Deux quinquennats stériles

L’échéance « capitale » approche. Il ne reste plus que cinq mois avant le déroulement de la première des deux joutes de l’affrontement final. Les concurrents fourbissent leurs armes et peaufinent ce qu’ils pensent être leurs meilleurs arguments…

Au moment où vous lisez ce numéro, nous ne serons plus qu’à quelques jours du premier acte de la phase éliminatoire (premier tour des élections primaires de la « droite ») – le 20 novembre – suivi, sept jours plus tard, du verdict définitif.

L’ensemble de ces péripéties nous paraît quand même bien dérisoire, quand nous songeons qu’à leur terme, il faudra désigner la personne qui sera chargée de gouverner la France pendant cinq ans. Or ce que nous pouvons constater dans les échanges de propos qui fusent entre eux, presque quotidiennement, n’est pas de très bon augure pour la suite, tant tous autant qu’ils sont, « restent au niveau des pâquerettes » et ne montrent ni les qualités ni la stature nécessaires pour redresser et diriger notre pays, bien mal en point et qui a grand besoin d’un chef énergique. Cette échéance est inquiétante, car des isoloirs sortira le nom du successeur des deux précédents occupants du trône élyséen, avec le risque de le voir déraper dans les mêmes travers que ses devanciers immédiats. Afin de s’en convaincre, il n’y a qu’à consulter (à défaut de les lire intégralement) les deux livres d’Éric Zemmour et Patrick Buisson, analysés et présentés en début de ce numéro (pages 7 à 12). Comme nous l’exprimons, il est à craindre qu’après le clone et l’avatar, il nous faille subir un « copié collé » !

Quant à la « gauche », elle se débat dans une véritable foire d’empoigne, dont l’issue ne sera connue qu’au mois de janvier. Dans l’immédiat, c’est la fuite en avant : on débride tout ce qui était resté plus ou moins sous l’éteignoir depuis quatre ans ! On débloque des crédits, tandis que les caisses sont vides – il est tellement facile d’être généreux avec l’argent des contribuables corvéables à merci – (voir Les folles générosités socialistes, pages 29 à 33). En un mot, on se « moque du peuple » ! Or de tout cela et de bien d’autres choses, le cher Hollande n’en a cure tant il est bouffi d’autosatisfaction depuis la remise de son prix de « l’homme d’État mondial de l’année » ! (pages 23-25).

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Que conclure après un tel constat ? Hélas, rien de bon ! Nous recevons parfois le reproche de nous exprimer avec raillerie ou persiflage dans nos propos. Soit, mais il nous semble être de notre devoir de ne pas masquer la réalité des faits quand ceux-ci sont aussi flagrants et aussi sombres qu’aujourd’hui. Notre réponse en la matière est simple. Nous ne sommes pas maîtres des événements qui nous sont imposés, nous n’avons aucun pouvoir pour les modifier. Nous refusons de tomber dans les pièges adroitement tendus par nos irréductibles adversaires qui en tout état de cause obtiennent toujours satisfaction. Nous ne pèserons jamais d’aucun poids sur un scrutin électoral « d’importance ». Nous poursuivons notre ligne de conduite qui consiste à fourbir et diffuser les munitions destinées à combattre pour la victoire de ce que Jacques Ploncard d’Assac appelait « La bataille des idées » (voir Il y a 50 ans…, pages 37-38).

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