La Salette – La vie de Mélanie et son secret

Voici quelques extraits, de ce que vous pourrez découvrir de La Salette, en vous offrant le livre : La Salette – La vie de Mélanie et son secret

« Elle était toute petite quand elle commença d’être instruite, guidée par un bel enfant qui se dit son frère et l’appelle : « Ma sœur, sœur de mon cœur ». Tout ce qu’elle sait de Dieu et de toutes choses, elle le tient de lui. Il est son Maître et son Ami. Dès le premier jour où il lui a parlé, elle lui a demandé de le baiser. Il a répondu que ce n’était pas encore l’heure. Un soir du
printemps dernier, cette heure est venue. Le baiser mystique a été donné, reçu. […]

« C’est en ce temps que se place sa vision du Purgatoire. « Un jour, dit-elle, que je gardais les vaches de mes patronnes, je pensai à l’infinie miséricorde de mon cher Souverain Bien et il me vint un ardent désir du salut de toutes les âmes : j’aspirai à souffrir pour tous les pécheurs, afin qu’ils quittent le péché et soient à Jésus-Christ pour l’aimer uniquement.

Je ne sais comment cela se passa ; pendant que je me tenais prosternée la face contre terre, je me trouvai comme assoupie, et, comme en songe je vis mon Ange gardien qui me dit : « Sœur, venez avec moi, je vous ferai voir les âmes amies de Dieu qui l’aiment sans pouvoir jouir de Lui parce que, souillées par le péché, elles doivent être purifiées ; mais, si vous voulez offrir pour elles au Père Éternel le sang et la Passion de Jésus-Christ, elles seront lavées de leurs péchés et iront s’unir à Dieu ».

Subitement nous partîmes comme en un vol, puis nous descendîmes, la terre s’ouvrit, nous entrâmes en un obscur souterrain qui semblait creusé dans ses entrailles ; en un troisième vol, nous atteignîmes la porte – si l’on peut dire la porte – de la terrifiante scène de toutes les sortes de souffrances et de tourments, d’un feu liquide mêlé à des flammes, et de cette peine horrible de la faim, de la soif, des désirs inassouvis… Dans toute cette foule, parmi cette multitude d’âmes plongées dans la plus affreuse souffrance, je n’en vis pas deux dont la peine fût semblable : tous ces châtiments étaient différents, ils dépendaient de la malice avec laquelle le péché avait été commis et de la connaissance qu’on en avait eue. […]

Des mécontents firent leurs les reproches du Secret ; d’amers exégètes, ou d’enthousiastes croyants s’exercèrent à des commentaires où furent imbriqués le vrai et le faux ; des esprits inquiets, amateurs de prophéties, se jetant en d’aventureuses probabilités, vinrent obscurcir les choses ; des cerveaux hantés d’utopies politiques entreprirent de tirer à eux les révélations de La Salette et, y ajoutant de leur crû, de les faire servir au triomphe de leurs idées ou de leurs ambitions. Mélanie cependant ne flattait point leur manie et se retranchait de leurs approches : « Nous ne devons pas perdre de temps dans ces affaires, dit-elle » ; et un prêtre qui donnait à plein dans les rêveries « naundorffistes » lui ayant adressé une feuille de sa composition : « Dans ce moment (1883) la France ne veut pas de roi… Quand le moment sera venu, Dieu trouvera le roi à donner à la France humiliée jusqu’au centre de la terre… » Enfin, à propos d’un autre prêtre politicien : « Le diable s’amuse avec certaines personnes pour leur faire passer leur vie à des niaiseries ». Au vrai, qu’il s’agisse d’écrivains pieux, de rêveurs ou de polémistes, Mélanie ne fut jamais consultée par aucun d’eux. Ses lettres font foi de la circonspection avec laquelle elle livrait son témoignage et, tout ensemble, de son désir de voir les publicistes se renseigner à bonne source et s’en tenir à la pure vérité. Il ne faut pas, écrit-elle, distraire (par des gloses et des fictions de fantaisie) les esprits du but principal qui est de prendre ce qui leur est dit et de penser à se convertir. » […]

« Ici, la Belle Dame, qui me ravissait, resta un moment sans se faire entendre ; je voyais cependant qu’elle continuait, comme si elle parlait, et remuer gracieusement les aimables lèvres. Maximin recevait alors son secret. Puis, s’adressant à moi, la Très Sainte Vierge me parla et me donna un secret en français. Ce secret, le voici tout entier et tel qu’elle me l’a donné :

« Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret : vous pourrez le publier en 1858. « Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu lesquelles par leurs infidélités et leur mauvaise vie crucifient de nouveau mon fils !

« Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tâche à l’Éternel en faveur du monde. Dieu va frapper d’une manière sans exemple. Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis. Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les familles ; on souffrira des peines physiques et morales. Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra des châtiments qui se succéderont pendant plus de trente-cinq ans. […]

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