Macron est une engeance directe et fignolée du système actuel, en termes de vision « politique ». Un technocrate pur-jus, totalement incapable d’appréhender le néanmoins prépondérant aspect moral de la politique. La preuve par ses derniers propos sur l’histoire de France ;  aberration et bêtise totales.

Lu dans Le Bulletin d’André Noël :

Des crimes contre l’humanité à l’argent de Macron

Avant de nous pencher sur les finances pour le moins floues du sieur Macron, constatons que ce que nous écrivions dans votre dernier Bulletin a reçu une accablante confirmation. Nous évoquions comment l’ancien ministre s’efforçait de conquérir les voix musulmanes par sa complaisance à l’égard de l’islam, y compris dans sa version salafiste. Or, il s’est rendu à Alger pour y baiser les babouches du premier ministre et, surtout, y déclarer que la colonisation fut un « crime contre l’humanité » dont la France devrait se repentir.

Plaise à Dieu que nous n’ayons jamais à la tête du pays cet ovni inculte nourrit au sein des réseaux sociaux et fabriqué entièrement par les media qui crache sur sa patrie, la diffame et insulte l’œuvre colonisatrice de la France ! De quoi devrions-nous nous repentir :d’avoir engagé une expédition de nature à pacifier la circulation maritime en Méditerranée, pendant des siècles empêchée par les barbaresques musulmans multipliant les rezzous (razzias) en terre chrétien­ne pour recruter des esclaves émasculés et des filles pour le harem d’Alger, d’avoir ouvert des écoles ?

Bâti des hôpitaux ?

As­saini la terre pour la cultiver ensuite rendant l’Algérie excédentaire en productions agricoles ?

Empêché les guerres tribales ? Et si nous étions ces tortionnaires, assimilables aux nazis, comment expliquer que des Algériens risquent tous les jours leur vie pour rejoindre le pays de leurs prétendus « bourreaux » ?

D’ailleurs, avant 1962, l’Algérie n’avait jamais été un pays indé­pendant comme le reconnaissait Ferhat Abbas lui-même.

Mais revenons à l’argent de ce médiocre individu. Emmanuel Macron, pour mieux se distinguer de François Fillon, prétend jouer la « transparence » ; c’est pour­quoi, l’autre semaine, il a livré au Journal du dimanche l’état de sa fortune et de ses ressources, ce qu’il avait déjà dû faire auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en tant que secrétaire général adjoint de l’Élysée puis de ministre. Mais au lieu d’éclairer, ses déclarations embrouillent car il demeure au moins une obscu­rité sur laquelle il n’a pas fait la transparence.

Pour ce qui est de ses revenus, il a déclaré à la Haute autorité (ce que l’on peut consulter librement sur son site) :

Que, dans sa fonction de directeur, puis de gérant et enfin d’associé gérant à la banque Rothschild & Cie, de 2009 à 2012 il a perçu 2.885.000 € environ, puis de mai 2012 à juillet 2014, comme secrétaire général adjoint de la présidence de la République, son traitement fut de 370.000 € environ. Il veut sans doute qu’on admire son abnégation et son dévouement aux affaires publiques en acceptant de gagner huit fois moins à l’Élysée que chez Rothschild. Mais peut-être n’était-ce qu’un inves­tissement politique dont il espérait engranger les dividendes un jour…

Donc, de 2009 à son entrée au gouvernement en 2014, il avait amassé 3,6 millions € de revenus, ce qui est coquet. Après quoi, en tant que ministre, il touchait 12.000 € par mois. Pauvre malheureux, c’est loin d’un salaire de footballeur dans le vent.

Or, il a déclaré à l’HATVP que sur ses différents comptes bancaires (compte courant et épargne) il n’a « que » 109.000 €. Il aurait donc dépensé la quasi-totalité de ses 3,6 millions € gagnés à la banque qui l’employait. Où est passé le reste ? A-t-il tout dépensé en aussi peu de temps ? Or, il semble mener un train de vie sans éclat et, apparemment, il n’a pas de vice caché et coûteux. D’autant que pour son patrimoine immobilier, il a eu recours à l’emprunt.

Un prêt de 350.000 € en 2011 pour des travaux de résidence secondaire, dont 295.000 € qui restaient à rembourser et des mensualités de 2.424,30 €.

— Un autre de 600.000 € en 2012 pour refinancer son prêt d’achat de résidence principale, dont 558.577,53 € encore à rembourser et des mensualités de 3.623,34 €.

Un « prêt personnel entre particuliers » de 550.000 € en 2007, dont 200.000 € encore à rembourser (100.000 € en 2017, 100.000 € en 2022, auxquels s’ajoutent des intérêts) de son « mentor » et financier Henry Hermand, chef d’entreprise, mort en novembre 2016.

On le voit, il emprunte beaucoup, et pas seulement auprès des banques alors qu’il aurait pu autofinancer ses projets immobiliers.

Et cela pose question. Comment, compte tenu des revenus de la période 2009-2014, M. Macron ne dispose-t-il pas d’un patrimoine plus important ? Où est passé l’argent gagné chez Rothschild ? La Haute autorité, quand il s’agit d’Emmanuel Macron, n’est pas d’une grande curiosité ; elle n’a pas fait de remarques, ni posé de questions comme elle en a le droit. Interrogée sur le cas du candidat à la présidence de la République, elle a répondu que sa tâche « n’est pas celle de l’administration fiscale » et que la façon dont un responsable politique dépense son argent ne la regarde pas. Elle suppose donc que le décalage entre ses gains effectifs, ses revenus déclarés et son patrimoine ne résulterait que de dépenses inconsidérées d’Emmanuel Macron.

Une autre hypothèse court sur les réseaux sociaux et sur laquelle certains journalistes enquêtent : pour un banquier, mettre de l’argent à l’abri du fisc (et de l’ISF) sur un compte à l’étranger dans quelque paradis fiscal n’est pas compliqué. Nous n’affirmons pas que c’est le cas de Macron mais il ne dépend que de lui d’infirmer cette rumeur en étant « transparent ». Or, il ne semble pas vouloir apporter les précisions sur l’usage qu’il a fait du pactole engrangé chez Rothschild & Cie.

Il est vrai qu’il n’y est pas légalement obligé, mais la « transparence » dont il se réclame va au-delà des exigences légales pour dissiper tout soupçon. Que fait donc Tracfin, cette cellule gouvernementale qui analyse et traque les moindres tractations fi­nancières et renseigne le fisc sur le plus petit soupçon.

Un des porte-parole d’Emmanuel Macron, a affirmé au Journal du dimanche, le 12 février : « Son patrimoine a déjà été passé aux rayons X, mais, s’il reste des zones d’ombre, nous sommes prêts à les éclairer. » Or, sollicitée dès le lendemain, l’é­quipe de M. Macron n’a pas répondu a plusieurs questions qui lui ont été posées, d’abord par des journalistes indépendants puis ceux du Monde et notamment celles-ci : conteste-t-il le décalage entre ses revenus déclarés et son patrimoine ? A-t-il des informations supplémentaires sur ses dépenses qui pourraient expliquer cet écart ? Est-il prêt à communiquer ses avis d’im­position depuis 2009, comme l’ont fait plusieurs candidats à l’élection par le passé ?

Aucune réponse à ce jour…

Il y a un autre homme de gauche qui mérite d’être interpellé sur cette question financière, c’est Martin Schulz, leader social-démocrate qui veut succéder à Merkel et qui fut, jusqu’à une date récente, président du Parlement européen. À ce poste, il fut l’un des procureurs les plus implacables contre des élus du Front national et, notamment, de Marine Le Pen. Laquelle est sommée de rembourser quelque 340.000 € représentant le salaire de deux collaborateurs qu’elle aurait salariés au titre du Parle­ment européen alors qu’ils travaillaient pour elle, au siège du Front national ou en tant que garde du corps. Elle conteste cette accusation ; elle a même porté plainte contre l’organisme qui l’en accuse. Mais ne voilà-t-il pas que la Commission de contrô­le budgétaire des fonds de l’Union européenne va ouvrir une enquête sur les pratiques de… Martin Schulz lui-même ?

La présidente de la Commission de contrôle, Ingeborg Grässle, a déclaré que l’ex-président du Parlement européen avait créé un véritable « système stalinien de clientélisme » et qu’il fallait procéder à des investigations pour fraude. Parmi les accu­sations dont il est l’objet, il y a le fait qu’il a nommé, au sein de l’administration du Parlement, de nombreux proches à des postes généreusement rétribués sans passer par les procédures régulières de recrutement. C’est l’arroseur arrosé !

P.R.

Le Bulletin d’André Noël, n°2505, 20-26 février 2017

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