Un grand et saint pape qui aimait la France

Témoignage clé d’une noble figure contemporaine du pape S.S Pie XII et de sa prédilection pour le pays de Notre-Dame, la France.

Un bijou à lire et relire, mais surtout à TRANSMETTRE :

Un grand et saint pape qui aimait la France – S. S. Pie XII, tel que je l’ai connu

« À dix-huit ans, bien qu’il pût légitimement prétendre aux plus brillantes situations, se sentant appelé par Dieu, il renonça au monde et entra au séminaire Capranica où il devint un séminariste modèle, d’une profonde piété, d’une grande distinction et toujours d’une bonté souriante ; malgré sa grande humilité et « sa volonté d’effacement, il brille déjà d’un éclat exceptionnel. » Érudit, il est en outre artiste et musicien dans l’âme. » […]

La transcendance surnaturelle de ce pape

« Le discours qu’il prononça dans la basilique métropolitaine de Notre-Dame prit une allure prophétique et remua les âmes jusqu’au tréfonds d’elles-mêmes. Avec une admirable maîtrise du sujet « le choix des expressions, des images, l’intonation de la voix, la pureté du langage et jusqu’aux gestes sobres d’une distinction vraiment royale » et une intensité de cœur bouleversante pour nous Français, il proclama la vocation chrétienne de notre France. Écoutez : « Tandis que… je célébrais au nom du Souverain Pontife l’inauguration de la basilique érigée en l’honneur de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, une inexprimable émotion m’envahissait le cœur, d’une suavité si pénétrante que je ne voyais pas sans un mélancolique regret approcher le moment de m’éloigner de Lisieux, où je venais de vivre ces heures inoubliables et vraiment célestes. Mais voici que le parfum dont mon âme était tout embaumée me suivait, m’accompagnait au cours de mon voyage de retour, à travers la luxuriante fécondité des plaines et des collines de France, de la douce terre de France, souriante dans sa parure d’été. Et ce parfum m’accompagne encore ; il m’accompagnera désormais partout… Mais, à me trouver aujourd’hui en cette capitale de la grande nation, au cœur même de cette patrie… mon émotion redouble encore… Comment dire, mes Frères, tout ce qu’évoque en mon esprit, en mon âme, comme dans l’âme et dans l’esprit de tout catholique, je dirais même dans toute âme droite et dans tout esprit cultivé, le seul nom de Notre-Dame de Paris ! Car ici, c’est l’âme même de la France, l’âme de la Fille Aînée de l’Église, qui parle à mon âme. Âme de la France d’aujourd’hui qui vient dire ses aspirations, ses angoisses et sa prière. Âme de la France de jadis dont la voix, remontant d’un passé quatorze fois séculaire, évoquant les Gesta Dei per Francos, parmi les épreuves aussi bien que parmi les triomphes, sonne aux heures critiques comme un chant de noble fierté et d’imperturbable espérance.

Un pape qui connaissait la France

« Voix de Clovis et de Clotilde, voix de Charlemagne, voix de Saint Louis surtout, en cette île où il semble vivre encore et qu’il a parée, en la Sainte Chapelle, de la plus glorieuse et de la plus sainte des Couronnes ; voix, aussi des grands docteurs de l’université de Paris, des maîtres dans la foi et la sainteté… Leurs souvenirs, leurs noms… en même temps qu’ils proclament la vaillance et la vertu de vos aïeux, jalonnent comme une route triomphale l’Histoire d’une France qui marche et qui avance en dépit de tout, d’une France qui ne meurt pas !… Prêtons l’oreille à la voix de Notre-Dame de Paris… Notre-Dame de Paris, toujours sereine en sa calme et pacifiante gravité, semble répéter sans relâche à ceux qui passent : Orate fratres ! Nous les connaissons, les aspirations, les préoccupations de la France d’aujourd’hui… Mais ces aspirations mêmes que malgré la grande variété de leurs manifestations nous retrouvons à chaque génération française depuis les origines, comment les expliquer ? Inutile d’invoquer je ne sais quel fatalisme ou quel déterminisme racial. À la France d’aujourd’hui qui l’interroge, la France d’autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation. Car mes frères, les peuples, comme les individus, ont leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur vocation. » […]

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