Journées chouannes 2016 – 04 – Économie : quelles solutions pour la France ?

Écartelée depuis bien trop longtemps entre les solutions marxistes et libérales la France a pourtant besoin, plus que jamais pour sa simple survie, d’une troisième voie : le nationalisme économique. C’est ce que vont s’appliquer à démontrer les trois intervenants de cette table ronde : Jean-Claude Martinez, Pierre Godicheau et Francis Bergeron

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Table ronde avec Jean-Claude Martinez, Pierre Godicheau et Francis Bergeron, dirigée par Jean-Baptiste Geffroy, sur la mise en place d’une économie catholique.

Extraits :

Jean-Claude Martinez :
Si on comprend qu’il faut libérer les énergies et être le premier pays au monde qui supprime l’impôt sur la création, (supprimer l’imposition à la création, supprimer la punition de la création et donc supprimer l’impôt sur le travail), sur le travail (pas la famille, pas la Patrie) l’imposition du travail ; si on a l’intelligence de faire sauter cet impôt sur le revenu du travail qui s’appelle l’impôt sur le revenu, alors on libère les énergies.
Quand on libère les énergies, cela devient une économie énergétique si j’ose dire, et tout devient possible parce que si vous travaillez, vous gardez l’argent pour vous. Non pas pour payer l’AME, les 600 millions de l’AME pour payer Pierre ou pour payer Paul, etc.
Quand vous travaillez pour avoir cette finalité, sans le faire exprès (c’est toute la théorie des libéraux), par votre simple égoïsme, votre travail, la richesse se crée.
Les économistes ont beau dire que la richesse c’est le travail du capital, non !
Le point de départ, la richesse c’est du travail. Le premier bonhomme qui ira sur la lune, qui enlèvera son scaphandre parce qu’il respirera je ne sais pas comment, et qui commencera à piocher la lune, celui-là il commencera à créer de la richesse.

Pierre Godicheau :
Il y a des économistes purs, mais moi je pense qu’un économiste qui veut agir est un économiste politique.
Obligatoirement, l’économiste s’inscrit dans un contexte politique.
Alors j’ai donc écrit un livre récemment qui s’intitule Économie ou socialisme, il faut choisir. Dans l’avant-propos, je m’interroge : pourquoi les hommes politiques ont échoué depuis 40 ans ?
Je remonte à la mort de Georges Pompidou, mais on pourrait aller même avant.
Dans le livre j’utilise un test que j’ai trouvé dans un journal (c’est le Nouvel Observateur, je le reconnais mais c’est un collègue qui me l’a fait faire. Ce n’est pas moi qui lisais le Nouvel Observateur). Tout le bureau l’a fait, on était au Quai Branly à l’époque.
Ce test m’a fait comprendre le monde politique dans lequel j’évoluais et auquel je ne comprenais pas grand-chose. Finalement, j’ai abouti à une notation des hommes politiques.
J’arrive à la conclusion que, depuis 1945 pratiquement, aucun homme politique dans ce test n’a la notation suffisante pour faire ce qu’il faut en France. Aucun président de la République, ni premier ministre.

Francis Bergeron :
Le débat d’aujourd’hui, la table ronde portait sur la notion d’engagement catholique si j’ai bien compris, dans l’économie, dans la cité.
C’est vrai que je me suis souvent interrogé sur le rôle d’un DRH, ou le rôle d’un président de Conseil des Prud’hommes catholiques : que doit-on faire ? Que ne doit-on pas faire ? Que peut-on faire surtout ?
On peut faire des choses et c’est vrai que par exemple au niveau des embauches, c’est important de sélectionner des managers, des cadres, des employés ayant les compétences techniques, mais ayant aussi les compétences managériales, les compétences humaines ; ayant je dirais, l’amour des collaborateurs avec lesquels ils vont travailler.
Je crois que c’est un élément qui aujourd’hui disparaît dans les raisonnements des entreprises peut-être trop souvent. Pas toujours, pas toujours, loin s’en faut. Mais cette notion d’intérêt, de passion même pour les collaborateurs de l’entreprise, cette volonté de faire en sorte qu’ils s’épanouissent dans l’entreprise, qu’ils y trouvent non seulement la juste rémunération de leur effort mais aussi le développement de leur carrière et le plaisir de venir travailler, je crois que c’est très important.
Donc je dirai que dans des fonctions de ressources humaines, dans des fonctions de cette nature, la dimension catholique n’est pas négligeable. Elle peut être mise en valeur, elle peut être mise en avant.
Je dirais qu’il y a un certain respect pour les managers, les cadres qui prônent ces valeurs-là dans les entreprises, contrairement à ce que l’on pourrait croire.

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