Moyenne-31046-eolien-une-catastrophe-silencieuse-couts-nuisances-efficacite-les-chiffres-qui-font-peur.net
Commander le livre sur chire.fr

Laisser un commentaire