Ses amis du grand patronat, toujours en quête de main-d’œuvre bon marché, lui ont-ils soufflé cette idée suicidaire ? Toujours est-il qu’en annonçant jeudi la création par la France «dès cet été» de prétendus centres d’examen pour demandeurs d’asile en Libye, le président, loin de lutter contre l’invasion de notre pays, a au contraire fait le choix d’amplifier et d’accélérer celle-ci.

Lu pour vous dans Présent.

Dans le jargon du lobby immigrationniste, on appelle cela des hot spot. Mais, en français correct, il s’agit ni plus ni moins que de centres prévus pour accueillir les candidats à l’asile et, nous dit-on, « étudier leur situation » avant qu’ils ne traversent la Méditerranée. L’idée, on l’aura compris, n’est donc pas de mettre un terme au déferlement permanent de clandestins vers l’Europe. D’ailleurs, en proclamant jeudi « on va aller les chercher », le président a été on ne peut plus clair.

L’idée est surtout, comme l’a bien expliqué Macron, de ne plus avoir « entre 800 000 et un million de personnes en Libye, dans des camps, des hangars » qui ne relèvent « même pas de l’humanité minimale » et « d’éviter aux gens de prendre des risques fous » en traversant la Méditerranée. En clair, il s’agit d’organiser notre propre invasion !
Une mesure que le président entend mettre en œuvre, a-t-il précisé, «avec ou sans l’Europe».

Car, peu enclins à se voir davantage envahis, nos partenaires européens, même les plus accueillants, se montrent « très réticents » face à cette proposition suicidaire.
Et ils sont loin d’être les seuls. Dans son délire immigrationniste, Macron se heurte même aux nombreuses réserves émises par des ONG pourtant très favorables à l’accueil des «migrants».

Ainsi, MSF soulignait-elle jeudi que « c’est gravement méconnaître la situation libyenne ». Car, « dans ce pays, les migrants se cachent de peur d’être capturés, torturés, rançonnés » et « on risque de les exposer un peu plus ».

Surtout, on peut se demander pourquoi vouloir installer de tels centres en Libye alors que, selon l’Organisation internationale sur les migrations, sur plus de 85 000 clandestins venus des côtes libyennes en 2016, 20 % étaient Nigérians, 11,4% Érythréens, 7,4% Guinéens et 6,4 % Ivoiriens. Nationalités qui, hormis les Érythréens, ne remplissent en aucun cas les conditions d’obtention de l’asile et sont avant tout des migrants économiques.

Franck Delétraz

Présent n°8912 du samedi 29 juillet 2017

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