Journées chouannes 2016 – 11 – De bons livres pour nos enfants

Interventions de Francine Bay, Mauricette Vial-Andru, Véronique Duchâteau et Marie du Tertre qui nous font profiter de leur expérience pour nous aider à choisir avec sagesse et prudence de bons livres pour nos enfants.

Journées Chouannes 2016 11 : De bons livres pour nos enfants – Plaquette

Table ronde avec Francine Bay, Mauricette Vial-Andru et Véronique Duchâteau, dirigée par Marie du Tertre.

 

Extraits :

Mauricette Vial-Andru :
Il y a trois idéologies qui m’inquiètent beaucoup dans les romans qui paraissent pour les jeunes : l’idéologie libertaire : il n’y a pas de vérité, tout se vaut. L’idéologie naturaliste, vous pensez à Jean-Jacques Rousseau : tous les hommes sont bons, l’homme n’est jamais qu’un animal un petit peu plus perfectionné et il n’y a finalement pas besoin de Dieu pour s’améliorer puisque l’homme est naturellement bon. Et puis il y a aussi la pensée révolutionnaire : tout le passé est mauvais, on le rejette carrément et il faut bâtir quelque chose de nouveau. Dans cette pensée révolutionnaire, le mensonge est bon quand il est utile. Les riches sont forcément mauvais, l’homme n’a pas d’âme et dans ces romans révolutionnaires on attaque la patrie, la famille. J’ai lu des romans où l’on montre finalement que les familles recomposées c’est très bien. On peut être heureux dans une famille recomposée, il n’y a aucun problème, c’est très bien, etc. Finalement, les familles monoparentales pourquoi pas ? Vous avez énormément de romans qui paraissent, des centaines de romans qui paraissent tous les ans. Je me méfie beaucoup des romans dit « fantaisie », où vous avez des histoires de dragons, de sorcières. Finalement c’est une société sens dessus-dessous. C’est démoniaque on pourrait dire. Voilà.

Véronique Duchâteau :
Je rebondirai sur ce que vous avez dit ; un bon livre pour enfant doit faire le lien à l’intérieur de la famille. Je m’en suis vraiment rendu compte en vous rencontrant, en rencontrant les lecteurs. Un bon livre pour enfant, même pour tout-petit, c’est un livre que toute la famille va prendre plaisir à regarder et à lire. C’est très important d’échanger avec les enfants sur les livres. Lire les livres avant, bien sûr, et de pouvoir en parler après avec eux. Cela permet aussi d’aborder des thèmes, des sujets qu’on n’aborderait pas forcément comme ça, le soir en rentrant du travail. Cela doit être vraiment un lien entre les générations. Voilà. Cela doit être un critère. Si vous prenez un livre, même pour tout-petit, et que vous dites : « Oh là, il est vraiment gnangnan », ne le donnez pas à votre enfant. Même un livre pour bébé doit être agréable et faire plaisir à tout le monde du plus petit à la plus vieille grand-mère, ou grand-père. Voilà.

Francine Bay :
Je trouve que le bon test c’est de feuilleter le livre et si on a du plaisir à le lire, c’est quand même assez facile de voir s’il est bien écrit. Je pense qu’en lisant une page ou deux, on se rend bien compte s’il y a des mots qui ne sont pas adaptés, des tournures de phrases qui ne sont pas élégantes. Enfin, un style facile et agréable à lire, fluide, bien écrit. Je pense qu’on s’en aperçoit assez vite. Il ne faut pas négliger cet aspect important. Il y a un autre point qui n’a rien à voir avec l’écriture, qui nous concerne nous, mais qui me paraît aussi très important pour les livres d’enfants. Je pense que je peux me permettre de l’aborder, c’est celui des illustrations. Les enfants attachent énormément d’importance aux illustrations de leurs livres. Je me souviens encore des illustrations de certains livres que je lisais quand j’étais petite. Souvent les illustrations sont quand même un reflet, un accord avec le texte, donc c’est important qu’elles soient jolies et révèlent un véritable esprit chrétien. Nous chrétiens, nous sommes des gens heureux, joyeux. Nous avons le mode d’emploi de la vie. Nous savons où est la vérité, nous ne posons pas de questions. Il faut que les dessins expriment cela. Si les dessins ou les personnages ont des regards anxieux, des couleurs tristes, je pense que c’est déjà très mauvais signe. Je fais très attention aux illustrations de mes livres. Je ne sais pas du tout dessiner, mais c’est très important que les illustrations soient en accord avec le texte. C’est un bon critère et facile pour nous à déceler en feuilletant le livre.

Marie du Tertre :
Voici exposés tous ces critères. Attention à la morale faussée qui présente comme bon ce qui ne l’est pas, et comme vrai ce qui est faux. Ça, c’est vraiment un critère fondamental. Il faut bien penser que les enfants s’assimilent aux héros. Ils rentrent dans l’histoire. Après ça, ils en sont imbibés. La base est donc la conformité à la morale naturelle, comme on l’a dit. Attention aux romans historiques qui se permettent très souvent des anachronismes (ça c’est une erreur importante). On a parlé du vol, du mensonge, l’ambiance familiale, le comportement, la vérité. Il faut de bons exemples. Des histoires vraies, loin du romantisme, et conformes à la réalité. Un bon équilibre entre les différents genres en effet. Je suis d’accord avec madame Duchâteau comme avec tout le monde d’ailleurs, il faut bien panacher. Vie de saints, bien sûr, mais documentaires, romans, parce qu’il faut leur montrer un monde équilibré. Le monde qui existe aussi, mais avec les valeurs morales naturelles respectées.

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