Le bien commun

Bien commun : expression souvent malmenée, toujours galvaudée. Voici de quoi redonner sa définition originelle à ce qui était, il y a encore 300 ans, une réalité concrète dans la Cité . Découvrez ce trésor intitulé :

Le bien commun

« L’expression « bien commun » est utilisée dans l’économie, la politique ou la théologie. Elle n’a pas échappée à l’influence des Lumières, à la déformation intellectuelle de la pensée moderne. Cette perversion de la notion de bien commun s’est manifestée plus particulièrement dans l’école de pensée dite « personnaliste ». Le personnalisme a perverti les relations entre les personnes et les différents biens communs auxquels elles participent.

Il nous a paru opportun d’étudier cette erreur, dont beaucoup d’esprits bien intentionnés sont encore victimes. Si le totalitarisme est assez efficacement combattu de nos jours, le personnalisme, qui constitue l’erreur inverse, bénéficie toujours d’une certaine audience, quoique le terme soit peu usité par nos contemporains. Il désigne une école de pensée qui a presque un siècle d’existence.

Nous commencerons par un bref rappel des principes du personnalisme. Nous constaterons ensuite sa permanence à travers quelques textes majeurs récents, avant d’étudier les raisons de cette longévité discrète, mais bien réelle.

Pour mieux comprendre les principes du personnalisme et leur longévité, nous essaierons de remonter à ses origines : « Il faut toujours avoir les origines présentes à la mémoire, savoir de quoi les antécédents sont faits » affirmait Jacques Bainville. Taparelli d’Azeglio fut l’un des premiers écrivains dont les personnalistes ont invoqué l’autorité pour justifier leurs écrits : c’est à travers ses écrits que nous pourrons voir par quel truchement l’erreur peut pénétrer parfois les intelligences qui s’en défendent le plus. Si Taparelli reste un antilibéral selon le coeur de Pie IX (il a été un des principaux initiateurs du renouveau des études thomistes au XIXe siècle), il fut toutefois marqué par l’individualisme des Lumières, au point qu’il a pu être considéré comme un précurseur par les personnalistes du XXe siècle.

Après avoir étudié les principes personnalistes, leur origine et leur permanence nous nous attacherons à les réfuter en exposant les principes justes du bien commun tels que les expose saint Thomas en nous appuyant sur un texte de Charles De Koninck : la contemplation de la vérité est le meilleur antidote contre l’erreur. » […]

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