Depuis de nombreuses décennies, l’État n’est plus qu’au service de lui-même – cela avant tout.

Lu pour vous dans Les 4 vérités Hebdo

Le mammouth (ou le dinosaure) éducatif n’est pas le seul à s’être engraissé en favorisant l’échec scolaire ou l’inefficacité pour embaucher toujours plus de fonctionnaires.

Les fonctions publiques territoriale et hospitalière ont numériquement explosé en personnels.

Les élus et les bureaucraties à leur solde se sont multipliés sur tout le territoire avec la régionalisation.

Les conseils régionaux, les conseils généraux et les groupements de communes sont venus s’ajouter aux préfectures, sous-préfectures et mairies.

Sur le plan national, l’armée et son budget ont subi, certes, une cure sensible d’amaigrissement qui semble se poursuivre.

Autrefois, sa fonction régalienne consistait à protéger le territoire des invasions. Elle dissuadait d’éventuels belligérants de nous déclarer la guerre pour occuper notre sol.

La force de frappe nucléaire a ainsi pleinement rempli son rôle pacificateur au niveau des conflits mondiaux.

Depuis, l’accueil des immigrés est, hélas, considéré comme un droit (pour eux), voire parfois un devoir (pour nous).

Si on ajoute les effectifs des policiers nationaux incluant les CRS, ceux de la gendarmerie, et ceux des policiers municipaux, nous avons la police la plus nombreuse d’Europe par habitant.

Pour la justifier, la légitime défense a été supprimée de facto par de nombreuses jurisprudences, même si elle existe encore de jure, car la police n’aura jamais le don d’ubiquité.

Mais les citoyens ont été désarmés dans toutes les acceptions du terme, comme dans tous les régimes totalitaires.

En même temps, les rémunérations des fonctionnaires n’ont cessé de s’accroître avec la multiplication des promotions internes, de corps comme de grade.

Il n’y aura bientôt plus d’employés, mais seulement des cadres ou des chefs.

Dans presque tous les domaines du service public, les progrès techniques (informatique, communication…) n’ont pas conduit à des gains de productivité, comme cela a été le cas dans le secteur privé avec la robotique et l’intelligence artificielle.

Pire encore ! Notre économie est paralysée par une multitude de lois, de décrets, de circulaires et de notes techniques pondues par nos bureaucrates pour justifier leurs emplois.

Bientôt, la liberté individuelle de s’exprimer, d’agir ou d’entreprendre n’existera plus dans notre beau pays suradministré, si rien n’est fait pour le libérer de cet étatisme bureaucratique extrêmement coûteux.

Jean-Marc MERCIER

Les 4 vérités Hebdo n°1103 du vendredi 21 juillet 2017

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