Présidentielle : pourquoi participer à cette farce ?

Quelques réflexions de Jérôme Bourbon à destination de ceux qui hésitent dans leur choix lors de cette affligeante élection « pestilentielle » 2017.

Lu pour vous dans Rivarol

S’achèvera dans quelques jours la campagne du premier tour de la dixième élection présidentielle au suffrage universel direct. Ce fut de loin la pire de toutes, la plus ennuyeuse, la plus médiocre, la plus dépourvue d’intérêt. Alors que le pays se meurt et que la situation est chaque jour plus catastrophique dans tous les domaines, les différents candidats en sont restés à la surface des choses et se sont bien gardés d’aborder les sujets les plus fondamentaux. Alors que la France a été victime sur son territoire de plusieurs attentats terroristes sanglants depuis deux ans et demi, les différents prétendants n’ont quasiment pas traité les questions de défense et de sécurité intérieure et extérieure alors qu’il s’agit des prérogatives régaliennes essentielles du chef de l’Etat. Alors que notre pays connaît une immigration massive qui s’assimile à une colonisation à rebours depuis des décennies et que le règlement de la question des “migrants” envahissant l’Europe, de manière accélérée depuis deux ans, est crucial pour l’avenir de notre pays et de notre continent, aucun des candidats ne propose une politique de réémigration, aucun ne croit au phénomène pourtant évident et massif du Grand Remplacement, aucun n’a mis au centre de sa campagne et de ses préoccupations la question des flux migratoires, des frontières, du rétablissement de l’Etat.

Et que dire de la défense de la famille et de la vie ? Alors que l’on voit autour de soi les désastres spirituels, humains, moraux, sociaux, psychologiques et économiques causés par le délitement de l’institution familiale, par l’explosion des familles décomposées et recomposées, des cellules monoparentales, aucun candidat ne s’est prononcé pour une vigoureuse et ambitieuse politique nataliste et d’aide aux familles, et notamment aux familles nombreuses. Aucun n’entend remettre en question les avortements de masse, ni non plus leur remboursement à 100 % par la Sécurité sociale. Aucun n’entend mener une politique de tolérance zéro contre la drogue et ses trafiquants qui déciment et pervertissent notre jeunesse. Aucun ne s’intéresse aux ravages de la pornographie à la télévision et sur Internet, aucun ne propose de lutter contre ce fléau. Pourtant, si les lobbies et les pouvoirs publics sont capables de faire fermer des sites dits d’extrême droite ou de censurer des vidéos révisionnistes, on ne voit pas pourquoi l’on ne pourrait pas lutter efficacement contre le déferlement de la pornographie sur la Toile. Il manque seulement la volonté politique. C’est que, loin de nous protéger, les différents partis et candidats participent, tous à leur manière, à notre destruction.

Quel que soit le candidat qui triomphera le 7 mai au soir, le massacre industriel des innocents se poursuivra sans répit dans tous les avortoirs de France et de Navarre, la laïcité qui nous détruit et nous avilit depuis plus de deux siècles continuera à imposer sa loi, c’est-à-dire l’apostasie publique et totale d’une nation autrefois chrétienne. Les millions d’allogènes présents sur notre sol y resteront, ainsi que les milliers de mosquées surgies de terre. Les impôts et taxes de tous ordres continueront à flamber, ainsi que la dette et les déficits publics. Les lois liberticides Pleven et Gayssot continueront à être appliquées dans toute leur rigueur. Les révisionnistes seront toujours pourchassés, ruinés, embastillés et socialement exclus. Rien ne changera, sinon en pire. Depuis 1945, chaque président de la République nouvellement élu a été pire encore que son prédécesseur. Il n’y a aucune raison pour que cela change cette fois. Surtout lorsque l’on observe l’affligeante médiocrité de l’actuel personnel politique, son absence totale non seulement de culture mais aussi de vision, de génie, de souffle, de convictions, de colonne vertébrale. Aucun des principaux pantins présélectionnés par les élus de leur République ne suscite l’enthousiasme, n’attire la sympathie ni ne mérite notre confiance. A des degrés divers, ils sont tous matérialistes, tous républicains, tous sans foi ni loi, tous dénués de transcendance et de vista, tous des caniches du CRIF.

Comme c’est le cas pour chaque élection, depuis de longues décennies, les uns et les autres nous conjurent de voter pour le moindre mal et s’en prennent vivement à ceux qui s’abstiennent. Comme si voter pour le prétendu moindre mal avait un jour permis de freiner ou d’inverser le déclin. On l’oublie souvent mais il convient de le répéter : le moindre mal reste un mal. Et d’ailleurs existe-t-il vraiment un moindre mal ? Faut-il participer à cette gigantesque mascarade électorale en départageant les prétendants ? Est-on obligé de se salir les mains en choisissant un corrompu pour éviter d’autres peut-être encore plus pourris que lui ? Beaucoup, à l’extrême droite, disent que malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, il faut quand même voter pour Marine Le Pen. Nous ne partageons pas ce point de vue. Pourquoi donc faudrait-il absolument voter pour cette épouvantable harpie, sans cœur, sans principe et sans honneur, qui a trahi tous les fondamentaux du nationalisme français, exclu les militants et cadres sincères et désintéressés, et jusqu’à son propre père, qui prétend ne rien devoir à personne, qui refuse d’abroger les lois antirévisionnistes, qui est une militante abortive et laïciste et refuse de croire au Grand Remplacement ? Sous couvert d’anonymat, un collaborateur de la tenancière de la cage aux folles exprime dans Marianne un jugement sévère mais pertinent sur la campagne de sa candidate : « Elle fait une campagne trop classique. Il n’y a pas de colonne vertébrale, pas d’axe fort, on ne retient pas un message en particulier. Elle atteint les limites de la dédiabolisation. Comme elle refuse d’être dans la transgression à la manière de son père, elle n’apparaît pas spécialement comme la candidate anti-système. » Ce fut frappant dans les débats télévisés où ses prestations furent calamiteuses et où les « petits candidats », et notamment Philippe Poutou, aussi détestable que soit l’idéologie dont il se réclame, lui porta de rudes coups en l’accusant d’être une candidate volant les deniers publics et protégée par le système grâce à l’immunité parlementaire alors qu’il n’existe pas d’immunité ouvrière. La séquence fut dévastatrice à en juger par les réactions autour de soi, sur les forums de discussion et sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen est restée coite, le visage fermé, l’air hautain, accusant le coup. Comme quoi les débats peuvent être parfois de bons révélateurs des personnalités et des miroirs de l’âme. […]

Rivarol

Rivarol n°3279 du 20 avril 2017

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Ma république des Maires
Lectures-Françaises-n-716-decembre-2016-le-suffrage-universel-en-question.net
Le suffrage universel en question
N° 112 de juin-juillet 1966 : Les grandes manœuvres des élections
Voter : piège ou devoir ?

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