Amazon et le « mariage » homosexuel

En 2013 pendant les campagnes gouvernementales afin d’instaurer le « mariage » « homosexuel », nous avions publié cet article au sujet du groupe AMAZON. Nous estimons important de vous le proposer de nouveau en lecture, car il ne manque toujours pas d’actualité. Cette entreprise américaine est destructrice de notre économie, et œuvre à la destruction de ce qui reste de moral en France.

Malheureusement combien sont nos amis qui utilisent les services de cette société, et combien sont les sites et blogues qui disent vouloir lutter contre le mondialisme, mais dans les faits qui font régulièrement la promotion d’articles en dirigeant leurs lecteurs vers le site d’Amazon. Alors ayons le courage de nos idées jusque au bout, et ne contribuons pas au développement de la pensée libertaire, mais au contraire soutenons l’économie réelle, et les entreprises qui défendent les valeurs traditionnelles de la France.

Lu dans Lectures Françaises :

Un bon livre c’est quand on a envie de tourner les pages pour connaître la fin de l’histoire et qu’on se retient de le faire par crainte de rater les qualités de l’écriture.

Jacques Poulin (1937- ) Les yeux bleus de Mistassini (2002)

Pour faire bonne impression, j’adoptais le ton du connaisseur :

– Et vos livres sont classés d’après quel principe ? demandais-je.

– Le principe du désordre absolu, dit-il. Idem.

Je ne savais pas que toucher un livre pouvait donner tant de joie.

Helene Hanff (1916-1997)

Les livres que j’ai lu, ceux qu’il me reste à lire, et enfin ceux que quelques amis (imprudents) m’ont prêté, occupent de larges espaces de bibliothèques en sus de mon bureau de travail. Ne voulant pas être en reste avec la modernité, j’ai obtenu de ma chère épouse, en cadeau de Noël 2011, une liseuse Kindle achetée chez le grand libraire à distance Amazon.com.

cocooning-au-coin-du-feuJ’ai tout de suite pris goût à ce nouvel instrument électronique pour combler mes besoins toujours inassouvis de lecture. Avec la liseuse, on peut facilement engranger jusqu’à un millier de livres comme en faisait foi une publicité d’Amazon pour les dernières vacances d’été. Quelle chance de pouvoir emporter dans un si petit volume (16 cm x 11 cm et moins de 1 cm d’épaisseur) tant de livres à lire !

Dans un premier temps, j’ai surtout acquis des livres gratuits qu’Amazon n’a pas manqué d’offrir pour accrocher cette nouvelle clientèle. Des livres m’ont également été prêtés par d’autres lecteurs ayant une liseuse. Comment les avaient-ils acquis ? Je ne sais. Après tout, on lit bien des livres prêtés par un ami. Mais à échéance, n’y a-t-il pas là un risque de voir se développer un moyen de lecture qui tiendra de moins en moins compte des justes droits d’auteur. Bien peu d’auteurs en effet gagnent les sommes importantes qu’engrangent les vainqueurs des Prix Goncourt, Renaudot, Fémina et autres. Le seul prix Goncourt atteint assez régulièrement les 400 000 exemplaires. Andreï Makine avec Le Testament français, récompensé par le Goncourt, le Goncourt des lycéens et le prix Médicis, avait atteint, en 1995, le quasi doublement des ventes habituelles avec le seul prix Goncourt.

Amazon offre à ses lecteurs un service de qualité. Par deux fois nous avons pu traiter des petits problèmes de dysfonctionnement de la liseuse Kindle en laissant un message sur le site d’Amazon pour obtenir l’aide nécessaire. L’opérateur rappelle dans les secondes qui suivent et apporte sur le champ la solution.

La liseuse Kindle présente cependant le défaut suivant par rapport au livre : les pages ne sont pas indiquées, mais seulement le pourcentage de lecture faite. Ainsi, si on tourne 3 pages et que le pourcentage ne bouge pas, cela indique que le livre a au moins 300 pages. Si l’on veut revenir en arrière pour retrouver un passage intéressant, on ne peut le faire qu’en tâtonnant. La liseuse va s’améliorer en qualité, mais comme les téléphones portables ou les ordinateurs, le client sera amené à acheter de nouvelles versions qui seront toujours plus onéreuses. C’est le cycle infernal du renouvellement incessant du matériel.

La vente des livres par correspondance confirme les qualités commerciales d’Amazon. Pour les ventes de Noël, Amazon propose l’expédition express de livres, de DVD ou de CD avec l’envoi gratuit par Chronopost en … 12 heures ! Mais des spécialistes du marché craignent que la stratégie de prix cassés pratiquée par Amazon ait un impact négatif sur la rentabilité de l’entreprise basée à Seattle. On ne peut que s’interroger sur le type d’accord passé avec des organismes comme Chronopost qui sont habituellement très onéreux.

Mais pour le client, que du bonheur avec Amazon !! Merci Jeff et Mackenzie !! Mais qui sont ces noms dont nous n’avons pas encore parlé jusqu’à présent ?

Jeff et Mackenzie Bezos

Jeffrey Preston Bezos, né le 12 janvier 1964, est le fondateur milliardaire et PDG d’Amazon.com. Il est sorti diplômé de l’université de Princeton en 1986 avec un Bachelor of Arts en science. Il a travaillé dans plusieurs entreprises financières de Wall Street. Il a compris très tôt les immenses possibilités de croissance du commerce en ligne, ce qui l’a amené à fonder Amazon.com en 1994 sur la côte ouest des Etats-Unis, à Seattle. Le premier site date de 1995.

Amazon.com est actuellement la plus grosse entreprise de vente par internet du monde avec en 2012 un chiffre d’affaires annuel de 48 milliards de $. En mars 2012, il avait une fortune personnelle évalué à 18,4 milliards de $. Il est marié avec Mackenzie depuis 1993. Ils ont quatre enfants.

Jeff Bezos est libertarien (1). Une expression employée par les libertariens est très explicite : « Libertarian, because it’s no one’s business what I do with my property » (« Libertarien, parce que c’est l’affaire de personne ce que je fais avec ma propriété », traduction littérale). En clair : « Occupe toi de tes oignons et laisse-moi m’enrichir en paix » !

Les libertariens sont inclassables selon les critères habituels droite/gauche. Il y a de l’anarchisme d’extrême gauche dans le refus des lois et la défense intransigeante des libertés, et des positions d’extrême droite dans la défense intransigeante de la propriété et de l’entreprise privée, le refus de l’assistanat, la liberté du port d’armes.

Jeff Bezos est un important donateur de la Fondation Dawkins pour la Raison et la Science (libertarienne) qui a pour but de « soutenir l’éducation scientifique, la pensée critique et la compréhension factuelle du monde naturel, dans la quête pour vaincre le fondamentalisme religieux, la superstition, l’intolérance et la souffrance ».

La Bataille contre la loi votée dans l’Etat de Washington

Au cours des élections américaines, la pratique de référendums particuliers et différents selon les Etats accompagne l’élection présidentielle. Dans l’Etat de Washington situé au nord-ouest des Etats-Unis (2), un référendum portant sur le « mariage » homosexuel était organisé. Le oui en faveur de ce « mariage » l’a emporté avec 51,79 % des voix (985 308 « pour » et 917 197 « contre »).

Deux des principaux soutiens de cette campagne ont été Jeff et Mackenzie Bezos. Voici le déroulement de l’opération (3).

Jennifer Cast, une ancienne employée d’Amazon, lesbienne et mère de quatre enfants, présidente d’une association de financement pour la cause homosexuelle en vue du référendum précité, est venue solliciter la bienveillance du couple Bezos en ces termes : « Je veux avoir le droit de me marier avec l’amour de ma vie et que mes enfants et petits-enfants sachent que leur famille est une vraie famille. Nous avons besoin de l’aide des hétérosexuels. Pour être sincère nous avons besoin de l’aide d’hétérosexuels qui ont de l’argent et qui se soucient de nous » (4). Dans son courriel elle suggérait un don de 100 000 à 200 000 $. Connaissant bien ses interlocuteurs, elle ne craignait pas un refus, mais elle ne s’attendait pas à la réponse : « Jen, cela est juste pour de multiples raisons. Nous nous engageons pour 2,5 millions de $ », signé Jeff & Mackenzie. Bill Gates, l’autre milliardaire du secteur, classé lui aussi comme grand humaniste, s’est retrouvé ridiculisé avec un « modeste » don de 100 000 $ pour cette « cause charitable ». La même somme que Steven A. Ballmer, l’autre milliardaire de Microsoft.

Ce don était le plus important pour l’Etat de Washington : il doublait le montant d’argent disponible pour le lobby gay. Le 8 février 2012, la Chambre des représentants de l’Etat de Washington avait voté une loi légalisant le « mariage » homosexuel (55 votes « pour » et 43 votes « contre »). Le gouverneur de l’Etat, la démocrate Christine Grégoire, s’était engagée à promulguer la loi dans le délai imparti (elle avait même prévu de le faire pour la Saint Valentin). Mais les opposants au « mariage » gay avaient obtenu, par le nombre de signatures nécessaires, la soumission à un référendum en ce mois de novembre 2012. Il faut remarquer, qu’à chaque fois que la procédure du référendum a été mise en place dans d’autres Etats américains, c’est le « non » qui l’a emporté.

Las, comme nous l’avons vu plus haut, la propagande financée par les Bezos pour le « mariage » gay vient de l’emporter. En son temps, Zach Zilk, directeur de campagne de Washington uni pour le mariage, avait affirmé : « Avec ce don d’un couple hétérosexuel, c’est un message fort sur l’importance du mariage dans le système judiciaire ».

La leçon qu’il faut tirer de cette expérience, est de constater une fois de plus le fossé qui sépare le vote des élus (56 % pour le « mariage » homosexuel) du vote des citoyens (51,79 % « pour ») pourtant matraqués par la propagande, grâce aux millions des époux Bezos. Certains analystes de la vie politique américaine soulignent le fait que, maintenant, il y a plus d’hétérosexuels que d’homosexuels à soutenir la cause gay. L’État de Washington est ainsi devenu le septième Etat américain à légaliser cette mauvaise loi.

Pour mémoire, que serait-il advenu en France, si le Traité de Lisbonne avait été soumis à référendum ? Il se serait bien trouvé quelques groupes de pression fortunés pour abrutir les Français, avec des raisonnements faussés et des mensonges sentimentaux, via les journaux et la télévision.

La grande désillusion avec Amazon.com

Les qualités de libraire en ligne sur Internet que nous avons amplement soulignées plus haut comptent très peu, et nous devons avoir le courage de refuser qu’Amazon.com devienne cette pieuvre tentaculaire qui se répand dans le monde entier . Actuellement existent Amazon.fr (France) Amazon.it (Italie), Amazon.de (Allemagne), Amazon.ca (Canada), Amazon.es (Espagne), Amazon.cn (Chine). Une implantation est en cours en Pologne, ainsi qu’au Portugal.

En France, la multinationale américaine, récemment inquiétée par le fisc français (5), possédait deux centres de distribution et logistique : à Saran, dans le Loiret, et à Montélimar, dans la Drôme. En juin dernier, Amazon s’est implanté à Sevrey près de Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire. Après avoir été en location, Amazon envisage la construction d’un site en propre de 100 000 m2.

Un nouveau centre de distribution du géant du commerce en ligne ouvrira ses portes en 2013 à Lauwin-Planque, près de Douai, notamment pour traiter les commandes du Nord de la France et de l’Europe. Le site, « pouvant s’étendre jusqu’à 90 000 mètres carrés », intégrera « au terme de son développement, d’ici 2015 (…) jusqu’à 2 500 emplois en période de haute activité, permanents et temporaires », indique Amazon dans un communiqué. Le site de Lauwin-Planque s’inscrit pour Amazon dans une logique d’implantation sur le tracé de la « banane bleue », cet espace très urbanisé allant de Londres à Milan et concentrant près de 60 % du pouvoir d’achat européen (6).

A l’heure où le chômage est devenu crucial dans notre pays, comment résister à un tel mirage ? Goliath était en apparence plus fort que David, mais la « faim » des dinosaures les a fait disparaître à un moment de l’ère secondaire.

Il y a d’autres libraires en ligne : Abebooks par exemple. Mais renseignements pris, cette entreprise appartient maintenant à Jeff et Mackenzie !!! Quant à Chapitre.com, après avoir été allemand (Groupe Bertelsmann), il est devenu américain en passant en 2011 sous la coupe d’un fonds d’investissement privé, Najafi Companies, basé à Phœnix (Arizona) (7).

Mais pourquoi chercher dans ces librairies, qui sont maintenant profondément inféodées à la grande finance américaine (ou européenne), les livres dont nous avons besoin quand nous appartenons à cette catégorie de lecteurs passionnés qui trouverons aisément de quoi nous satisfaire dans une librairie de vente à distance sérieuse comme la DPF ou sa succursale de Paris (Librairie Duquesne). Sur leur site internet (www.chire.fr) qui, soit dit en passant, est très bien fait, ce sont plus de 18 000 titres de livres qui nous attendent, et, qui plus est, nombre de ces ouvrages ne se trouvent pas dans les autres librairies.

Depuis quelques temps déjà, je me suis libéré de l’emprise de la liseuse Kindle d’Amazon. Comment peut-on avoir affaire à de telles sociétés, dont le but clairement affirmé est d’anéantir la société dans laquelle nous vivons. Il est clair que le libertarien Jeff Bezos a parfaitement affiché, dans cette affaire du « mariage » homosexuel, ses convictions anti-chrétiennes qui sont le lot commun de tous les mondialistes.

Pour ma part, je réserve maintenant l’usage de ma liseuse aux rares instants où je me retrouve chez le dentiste, le médecin, voire le coiffeur, pour éviter de tomber sur la presse people et vulgaire… qui encombre généralement les salles d’attente !

Et j’ai surtout retrouvé le plaisir d’un bon livre sur papier. J’avais failli oublier que « toucher un livre pouvait donner tant de joie ». Lors de mes dernières lectures j’ai profité du plaisir de revenir en arrière pour un passage plus marquant, des idées particulièrement bien exposées ou parfois difficiles à comprendre au premier jet, comme dans les livres d’Hildegarde de Bingen (8), ou plus simplement Le Roman de Charette de Philippe de Villiers (9). Et surtout le dernier livre remarquable du Dr Jean-Pierre Dickès : L’ultime transgression. Refaçonner l’homme (10).

Et tant d’autres, tant d’autres livres que j’aimerais lire ! Si Dieu me prête vie !

Jacques Villemonais

Notes :

(1) Les libertariens sont des libéraux radicaux, opposés à l’État dans sa forme contemporaine. Pour eux, les pouvoirs de l’État devraient être extrêmement restreints (minarchisme), ou même supprimés (anarcho-capitalisme). Contrairement à l’idée libertaire, les libertariens ne sont pas pour une société gérée en commun, mais pour une société où les interactions entre les individus découlent de contrats librement consentis, conformément au Droit naturel et à l’axiome de non-agression (source : http://www.wikiberal.org/wiki/Libertarien).

(2) L’État de Washington qui borde le Canada (Vancouver) ne doit pas être confondu avec le district fédéral de Washington (D.C.). siège du gouvernement américain.

(3) Nous avons utilisé une partie de l’information sur le blog de Jeanne Smits, notre collègue du journal Présent : http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/

(4) http://infocatolica.com/?t=noticia&cod=12452

(5) Le fisc français réclame à Amazon 252 millions de dollars d’arriérés d’impots (source lefigaro.fr, 12/11/2012.

(6) http://www.usinenouvelle.com/article/amazon-choisit-chalon-sur-saone-pour-son-troisieme-site-     logistique-en-france.N177354

(7) Les Femen, qui ont tenté, le 18 novembre 2012, de perturber la manifestation contre le « mariage » homosexuel, ne seraient-elles pas soutenues par le milliardaire allemand Helmut Geier , la femme d’affaires allemande Beat Schober et financées par l’homme d’affaires américain  Jed Sunden, fondateur du Kyiv Post en Ukraine ? (cf. l’article de P. R., pages suivantes 13 à 15).

(8) Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen. Conscience inspirée du XIIe siècle (Ed. du Rocher, 1995). Hildegarde de Bingen, Le Livre des œuvres divines (Ed. Albin Michel, 2011). Hidegarde de Bingen, Poésies, Prières et Textes (Ed. Bénédictines, 2011).

(9) Ed. Albin Michel, 2012.

(10) Ed. de Chiré, 2012.

Lectures Françaises, n°699, janvier 2013

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