Notre Dame du Puy – Histoire et fioretti

Le Puy… Cœur de la chrétienté de France, domicile de Notre-Dame sur Sa terre de prédilection, et contrée bien oubliée dans nos temps d’apostasie. Sachez que cette Terre du Velay est bénie, sacrée, et est le vrai centre de France :

Notre Dame du Puy – Histoire et fioretti

« Remercions, félicitons Élise Humbert qui, par un don pédagogique exceptionnel – elle est fille  de professeurs, enseignante et fondatrice d’école – nous donne ce petit chef d’œuvre qui nous rappelle nos racines religieuses et politiques. Ce livre est un véritable contrepoison, indispensable contre l’intoxication de la plupart des grands médias qui occultent ou déforment l’histoire d’une Cité unique : le Puy en Velay, un des plus hauts lieux de pèlerinage de France et d’Europe, où prièrent, s’agenouillèrent, des Papes, des Évêques, des Empereurs, des Rois, des Princes, la mère de notre sainte Jeanne d’arc, et combien d’autres. » […]

« Au pied du Mont anis, dans la petite ville de Ruessium qui deviendrait Saint Paulien, vivait une veuve qu’un mal étrange, une fièvre persistante, consumait sans qu’aucun remède ne pût l’apaiser. Elle avait été convertie et baptisée par saint Front, aussi avait-elle entendu parler de la  Vierge libérale et toute puissante, mère de Celui qui guérissait les âmes et les corps, et elle la suppliait avec confiance.

Elle avait continuellement en dormant plusieurs visions et dénonciations, dans lesquelles la benoite Vierge Marie lui mandait que soit édifié en son honneur une église en la montagne d’anis » 1. Le 11 juillet d’un jour d’été particulièrement chaud et éprouvant pour la malade, la Vierge Marie répondit à sa prière : « Levez-vous, ma fille, du lit où vous ne sauriez trouver la santé, et allez la chercher sur le Mont anis où elle vous sera rendue ».

Sans attendre, la malade demande à ses serviteurs de la transporter sur le Mont anis. Qu’il fait bon sur le sommet ! Le silence et la solitude du lieu, le soleil de juillet tamisé par le feuillage de la forêt vellave, la pierre noire attiédie, tout l’invite au repos. Elle s’étend sur la longue dalle et s’assoupit. Pendant qu’elle sommeille, une dame resplendissante de lumière et parée comme une reine, se présente à elle, entourée de chœurs angéliques. La malade émerveillée demande quelle est cette reine. Un ange, confirmant ainsi le titre royal, lui répond :
« C’est l’auguste Mère du Sauveur, qui, entre tous les lieux du monde, s’est choisi spécialement cet endroit pour y être servie et honorée jusqu’à la fin des siècles ; et afin que vous ne preniez pas ce que vous voyez pour un vain songe, sachez que la guérison que vous désirez vous est accordée ».

« L’auguste Mère du Sauveur »… Le vocable sous lequel l’ange présente la sainte Vierge nous renvoie au mystère de l’Incarnation et à celui de la Rédemption qui dédicacent le Puy. La vision s’évanouit dans « une douce harmonie » et la malade s’éveille délivrée de son mal. Saint Georges la voit bientôt arriver et elle lui fait entendre le récit de la guérison miraculeuse. Le spectacle de cette veuve, hier déliquescente et souffreteuse, aujourd’hui rayonnante de santé et d’allégresse, apporte la preuve irréfragable du miracle.

À son tour, et sans plus attendre, saint Georges gravit en toute hâte les pentes du Mont, atteint le sommet… et s’immobilise, saisi de stupeur : en plein mois de juillet, le replat apparaît couvert d’un manteau de neige qui précise l’endroit où devra s’élever le sanctuaire ! Cette vêture hivernale étend un linceul sur le paganisme à jamais vaincu et, dans un même temps, couronne d’un voile nuptial le mont purifié, régénéré par son alliance avec le Christ, et
qui portera un jour le nom béni : Le Puy-Sainte- Marie.

« La France a été, avec l’Espagne, le pays qui a donné le plus de missionnaires à travers le monde. Écoutez l’appel de Dieu qui parlera si vous dites comme saint Paul : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? Seigneur, que voulez-vous que je fasse » ? La moisson est grande et les ouvriers peu nombreux… Le sermon fut le départ de ma vocation missionnaire et je ne suis pas le seul. J’ai 60 ans de sacerdoce et je suis un prêtre heureux ! La protection de la Sainte Vierge a marqué toutes les étapes de ma vie. Elle est notre mère, notre maman qui nous aime plus qu’aucune autre maman. Et elle nous a donné, par saint Ignace, les Exercices Spirituels comme souverain remède à tant de maux… Que ce livre, « l’appel du Jubilé », vous donne une grande confiance en celle qui protège notre pays, berceau de la chrétienté.

Chers lecteurs, ne lisez pas mademoiselle Humbert intellectuellement seulement, pour vous documenter, mais lisez-la avec votre âme et votre disponibilité à la volonté de Dieu… Notre-Dame du Puy vous répondra.

En la fête de l’Épiphanie, Caussade, 6 janvier 2016
Père Jean-Jacques MARZIAC
ancien Missionnaire d’afrique

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