Accélération républicaine

Accélération « républicaine »

À l’annonce du retrait hollandais de la course en sac présidentielle, suivi de l’ultime remaniement, fusèrent les quolibets. Bernard Cazeneuve, devenu Premier ministre, fut qualifié d’ « intérimaire du spectacle politique », de « notaire de province ». C’était sous-estimer les capacités du personnage. Comme son patron de l’Elysée, il entend bien remplir pleinement les quelques semaines qui lui restent à Matignon : il peut compter sur ce qui subsiste de majorité afin de poursuivre la démolition méthodique de ce qui peut encore l’être. Notamment pour satisfaire les groupes de pression qui réclament toujours plus.

Dans quel but, direz-vous ? Pour faire réélire certains députés lors des législatives de juin. En conséquence, a été lancée la dernière lecture du projet de loi « égalité et citoyenneté ». On y trouve le droit de vote donné aux étrangers (non communautaires) qui est réclamé par leurs lobbies. Le PS qui s’est fait une raison de la perte du vote ouvrier, espère bien trouver un électorat de rechange.

Dans la loi sont prévues des « avancées » significatives : un amendement y prévoit l’éventualité de l’ouverture d’un débit de boissons (pour les étrangers) ; un autre dispenserait de la condition de nationalité pour ouvrir un cabinet de dentiste… sous condition de posséder le diplôme français d’Etat ; un troisième leur accorde le droit d’être dirigeant ou gérant d’une régie, d’une entreprise, d’une association ou d’un établissement de pompes funèbres. Le PS a prévu de déposer, avant le 3 mars prochain, un rapport proposant de supprimer l’interdiction pour les mêmes étrangers (extracommunautaires) d’être agents ou cadres permanents de la SNCF. Pour flatter les laïcards, une proposition de loi a déjà été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, selon laquelle, pour les familles souhaitant une cérémonie mortuaire non religieuse pour leur défunt, les municipalités devront mettre à disposition une salle communale. Le coût n’a pas été calculé.

Notons les autres propositions « urgentissimes » de la même loi qui intéresseraient les minorités sexuelles, ainsi la publication par le gouvernement d’un rapport biennal sur « la lutte contre les discriminations éventuelles dans les trois fonctions publiques, mais aussi le durcissement de la répression des délits de provocation, de diffamation et d’injures racistes ou discriminatoires (fondées sur le sexe, l’orientation sexuelle ou le handicap) ». Les articles 37 et 38 de la loi de juillet 1881 sur la liberté de la presse (sic) devraient être encore modifiés dans ce sens. Cette liberté qui est réduite à la peau de chagrin.

Seraient généralisées les « circonstances aggravantes de racisme et d’homophobie à l’ensemble des crimes et délits » (Valeurs actuelles, n° 4178). Et un amendement socialiste a ajouté pour les circonstances aggravantes l’ « identité du genre ». A la mi-décembre, sans désemparer, le Premier ministre Cazeneuve avait réuni les responsables de la « délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme » (sic) afin de proposer – avant la présidentielle – un « plan de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBT ». On finit par se demander si l’état d’urgence n’a pas été prolongé pour obtenir les votes de ces catégories au détriment de la protection de l’ensemble des Français contre le terrorisme islamique ?

Doit-on rappeler qu’en dix-huit mois environ, trois cents personnes ont été tuées et des centaines blessées par les commandos islamiques ? Comme l’a fait remarquer Jérôme Bourbon dans Rivarol (n° 3263), si le Conseil constitutionnel valide la loi réécrite par les socialistes, « ce n’est pas seulement la négation, la contestation [des « crimes contre l’humanité » définis par le tribunal de Nuremberg] qui est visée mais également la minoration, la banalisation du crime ». De sorte qu’il faut se taire « sauf à répéter, en tous points et sans le moindre esprit critique, la vulgate. On est là aux antipodes d’une démarche scientifique… ».

Par ces rajouts successifs, la loi Rocard-Fabius-Gayssot a donc été considérablement étendue. Déjà sans que réagissent journalistes et chercheurs, il y a quelques mois, des lourdes condamnations ont frappé : Robert Faurisson, Hervé Ryssen, Jean-Marie Le Pen, Vincent Reynouard, Alain Soral, Dieudonné, Boris Le Lay, Jérôme Bourbon. L’échéance de mai va-t-elle susciter de nouvelles proscriptions ?

Pierre ROMAIN

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