Un livre de vérité : Voter : piège ou devoir ?

Voter : piège ou devoir ?

« Qu’il soit universel ou censitaire, direct ou indirect, à l’échelle du pays ou dans le cadre limité des assemblées parlementaires, réservé aux hommes ou ouvert aux femmes, le vote reste un rouage essentiel des institutions démocratiques tant aux niveaux politique que syndical, professionnel, etc. Démocratie signifie gouvernement par le peuple, le vote se veut le moyen pratique par lequel se réalise ce gouvernement par la base. […]

Cet appel à voter a séduit et continue de séduire beaucoup de catholiques, soit qu’ils adhèrent au principe du suffrage universel, soit comme un moyen par défaut de faire appliquer leurs idées. Même parmi le petit nombre d’antilibéraux qui subsistent, bien peu imaginent qu’il puisse exister une alternative ou un autre moyen équivalent de participer à la vie publique ou de défendre leurs idées sur le plan politique. Bien peu, cela veut dire quelques-uns, qui refusent énergiquement et durablement de voter ! […]

L’établissement de ce système politique est toujours le résultat d’une action des ennemis de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c’est la première forme qu’ils donnent aux institutions qu’ils établissent ! S’ils sont aussi zélés pour établir et maintenir ce système du vote, c’est qu’ils font une relation entre ce système et la fin pour laquelle ils manifestent un zèle non moins ardent : achever la destruction du règne de Notre-Seigneur et de son Église et le transférer au prince de ce monde. […]

Cette origine caractérisée, ce penchant des ennemis de l’Église pour ce régime, représentent une puissante raison pour un catholique de réfléchir, de douter sérieusement de la prétendue
neutralité du système. […]

Enfin et surtout il ne faut pas trop de vérités !

D’une part les électeurs ne sont pas capables de comprendre des problèmes sortant de leur compétence, d’autre part accepter la vérité implique toujours une soumission, une conversion, une difficulté et rien ne va davantage contre la mentalité d’hommes réduits à eux mêmes comme le sont les électeurs « nécessairement inintelligents et passionnés », par définition incompétents, superficiels, ignorants, versatiles, qui choisiront toujours la solution la plus facile, la moins contraignante, en un mot la plus séduisante, comme des enfants. Rien n’est moins consensuel que la vérité. Il ne faut pas oublier l’opposition qui demeure entre le monde et Celui qui est venu apporter non la paix mais le glaive ! Ce ne sont jamais les électeurs et partant le candidat qui s’adaptent à la vérité mais ce sont toujours les candidats qui adaptent la vérité aux électeurs. Répétons-le encore une fois : le moteur, le point de départ, ce n’est pas la vérité, ce sont les électeurs. » […]

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