Paradise Papers : Sörös à la manœuvre

On va dire que je fais une fixation sur George Sörös (voir mon tour d’horizon du 26 octobre) mais est-ce ma faute s’il est partout par le truchement de sa fondation Open Society, « l’une des plus riches organisations caritatives du monde » selon le Wall Street Journal et la deuxième aux États-Unis ?

Lu pour vous dans Présent.

Il n’est bruit depuis lundi que des Paradise Papers, révélations sur les placements — légaux, mais moralement condamnables — dans les paradis fiscaux que des quotidiens considérés comme « de référence », tel Le Monde en France, ont commencé à distiller. Pour mieux appâter le chaland, la reine Elizabeth II a été la première éclaboussée, suivie du président Trump, via son secrétaire d’État au Commerce Wilbur Ross, accusé d’investissements dans la Russie de Vladimir Poutine. D’autres plus petits poissons suivront, français notamment, car la matière ne manque pas. Selon Le Monde, en effet, les Paradise Papers représentent près de 13,5 millions de documents « initialement transmis, en 2016, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung par une source anonyme ». Ils ont été dépiautés par « le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 96 médias partenaires, dont Le Monde, soit 400 journalistes de 67 pays ».
Quel est ce mystérieux Consortium ? Justement, j’ai sous les yeux le livre publié en 2016 au Seuil sous le titre Le Secret le mieux gardé du monde — Le Roman vrai des Panama Papers par Bastian Obermayer et Frederik Obermaier, les journalistes de la Süddeutsche Zeitung, qui précisent : « Le ICH est une sorte d’association de journalistes d’investigation, dont on peut uniquement devenir membre sur invitation ou recommandation. Il compte aujourd’hui près de deux cents journalistes… Plus précisément, le ICIJ est un projet du CPI [Center for Public Integrity, Centre pour l’intégrité]. Le CPI et le ICIJ sont financés par des dons, l’un des plus grands donateurs étant le milliardaire de gauche libéral George Sörös . »
Attention : ce n’est pas parce que ce multimilliardaire est le Père Noël des Femen, des Roms, des musulmans bosniaques et maintenant des Rohingyas également musulmans qu’il faut jeter l’opprobre sur toutes ses entreprises. Mais est-ce à la seule vertu des initiés qui, brûlant ce qu’ils ont adoré, ont rendu publics, avec les Panama Papers puis les Paradise Papers, des contrats qu’ils avaient contribué à élaborer, qu’on doit ces divulgations, ou ces corbeaux rebaptisés lanceurs d’alerte ont-ils été grassement rémunérés ? Une sélection a-t-elle été opérée dans la masse énorme des documents fournis pour accabler certains, et au contraire en épargner d’autres ?
Open Society se flatte de lutter pour « la transparence ». On voudrait simplement être sûr que celle-ci est de règle dans le déballage actuel.

Lady Heather Stanhope

Présent n°8983 du 9 novembre 2017.

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