Les médecins et « L´ultime transgression »

Les médecins fous ont toujours existé. Aujourd’hui, ils sont produits en série et la science n’a plus de morale, ni les médecins de serment d’Hippocrate. Découvrez :

L´ultime transgression – Refaçonner l´homme

« À la différence de Jacques Attali, qui décrit l’avenir avec force détails et un aplomb qui lui permet de dire « BLANC » une année, « NOIR » la suivante, Jean-Pierre Dickès n’a pas la prétention d’être prophète. Il observe et recueille patiemment des informations. Les met en perspective. Et, pour finir, aboutit à une conviction : tout ce qui aujourd’hui se fait à l’encontre des règles de vie données par le Créateur aux hommes, ses créatures – qu’Il veut avoir pour ses enfants bien-aimés – converge dans une même direction : « Refaçonner l’homme ». C’est ce qu’il appelle « l’ultime transgression » : la déshumanisation, la mécanisation de l’homme. Aura-t-elle lieu ? Il ne prétend pas faire autre chose que de rapporter les faits indiquant que cela est désormais une menace réelle. Son rôle est d’alerter. Et si possible de contribuer à éviter le pire. » […]

« Le Code de déontologie médicale sera abrogé le 8 août 2004 sans que personne ne s’en rende compte. Il sera incorporé au code de la Santé publique. La dernière version date du 15 octobre 2011, donc toute récente. En clair cela signifie que les médecins ne relèvent plus de l’Ordre des Médecins dans l’exercice de leur profession mais préférentiellement de la loi. Le praticien face à une erreur médicale, n’est plus un pares inter pares, un praticien face à d’autres praticiens, s’il doit se défendre dans un contentieux diligenté par des patients ou un
de ses confrères. Il est face à un juge qui ignore tout de l’exercice médical.

Ce basculement est un trait de plume sur 2 300 ans d’exercice de la médecine. Exit Hippocrate. Le Bulletin de l’Ordre des Médecins titre en couverture le 2 février 2007 : « L’éthique médicale est à réinventer en permanence. » Si la morale est à réinventer en permanence, qu’en sera-t-il de la législation ?

Un tel bouleversement de l’exercice professionnel médical permet désormais de comprendre un certain nombre d’erreurs judiciaires. Car la loi fluctue continuellement sur un amoncellement de textes se contredisant constamment ou qui ne sont plus respectés par les juges eux-mêmes. Les lois sont comme les proverbes : on en trouve toujours une qui justifie
la violation de l’autre. Elles transforment le citoyen moyen en un éternel plaideur, supprimant par là toute justice ; celle-ci étant l’exercice de la loi. Tel est le sens de la réflexion lancée un jour par Mitterrand : « …La force injuste de la loi… » à propos de la Nouvelle-Calédonie. »  […]

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