Trump : seul contre tous, il tient tête

Il s’en est passé des choses à l’occasion de ce G20, en session à Hambourg, pour la plus grande joie de 100 000 casseurs du Black-Block. Et lors de la visite de Trump en Pologne, où il rencontra un grand succès populaire.

Lu pour vous dans Rivarol

Du premier les gazettes ont retenu deux photos : une de Trump, assis à sa place, seul, tandis que tout autour les délégués des autres pays se concertent avec animation. Avec cette conclusion : ce ne serait plus l’Amérique de Trump qui régirait le monde mais le triumvirat Merkel-Trudeau-Macron. La seconde montre Ivanka Trump occupant lors d’une session sur le climat, la place de son père. Celui-ci s’étant éclipsé pour débattre de sujets sérieux avec Poutine. Montrant ainsi tout l’intérêt qu’il porte au Réchauffement Climatique et autres balivernes.
Pour ce qui est de la Pologne les peuples retiendront que le Président des Etats-Unis aurait été la victime d’un énorme affront diplomatique que lui aurait infligé Agata, la femme du Premier Ministre polonais, Andrzej Duda. Après son discours et l’intervention de Melania, puis l’exécution des hymnes nationaux, Trump qui était à la droite de celui-ci se tourne vers lui, lui serre la main. Pendant qu’ils échangent quelques mots courtois, sa femme, qui se trouve à l’extrême droite, tendant la main, se dirige vers Melania qui est à l’autre extrémité. Trump, croyant qu’elle s’adresse à lui, au moment où elle passe devant lui, lui tend la main, ce qu’à l’évidence elle ne voit pas ayant le regard fixé sur la présidente. Cette scène fait le tour du monde, les media se réjouissant de ce qu’ils décrivent comme une humiliation. Or la scène ne s’arrête pas là, bien sûr : lorsque Agata Duda, se retournant perçoit sa maladresse, elle prend la main de Trump, la serre vigoureusement, et échange quelques mots avec lui. Celui-ci, en parfait gentleman, serre la main qui se tend vers lui, lui sourit et la complimente.
Pourtant cette visite fut importante et ne se limita pas à cette anecdote. Newsweek, ce détestable haut-parleur de la gauche bien-pensante, depuis trois quarts de siècle, véhicule la Pensée Unique mondialisée. Il ne pouvait pas laisser passer cet événement sans le commenter. Détenu par les héritiers d’un homme d’affaires canadien, Jœy Harman, « bienfaiteur d’Israël et des causes sionistes », époux d’une élue Démocrate californienne d’extrême gauche, d’origine juive polonaise, Jane Harman, il est également propriété de la société Internet IAC- Interactive corp., dirigée par un homme d’affaires américain, Jœy Levin.
Du discours de Donald Trump les media aux ordres n’auront retenu que les passages dans lesquels il y avait matière à exacerber l’antagonisme russo-américain. Or il y avait bien d’autres choses dans ces paroles.
« Le président Donald Trump, écrit Josh Lowe correspondant du journal en Europe, a prononcé à Varsovie un long discours en défense de l’Occident… Qu’on nous pardonnera d’avoir trouvé un peu confus ». Or tout était explicite, à condition que l’on ne soit pas borné. Comment douter de la menace quand des centaines d’Européens ont été tués par des terroristes islamiques au cours des derniers mois et que des millions de soi-disant réfugiés déferlent par-dessus les frontières ? Semant la terreur et ayant fait du viol des femmes européennes un mode de comportement adapté non pas aux coutumes de notre continent mais à celles des pays d’où ils viennent.

LES MEDIA, DE “FAKE NEWS” EN “FRAUD NEWS

Newsweek ne tolère pas que Trump se réjouisse que « la Pologne soit un pays qui ait gardé vivaces ses traditions et son caractère national ». Et qu’elle ait refusé la soumission au diktat de l’UE imposant la submersion de ses membres par les vagues migratoires venues d’ailleurs. Tandis que le respect de l’identité nationale polonaise s’accompagne d’un renforcement des liens familiaux, pour Trump ce qui a fait la grandeur de l’Europe et de l’Amérique c’est « le culte des héros historiques », « les symphonies », « les coutumes immémoriales », « les œuvres d’art sources d’inspiration », « la défense des règles de Droit », « le pouvoir délégué aux femmes qui fait d’elles les piliers de notre société ». Pour Newsweek et son journaliste, ces mots sont aussi inacceptables qu’est intolérable la supplique qui conclut son adresse à la nation polonaise : « Chaque mètre carré de votre sol, chaque centimètre de notre civilisation méritent d’être défendus au prix de sa vie par chacun d’entre nous ». Une phrase incompréhensible pour ce scribouillard inculte et donneur de leçons … « J’espère en tout cas profondément, marmonne-t-il, qu’il s’agit d’une métaphore ! »…
La technique utilisée dans cet article par Josh Lowe en dit long à la fois sur l’honnêteté intellectuelle de ce journaliste et sur le respect de la déontologie pratiqué par son journal. Il sélectionne en effet un certain nombre d’affirmations de Donald Trump. Par exemple : « Le triomphe de l’esprit polonais au cours des siècles de souffrance nous donne beaucoup d’espoir dans un avenir où le Bien triomphera du Mal et la paix l’emportera sur la Guerre ». Il n’y a rien dans cette phrase, certes peut-être naïve, qui soit obscur ou ambigu. Néanmoins M. Lowe entend indiquer au lecteur ce qu’il doit comprendre. « Traduction : la plus grande partie du discours de Trump est faite de méandres philosophiques sur la « défense de la civilisation et de l’Occident » contre les “forces” (il ne définit jamais vraiment quelles sont ces “forces” quoiqu’il ait pu mentionner « le terrorisme islamique radical » comme une nouvelle menace partagée) qui entendent « miner notre courage, saper notre détermination et affaiblir notre volonté de nous défendre nous-mêmes et notre société ».
En somme ce serait en combattant Trump sur sa volonté d’en finir avec les ennemis des Etats-Unis qu’on aurait le plus de chances de se débarrasser de lui. Une analyse des articles de Lowe consacrés à Trump et aux populistes en général montrera que les plus virulents sont ceux dans lesquels est dénoncée la volonté prioritaire de défendre la civilisation occidentale et la culture chrétienne de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

René BLANC

Rivarol n°3291 du 13 juillet 2017

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