Éditorial, septembre 2017 : La loi Veil, une destruction programmée du peuple de France

Attendons-nous à subir les foudres, soit de certains de nos lecteurs, soit de quelques-uns de nos confrères « de la famille ». Pourquoi ? Pour la simple raison que nos deux collaborateurs Claude Beauléon et Luc Perrel osent, dans ce numéro, présenter le vrai visage, l’authentique portrait de Simone Veil, qui fut couverte de louanges par l’ensemble de la classe politico-médiatique. L’un et l’autre rappellent ce qui est généralement passé sous silence : la loi de 1975 qui porte son nom est à l’origine de « la mort ignoble et abjecte de près de 9 millions de petits êtres innocents, un vrai génocide, celui-là… »

Nous avons estimé utile de compléter ces deux articles, par deux prises de position, elles aussi sans équivoque, sans ambiguïté, sans faux-semblant, exprimées par Jean-Marie Le Méné et Gabrielle Cluzel (pages 38 à 42). Il en ressort très nettement que, depuis plus de quarante ans, l’avortement ne tient que par le mensonge, que la loi Veil est un « modèle mythique de violence politique » et, surtout, ce que l’on oublie bien trop souvent, que dans notre monde politique « aseptisé » la droite est en liberté surveillée, associée à une totale soumission à la gauche. C’est bien ainsi qu’est menée l’ensemble de la politique française depuis tant d’années : ce que la gauche fait ou décide, la droite ne peut jamais le défaire ou l’appliquer (selon le fameux phénomène de cliquet qui ne revient jamais en arrière, très bien expliqué par Yves-Marie Adeline [1]). Ainsi tout est accepté sans réserve, ce que Jean-Marie Le Méné a bien résumé : « L’avortement, sanctuarisé dans le tabernacle de la République, ne peut pas faire l’objet de la moindre remise en cause ».

Quant aux conséquences de la loi, il est incontestable que, votée quelques années seulement après la « révolution de 68 », elle a fortement favorisé le développement et la généralisation de la liberté sexuelle avec tous les drames qui en sont issus et que Gabrielle Cluzel rappelle très justement.

Non, vraiment, nous ne pouvons admettre que Simone Veil mérite les dithyrambes qui lui sont adressés.

[1] – Voir son ouvrage La Droite impossible. Essai sur le clivage droite-gauche en France (Éditions de Chiré, 2012).

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