La farce du réchauffement : une imposture au service du mondialisme

La récente nomination par le président Macron de l’histrion Nicolas Hulot comme ministre d’État au ministère de l’Écologie d’une part, la dénonciation des accords de Paris (la COP 21) par Donald Trump d’autre part, nous donnent l’occasion de revenir sur ce sujet polémique du soi-disant réchauffement climatique dont nous avons déjà parlé dans ces colonnes, Gérard Bedel lui ayant consacré un article [1]. Il est vrai que c’est devenu depuis quelques années l’un des principaux thèmes abordés dans les conversations, les media, les politiques, etc. On y consacre même des conférences, les fameuses COP, au niveau mondial. Nous en sommes à la 22e. La thèse du réchauffement est ce serpent de mer qui revient très régulièrement à la une de l’actualité à la moindre catastrophe naturelle (exemple : les derniers ouragans dans les Caraïbes en septembre). La thèse qu’on cherche à nous faire gober, c’est que :

  1. Il y a un réchauffement climatique global de la planète.
  2. Il est anthropique, c’est le fameux effet de serre (origine humaine de ce réchauffement).
  3. Il menace l’avenir de notre planète.
  4. Il est de notre devoir de lutter contre.

Je vais donc tenter dans cette étude d’infirmer ou de confirmer ces postulats et de mettre en lumière les enjeux sous-jacents. Certes, elle ne prétend pas à l’exhaustivité, et pour ne pas l’alourdir par des notes trop nombreuses, j’indique immédiatement quels sont les ouvrages de référence sur lesquels je me suis appuyé pour vous présenter le plus complètement et le plus clairement possible l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la question. Ils sont au nombre de quatre et suffisent pour faire le tour complet du sujet [2].

Dans notre première partie, nous allons donc revenir sur la brève histoire du climat et de la climatologie. Dans une deuxième partie, seront abordées les escroqueries des faussaires, des manipulateurs et autres imposteurs. Nous aurons ainsi l’occasion de revenir sur le cas du sieur Hulot, une synthèse dans son genre. Enfin, nous dévoilerons les véritables enjeux de l’affaire.

Une brève histoire du climat et de la climatologie

Commençons donc par définir le climat, qu’il ne faut pas confondre avec le temps qu’il fait. Le climat est l’ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l’état de l’atmosphère (température, humidité, vent, pression, etc.) en un lieu donné et sur des périodes de temps longues (plusieurs décennies voire plusieurs siècles). On le constate immédiatement dans cette définition qui le sous-entend, il n’y a donc pas un seul climat mais des climats. Par conséquent, il devient donc difficile de parler d’un climat global et d’un réchauffement global. La terre est en effet divisée en grandes zones de chaleur avec les climats afférents. Nous les avons tous étudiés en classes de primaire ou au collège : deux zones froides (les pôles) avec un seul climat, le climat polaire. Une zone chaude intertropicale avec trois climats : le climat équatorial, le climat tropical, le climat désertique. Deux zones tempérées avec trois grands types de climats : océanique, méditerranéen, continental. Le climat de montagne est un cas à part.

Notons que le mot « milieu » convient également pour définir ces grandes zones. À l’intérieur de ces grandes zones, le temps qu’il fait, lui, peut varier, et c’est d’ailleurs surtout le cas dans la zone tempérée. Nous savons bien, dans nos régions françaises, que le temps peut changer plusieurs fois par jour. Mais le climat reste globalement le même. Pour qu’il y ait changement climatique, il faut donc qu’il y ait une véritable rupture et un changement durable des conditions climatiques dans la durée, le temps qu’il fait en sera donc lui aussi nécessairement affecté.

Les évolutions climatiques dans l’Histoire

Le propre du climat, c’est de changer ! Bien avant le CO2 et les « gaz à effet de serre », bien avant l’industrialisation des sociétés, certaines parties du monde ont vu leur climat changer. Je vous donne deux exemples contraires : le Sahara et le Groenland.

le Sahara : il ne fut pas toujours un désert. Les archéologues ont retrouvé dans les massifs du Hoggar et du Tibesti de très nombreuses peintures pariétales de la préhistoire. Celles-ci présentent une abondante faune africaine que l’on retrouve aujourd’hui dans la savane au sud du Sahel, en Afrique noire. Il y a donc quelques milliers d’années, le Sahara était un milieu beaucoup plus humide qu’aujourd’hui avec de vastes marécages et des lacs. Le biotope était sans doute très semblable à ce que l’on trouve aujourd’hui dans les grandes plaines du Serengeti au cœur de l’Afrique. La civilisation nilotique est d’ailleurs probablement née d’une migration des pasteurs nomades du Sahara vers l’Est et la vallée du Nil à la suite de ces changements climatiques progressifs qui ont asséché la région dans laquelle ils vivaient. Ainsi, de chasseurs ils deviendront agriculteurs. C’est la révolution néolithique. Le Sahara tel que nous le connaissons n’a guère plus de 6000 ans d’existence et est contemporain, dans sa formation, des premières civilisations pharaoniques. À l’échelle géologique, on peut même penser qu’il fut d’abord une jungle, si l’on en croit les fossiles et surtout le pétrole !

le Groenland : découvert à la fin du Xe siècle (985) par les Vikings d’Érik le rouge qui lui ont donné son nom, ce territoire ne présentait pas alors tout à fait le même climat qu’aujourd’hui, d’où ce qualificatif de « terre verte ». Nous étions alors au début d’une phase de réchauffement climatique qu’on a appelé le petit optimum médiéval et l’inlandsis et la banquise étaient certainement moins étendus qu’aujourd’hui. Le sud du pays était sans doute comparable à l’Islande et peut-être même à l’Irlande. On sait en effet que les Vikings défrichèrent des forêts de bouleaux et d’aulnes pour leur consommation de combustible, la construction et l’agriculture. Par la suite, à partir de la fin du XIVe siècle, cette civilisation viking groenlandaise décline puis disparaît au profit des Inuits. L’une des hypothèses les plus communément admises pour expliquer cette extinction et ce remplacement est que le Groenland aurait connu à ce moment-là un brusque changement climatique sur quelques décennies conduisant à un très important refroidissement auquel les Scandinaves n’auraient pas su s’adapter contrairement aux Inuits. De fait, cela correspond très exactement au commencement de ce que l’on appellera dans toute l’Europe le petit âge glaciaire et qui vit sur tout le continent et même jusqu’en Amérique du nord un très net refroidissement des températures, et cela jusqu’au XIXe siècle.

Vous l’aurez compris, la Terre, au cours de son histoire, a connu un grand nombre de changements naturels du climat qui n’a jamais été stable. Ainsi, il y eut des périodes où celle-ci était presque entièrement recouverte de neige et de glace, d’autres où elle était plus chaude qu’aujourd’hui. Avant la fin de la préhistoire (périodes du paléolithique et du néolithique) il est difficile de retracer l’histoire du climat. On ne peut employer que le conditionnel. Par exemple, comment et pourquoi les dinosaures se sont-ils éteints ? Personne n’en sait rien, ni la date (65 millions d’années ?), ni comment (explosion volcanique, météorite, changement de climat, etc.). Pour mesurer ces changements, l’historien et l’archéologue ont à leur disposition plusieurs outils, dont, entre autres :

– la dendrochronologie

– l’œnologie

– la glaciologie

– la palynologie

– les annales historiques

– le calendrier des rogations

C’est comme cela que nous savons que c’est au paléolithique qu’eut lieu le dernier grand âge glaciaire en Europe, il y a 20 000 ans comme en témoignent les peintures pariétales (bisons, mammouths, rhinocéros laineux, etc.). Le niveau des océans était également beaucoup plus bas comme en témoigne aussi la grotte Cosquer située dans les calanques de Marseille et aujourd’hui immergée à 37 mètres de profondeur. Au néolithique, le réchauffement est général et c’est la naissance de l’agriculture, des premiers états et des premières civilisations (Précolombien, Summer, Égypte, etc.). L’Antiquité dans l’ensemble est une période stable, ni trop chaude, ni trop froide, ni trop humide, ni trop sèche. Mais, il existe des variations climatiques à l’intérieur du monde antique. César nous apprend dans La Guerre des Gaules que Vercingétorix pratique la politique de la terre brûlée. Est-ce possible dans la Gaule « chevelue » de 52 avant Jésus-Christ ? Oui, répond la dendrochronologie, la fin des années 50 avant notre ère étant particulièrement sèche. Je rappelle que ce sont les Romains qui acclimatent la vigne en Gaule et bien au-delà, puisqu’on la trouve à l’époque pratiquement dans toute l’Europe très loin au nord. Inversement, les colonnes infernales ne parviendront pas à incendier la Vendée militaire à l’hiver 1794. Trop froid, trop humide…

Autres exemples tirés des annales romaines, déjà évoqués par notre ami Gérard Bedel : tous les ponts de Rome sont emportés par une crue du Tibre trois semaines après la mort de César. Or, vous savez qu’il fut assassiné aux ides de mars (le 15). Donc, la fonte des neiges dans les Apennins eut lieu très tôt cette année-là, bien avant le milieu du mois d’avril habituel. Enfin, dernier exemple de ces variations climatiques, dans la nuit du 31 décembre 406 au 1er janvier 407, les tribus germaniques franchissent le Rhin gelé à pieds secs ! C’est le début des grandes invasions barbares…

Au Moyen Âge, à partir de l’an 1000, on entre dans ce petit optimum médiéval déjà évoqué et qui dure au moins jusqu’au XIVe siècle en Europe. Ainsi s’explique la forte poussée démographique. Le XIIIe siècle est le siècle d’or, celui de saint Louis et des grandes cathédrales. La vigne monte alors très haut en Europe, jusqu’en Scandinavie.

Le petit âge glaciaire commence au XIVe siècle. Cette période longue (cinq siècles) dure de 1300 environ jusqu’en 1859, l’Europe et l’Amérique du Nord sont concernées. Cela se traduit par une grosse poussée glaciaire à partir de la fin du XVIe siècle dans les vallées alpines, par exemple. À Chamonix, la mer de glace est visible depuis le village, ce qui ne sera plus le cas après 1860. Ce refroidissement climatique a eu des conséquences importantes sur les sociétés : nous avons vu qu’il était probablement à l’origine de la disparition des Vikings au Groenland. Sur le continent européen, les famines, les épidémies et les guerres se multiplient et ce n’est sans doute pas un hasard. En France, sous le règne de Louis XIV, l’hiver 1709 fut mémorable : la température descendit jusqu’à -20° pendant des mois. La Seine gela, le vin aussi dans les barriques que l’on débitait à coups de hache, tous les arbres fruitiers moururent. C’est le point culminant du petit âge glaciaire.

À partir des années 1850, on entre à nouveau dans une période de réchauffement : les glaciers reculent. Comme cette période correspond également aux débuts de la révolution industrielle en Europe, il devient tentant de faire l’amalgame.

À travers cette rapide rétrospective, nous avons pu voir que le réchauffement climatique a eu plutôt des effets positifs et bénéfiques tandis que les périodes de refroidissement ont eu plutôt des effets pervers.

À suivre…

[lire la suite dans notre numéro]

Claude BEAULEON

[1] – Voir notre n° 706 (février 2016).

[2] – Hacène Arezki, Climat, mensonges et propagande (Thierry Souccar Éditions).

Philippe Verdier, Climat investigation (Éd. Ring).

Collectif The Oyster club, La Faillite du climatisme (Les Belles Lettres).

Emmanuel Le Roy Ladurie, Abrégé d’histoire du climat du Moyen Âge à nos jours (Éd. Fayard).

I-Moyenne-21267-climat-investigation-document.nethttp://www.chire.fr/A-206003-climat-la-grande-manipulation-co2-catastrophe-ou-bienfait.aspxI-Moyenne-9323-le-soleil-et-le-rechauffement-climatique-vol--2-de-l-arnaque-du-rechauffement-climatique.net

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