De la confiance à la coercition

De la confiance à la coercition

Dans le cadre du projet de loi organique visant à « rétablir la confiance dans la vie politique », en réalité en instituant une police de la morale, de la pensée et de la transparence pour tous, l’Assemblée nationale a augmenté considérablement les doses de moraline destinées aux « déviants » et autres malades mentaux. Simultanément, elle n’a pas omis de serrer la vis de plusieurs tours en votant des limites de taille à la liberté d’expression.

Au cours de la nuit du 24 au 25 juillet, les députés ont intégré dans le code pénal un amendement d’inéligibilité pour les personnes déclarées coupables de « faits liés au racisme, à l’antisémitisme, au négationnisme, à l’homophobie et à toute forme de discrimination ». C’est assez général, assez vague pour permettre une application des plus élastiques. Nous ne voyons pas quels sont les liens directs entre ces censures touchant à l’opinion, la pensée, l’histoire, voire la morale religieuse et « la confiance » recherchée entre les élus sommés d’avoir une conduite et des dépenses « transparentes ». Le 9 août, le projet de loi fut adopté (412 voix pour, 74 contre, 62 abstentions) [1].

Alain Jakubowicz, président de la Licra, n’a pas caché sa jubilation de voir les demandes de la Licra reprises et aggravées. Ceci dans son œuvre épuratrice si nécessaire ( ?), préparée avec minutie par des membres de son organisation et des élus convertis au macronisme. M. Jakubowicz, dont on connaît l’opiniâtreté, a fait agir quelques puissants réseaux, tout en sollicitant à plusieurs reprises des parlementaires sur lesquels il savait pouvoir s’appuyer.

Voici un échantillon de ces vedettes de la transparence : d’abord et c’est un appui considérable, Mme Nicole Belloubet, le garde des Sceaux (voir Les « nouveaux  membres du gouvernement), puis on peut citer Sabrina Goldman, vice-présidente de la Licra, membre de la commission consultative de la Licra et avocate ; Jean-Michel Mis, député de la Loire (LREM) ; Mario Stasi, avocat (il est frère de Bernard Stasi, qui, en 1984, publia un livre en faveur de l’immigration qui ne fait plus rire : « L’Immigration, une chance pour la France ») ; Olivier Dussopt, né en 1978, qui étudia à l’IEP de Grenoble, avant de devenir collaborateur parlementaire. Devenu député-maire(PS) d’Annonay (Ardèche), il est membre de la commission des lois ; Pierre-Yves Bournazel, né en 1977, fut étudiant à Sciences Po Toulouse, milita à l’UMP, devint conseiller régional d’Île-de-France, puis fut élu député de Paris en 2017. Il se signala en se déclarant favorable au PACS à la mairie ; Thierry Solère, le vibrionnant FM En Marche ! dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises ; Naïma Moutchou, avocate, née en 1980, d’origine marocaine, elle a été élue député LREM du Val- d’Oise. […]

Jacques DE KREMER

[1] – Il n’est pas inutile de répéter quelques notions de base. « La politique est distincte de la morale (…) les moyens de promouvoir la prospérité politique ne sont nullement fournis par la morale, celle-ci n’est pas une recette de succès temporel » (Louis Jugnet). D’autre part, la moraline officielle qui nous est administrée, est un sédatif destiné à faire passer la propagande officielle.

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