Le bon travail de l’abbé Rigault – précédé de Testament d’inventeur

Nous sommes très heureux de proposer aux lecteurs cet excellent petit traité sur le travail. Dans son livre Le bon travail, L’abbé Rigault pousse très loin sa réflexion sur le châtiment divin qui devient, en l’accomplissant comme il se doit, une source de vertus et de grâces incommensurables. Il en profite aussi pour mettre à mal, en la plongeant dans ses contradictions, la pratique moderne qui ne juge le travail que par sa compétitivité, sa production, sa rentabilité, sa récompense en monnaie sonnante et trébuchante.

La lecture de cet ouvrage, qui devient imperceptiblement méditation grâce au style et à la fine pédagogie de son auteur, bouleversera votre manière de penser le bon travail. En outre, il apportera de judicieux conseils sur l’éducation des enfants et le nécessaire retour aux sources d’une civilisation en pleine décadence ; de même, il accompagnera le lecteur dans sa pratique des grandes vertus de patience, d’humilité, de renoncement et de sacrifice. Le tout empreint de bon sens, d’une grande profondeur soutenue par les connaissances philosophiques et théologiques de l’abbé Rigault, toujours mesuré, équilibré, toujours accessible à tous (sans doute la plus grande qualité chez un intellectuel) et qui ne tombe jamais dans les lourdeurs moralisatrices, tentation pourtant facile dans ce genre d’exercice.

Ne pensez pas que ces quelques pages soient réservées aux agriculteurs, aux gens de la terre et à ceux qui vivent de leurs mains, non, elles sont destinées aux travailleurs, à tous les travailleurs, manuels, intellectuels, manœuvriers, chefs d’entreprise.

Pour tous et de tout temps, en un mot, catholique : un grand, un très grand petit livre !

Quelques extraits de l’ouvrage :

« Dans la vie quotidienne, la souffrance apparaît souvent comme un garde-fou pour montrer la limite du bon usage. Exemple, le feu brûle, on apprend à se chauffer sans se blesser.

Il y a aussi la peine du travail. On l’accepte, comme le prix à payer pour le plus grand bien qu’on souhaite acquérir. Et quand on peut payer moins cher, on ne s’en prive pas. »

« Les modernes placent leur bonheur dans les biens futurs (qui n’existent pas) et développent ainsi l’instinct de possession qui est une forme de l’avarice et de l’amour-propre. Par l’acceptation du travail humble, avec les fatigues qui lui sont attachées, nous trouvons, ici et maintenant, une certaine satisfaction qui nourrit notre âme, qui nous enseigne l’humilité et nous fait accéder aux premiers degrés de la contemplation. »

« Paradoxe entre la perception du plan divin et la douloureuse révélation de l’endurcissement des cœurs. Seul le Créateur saurait réparer la blessure de l’âme humaine. La pénitence que nous pratiquerons par l’acceptation des tâches humbles avec la limitation de nos ambitions sera d’abord l’instrument de notre réforme personnelle. Ensuite, devant l’aveuglement généralisé, elle deviendra l’expression de notre sacrifice, le cri de notre cœur lancé vers Dieu, le langage de notre prière. »

« On enseigne ce qu’on a découvert. Or, avant de découvrir, il faut avoir reçu l’héritage des anciens. Les jeunes écouteront-ils ? Tout ne s’enseigne pas en paroles et écritures ! La vie quotidienne : la soupe qui mijote dans la marmite, l’eau qu’on tire au tourniquet du puits, le fagot qu’on jette dans le four à pain, la fourche sur le tas de foin et l’aiguille sur la chaussette… La vie quotidienne est un enseignement, le langage d’un trésor caché ! Langage que les générations des années 1950 n’ont pas voulu transmettre, aveuglées qu’elles étaient par le mythe du progrès ! Et les enfants, retournés à la barbarie, cherchent à tâtons le chemin de la lumière ! »

Table des matières :

Testament d’inventeur, un témoignage personnel de l’auteur

Le Bon travail

I – Le tripalium

II – Travaux serviles et arts libéraux

III – Faire l’exercice

IV – La déséducation des petits enfants

V – Usage – privation – contemplation

VI – La souffrance

VII – Le temps

VIII – Le travail éducateur

IX – Remonter à la source

X – Le fin mot de la technique

XI – La civilisation artificielle

XII – Refaire l’unité

XIII – Les barreaux de la contemplation

XIV – Retour à la case départ

XV – Perspective

Annexe 1 – Les clés de saint Pierre

Annexe 2 – Un exemple d’exercice pratique

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