« Magnifiques, exceptionnelles, superbes » ! Les qualificatifs n’ont pas manqué pour saluer la pleine réussite de ces Journées du cinquantenaire, exprimés tant par le public (très nombreux) que par les journalistes, les visiteurs, les observateurs, les auteurs présents et les exposants.

Tout avait été mis en œuvre, sous la houlette de François-Xavier d’Hautefeuille et son équipe, pour obtenir un tel succès, aidé en cela par un cadre spacieux permettant d’y disposer les installations nécessaires au bon déroulement du programme prévu. De plus, le temps très agréable fut de la partie, ce qui, pour une réunion en plein air, est un appoint non négligeable. Ainsi, nous pouvons nous montrer fiers d’avoir obtenu ce que nous avons patiemment préparé tout au long de l’année, tel que nous l’avions demandé en conclusion du compte rendu de nos Journées 2015 (cf. notre n° 702, octobre 2015) :

« D’ores et déjà, nous lançons un appel général pour que cette date (des premiers samedi et dimanche du mois de septembre 2016) soit retenue et réservée et que tous les journaux, mouvements et associations amis la laissent disponible afin d’éviter une concurrence qui pourrait être préjudiciable à l’ensemble de notre belle famille de pensée qui aura de plus en plus besoin de se serrer les coudes durant les années à venir. Il va falloir faire preuve d’une entière solidarité pour résister et faire face aux assauts toujours plus virulents de nos adversaires. Evitons de nous déchirer et de nous faire inutilement la guerre pour des peccadilles ».

Pour la circonstance exceptionnelle du cinquantenaire, le programme des interventions à la tribune a été beaucoup plus étoffé que lors des années précédentes : depuis le samedi matin, jusqu’en fin de la journée de dimanche, dix « tables rondes » se sont tenues (sept le samedi et trois le dimanche) permettant au public d’entendre les propos de grande qualité des différents orateurs sur des sujets et thèmes ayant trait aux principales préoccupations et priorités contemporaines.

L’entrée en matière est allée « droit au but », sans faux semblant : deux personnalités bien connues, Jean-Pax Méfret et Henri-Christian Giraud ont répondu aux questions de notre collaborateur Claude Beauléon pour un « Retour aux sources : l’histoire et la République ». J.-P. Méfret est pied-noir et nous a relaté avec émotion les conditions dans lesquelles il fut arrêté par les policiers français et mis en prison à l’âge de 16 ans en raison de ses engagements en faveur de l’Algérie française ! H.-Ch. Giraud est le petit-fils du général Giraud (qui avait été malproprement destitué de son poste de commandant en chef des Forces armées en Afrique du Nord, par De Gaulle, en 1943, et acheva sa vie vilipendé et complètement oublié en 1949). Il éprouve naturellement un légitime ressentiment à l’égard du persécuteur de son grand-père et n’a pas manqué de dire pourquoi dans ses livres (en particulier Chronologie d’une tragédie gaullienne). Nos deux intervenants, qui manifestent une grande antipathie anti-gaulliste, ne se sont pas privés de le dire à la tribune, afin de rectifier l’histoire de cette période systématiquement falsifiée.

Le deuxième débat, dirigé par le docteur Philippe Piloquet (président de l’association SOS Tout-Petits), aborda la question contemporaine cruciale de L’homme dénaturé, développée par le docteur Xavier Dor, bien connu pour les innombrables poursuites judiciaires et condamnations qui lui ont été infligées, en raison de sa formelle opposition à l’avortement (les Éditions de Chiré viennent de rééditer son livre Le Crime contre Dieu). A ses côtés se trouvait Marion Sigaut, historienne (auteur, entre autres, d’un livre paru en 2014 qui dévoile le vrai visage d’une figure emblématique : Voltaire. Une imposture au service des puissants) et Yvan Blot, philosophe et écrivain (auteur de l’ouvrage L’Homme défiguré. La personne moderne face à l’im-monde moderne). Tous les trois ont dénoncé l’objectif contemporain des technocrates mondialistes : faire de l’homme une machine. Cette horreur a été, par ailleurs, parfaitement étudiée par le docteur Jean-Pierre Dickès dans son dernier livre La Fin de l’Espèce humaine (Éd. de Chiré).
Puis vint une discussion d’un riche contenu : Système ou antisystème. Reconstruire un état catholique, est-ce possible ? Hugo Roussel, expert-comptable, a permis à ses interlocuteurs de confirmer que le retour aux principes et à la doctrine est la priorité à mettre en œuvre en matière politique. Bernard Seillier (ancien sénateur de l’Aveyron), le père Jean-Dominique (frère dominicain) et Louis-Edgard de Pinieux (chef d’entreprise et auteur d’une brochure sur Le Bien commun aux Éditions de Chiré) ont abondé dans le sens de la nécessaire reconstruction des corps intermédiaires et l’indispensable formation des chefs pour demain.

En Économie, quelle solution pour la France ? a demandé Jean-Baptiste Geffroy (professeur émérite de droit à l’université de Poitiers). Tour à tour, Jean-Claude Martinez (professeur de droit lui aussi, auteur de plusieurs ouvrages), Francis Bergeron (du journal Présent, qui a longtemps occupé des fonctions de DRH dans une entreprise multinationale) et Pierre Godicheau (auteur du livre Économie ou socialisme, il faut choisir) lui ont répondu que devant le monde de la finance qui conduit les économies vers la crise, il y a une place importante et même indispensable pour retrouver une économie saine, inspirée de la doctrine catholique.

De nouveau Jean-Baptiste Geffroy a dirigé une seconde table ronde concernant les influences de la Révolution sur le droit ou comment la Révolution a utilisé le droit pour imposer son idéologie. Lui ont répondu, Marie-Pauline Deswarte (professeur de droit administratif, droit constitutionnel, libertés publiques et idées politiques), Jean-Louis Harouel (agrégé, professeur émérite de l’université Panthéon-Assas) et Thierry Bouclier (historien et avocat, spécialiste de droit fiscal) : il est patent que les tendances destructrices de la Révolution contre l’ordre naturel ont eu et ont toujours une grande influence pour ébranler un équilibre et une sagesse qui s’étaient solidement édifiés au cours des siècles. Le « moment fort » de cet entretien est celui où a été abordé le rappel des iniques lois mémorielles Pléven et Gayssot. Celle dite loi Pleven a supprimé la primauté du droit national pour lui substituer celle du droit des étrangers, une notion qui prend naissance dans la Révolution pour laquelle tous les êtres humains se valent sans distinction. Les « droits de l’homme » ont été transformés en droits positifs pour devenir les « droits humains ». Ainsi, une « nouvelle religion » est née. Et c’est bien cette « nouvelle religion » qu’est en train de vouloir imposer la hiérarchie catholique contemporaine ! Jean-Louis Harouel a fort bien décortiqué cette notion dans son dernier livre, Les Droits de l’homme contre le peuple.

Dans le contexte contemporain qui menace la France, Olivier Destouches (un de nos collaborateurs parmi les plus réguliers, dont vient d’être publié un recueil de ses articles, Face à la bombe migratoire, existe-t-il une réponse ?) a voulu en savoir plus sur L’immigration et l’Islam et la volonté des responsables politiques français de favoriser l’islamisation de la société dont l’issue sera la destruction de ce qui reste des racines chrétiennes de notre pays. Très grave sujet en face duquel il semble que nous soyons tous plus ou moins démunis. Trois brillants orateurs ont apporté leurs compétences et leurs connaissances pour nous rassurer : Jean-Yves Le Gallou (ancien député européen, président de l’association Polémia et auteur d’un tout récent livre d’une « brûlante » actualité : Immigration, la catastrophe : que faire ?), Benjamin Blanchard (président de SOS Chrétiens d’Orient) et Hubert Lemaire (auteur, lui aussi d’un livre très enseignant : Musulmans, vous nous mentez !).

Enfin cette enrichissante journée de samedi s’est achevée, sous la conduite de Jérôme Seguin qui, malgré les apparences d’une lutte sans espoir en face du rouleau compresseur de la Révolution, a tout de même insisté pour savoir comment faut-il se comporter aujourd’hui pour Être et demeurer contrerévolutionnaire. Pour cela il s’est adressé à Christian Lagrave (excellent connaisseur de la question, en particulier par son étude très précise du contenu de la doctrine contrerévolutionnaire que le colonel Chateau-Jobert a très clairement exposée dans trois livres publiés dans les années 1970 par les Editions de Chiré et dont vient d’être réimprimé La Confrontation Révolution / Contrerévolution, précédé d’une préface de Christian Lagrave) ; à Claude Mouton-Raimbault (qui a connu cette confrontation sur le terrain, en Algérie, et dont il a présenté le déroulement dans un autre livre paru en 1972 aux Éditions de Chiré : La Contrerévolution en Algérie que nous estimons être un très grand ouvrage de doctrine et d’action politique) et à Guennaël de Pinieux (d’une génération plus jeune, ce qui ne l’empêche pas d’avoir, lui aussi, lu et étudié les grands maîtres de la contrerévolution et d’en avoir tiré le meilleur profit, dont il a donné une application on ne peut plus pratique et d’une actualité immédiate, dans une brochure qui vient de paraître : Voter, piège ou devoir ? dont le contenu est sujet à polémiques !). Jérô-me Seguin a mis à profit cette table ronde pour rappeler l’excellente définition de la contrévolution donnée par le professeur brésilien Plinio Correa de Oliveira, dans son ouvrage Révolution et Contrerévolution qui fut, dans les années 1960-1970, le livre de chevet et de référence lu, relu et presque appris par cœur par le groupe d’étudiants poitevins qui ont entouré Jean Au-guy au moment de la naissance et de la première enfance de DPF. Voici cette définition : La révolution est le désordre ; la Contrerévolution est la restauration de l’ordre. Et par ordre, nous entendons la paix du Christ dans le règne du Christ, c’est-à-dire la civilisation austère et hiérarchique, fondamentalement sacrale, antiégalitaire et antilibérale.

En fin d’après-midi, comme de coutume, le père Jean-Marie, le supérieur de la Fraternité de la Transfiguration, à Mérigny, a procédé au renouvellement de la consécration au Sacré-Cœur de l’entreprise DPF, ainsi que ses employés, clients, abonnés, amis et bienfaiteurs. La courte cérémonie était introduite par une allocution dont le contenu est un rappel sans ambiguïté à l’application dans l’ensemble de nos activités quotidiennes de la doctrine catholique, sans édulcoration, ni modification d’aucune sorte.

Puis en soirée a été servi un remarquable dîner d’anniversaire, placé sous le thème La parole aux journalistes. Au fur et à mesure du repas, plusieurs journalistes amis avaient été invités à s’exprimer pendant quelques minutes, tant pour présenter leurs publications que pour adresser quelques mots de sympathie à Jean Auguy, François-Xavier d’Hautefeuille, son gendre et successeur et à tous les membres anciens ou plus récents de la grande « famille de Chiré » pour la complimen­ter de ses noces d’or ! Se sont succédé, Francis Bergeron (Présent), Jérôme Bourbon (Rivarol), M. l’abbé François-Marie Chautard (Vu de Haut et directeur de l’Institut universitaire Saint-Pie X), Hilaire de Crémiers (Politique Magazine), Roland Hélie (Synthèse Nationale), le père Innocent-Marie (Le Sel de la Terre), Jean-Yves Le Gallou (Polémia), Pancrace Malherbe (Mouvement catholique des Famil­les), Roberto de Mattei (Correspondance Européenne), Pierre Romain (Lectures Françaises), Lecture et Tradition (Jean Auguy) et Marie du Tertre (Plaisir de Lire et le Cercle René Bazin).

L’ensemble s’est tenu et déroulé dans une ambiance de franche amitié, très agréable, très sympathique. Sans oublier qu’il a réuni environ 700 convives qui ont pu apprécier un repas de qualité entièrement préparé et cuisiné sur place et servi par une très efficace « brigade » de bénévoles (jeunes filles et garçons, mais aussi dames et mères de familles d’une génération au dessus), l’ensemble parfaitement organisé et dirigé avec autant de discrétion que de douce fermeté par deux amphitryons de grande classe, Clotilde d’Hautefeuille et Mechtilde Savigny. Une splendide réussite.

La journée de dimanche a débuté, bien entendu, par la grand-messe chantée, célébrée par M. l’abbé Cottard, à laquelle ont assisté environ 1000 personnes (un nombre un peu inattendu au point qu’il n’y a pas eu suffisamment d’hosties consacrées pour la distribution de la communion, si bien qu’un autre prêtre a procédé à une consécration supplémentaire !) Pendant toute la durée de son déroulement plusieurs autres prêtres étaient à la disposition des fidèles pour les entendre en confession. C’est l’occasion de mentionner que se sont retrouvés pour ces très belles journées une pléiade d’ecclésiastiques, de toutes tendances, aussi bien frères et sœurs dominicains, que membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, de la Fraternité de la Transfiguration, de la Fraternité Saint-Pierre, quelques prêtres diocésains, ou de la Communauté Saint-Jean (les « Petits Gris ») et peut-être d’autres encore. C’est la preuve que Chiré  » réunit  » la grande famille  » catholique  » dans ses composantes variées (un véritable « œcuménisme » de bon ton et de bonne tenue, dans la plus pure  » charité  » chrétienne !).

À la suite du déjeuner, préparé et servi dans les mêmes conditions que les deux repas de la veille, salué lui aussi comme remarquable par la majorité des 800 convives qui ont pu l’apprécier, les conférences « intellectuelles » ou culturelles et interventions orales ont repris leur place sur le même principe que celles de la veille (« Tables rondes »).

Les deux premières étaient consacrées à la famille et aux enfants. D’abord, La famille, cellule de base de la société. La défense et la préservation de la famille doivent être la priorité que tout état devrait placer en tête de ses priorités. Hélas, c’est loin d’être le cas actuellement ! Les gouvernements font tout ce qu’ils peuvent pour détruire cette cellule d’équilibre (avortements, divorce de plus en plus facilité, écoles qui partent à la dérive, mariages ou unions dénaturés et tant d’autres phénomènes contre nature, dans les « spectacles » et les loisirs : c’est une décomposition intégrale). Ces gouvernants prônent l’individualisation des citoyens afin de les rendre plus vulnérables au marché de la grande consommation. Dirigée par Pierre Martin, cette table ronde a réuni le général François Legrier (président du Mouvement catholique des Familles), M. L’abbé Patrick Troadec (auteur, entre autres, du livre La Famille catholique) et Gabrielle Cluzel (écrivain et journaliste) qui ont appelé les parents à bien éduquer leurs enfants, à travailler à leur formation et à résister au raz-de-marée antimoral qui submerge la France actuellement.

La deuxième table ronde de l’après-midi s’est attachée à compléter les conseils pour les parents en les incitant à choisir De bons livres pour nos enfants, insistant sur le fait que la lecture, pour les jeunes, dès leur plus jeune âge, est une source de connaissance indispensable pour leur formation et leur culture ultérieures, car cela fait partie intégrante du rôle d’éducateurs des parents et aussi des enseignants. Mais encore faut-il avoir le discernement nécessaire pour s’y retrouver dans tout ce qui paraît actuellement et éviter de donner du poison à nos chers enfants. Sous la direction de Marie du Tertre (collaboratrice de Plaisir de lire et respon­sable du Cercle René Bazin), c’est à cette question qu’ont répondu par de judicieux conseils, trois auteurs de très bons livres pour la jeunesse : Francine Bay, Mauricette Vial-Andru et Véronique Duchateau.

Enfin, pour donner le point d’orgue à cette formation intellectuelle et souligner le travail accompli à Chiré depuis sa fondation, il est revenu à Jérôme Seguin de faire établir une synthèse générale de 50 années de combat du livre effectué à Chiré-en-Montreuil depuis 1966, date à laquelle Jean Auguy a pris la décision de ramer à contre-courant afin d’essayer de remonter le flot qui, déjà, s’efforçait de noyer une société à moitié engloutie sous les assauts des agents du démon. Il a demandé aux « anciens », ceux qui étaient là dès le début et qui poursuivent la lutte, encore aujourd’hui, sans trêve, ni merci, de faire part de leurs témoignages et de leurs souvenirs sur ces temps que l’on peut qualifier d’héroïques. Lui ont répondu, Jean Auguy, lui-même, Christian Lagrave, Henri Servien (auteur de la célèbre collection « Petite histoire », de France, des Guerres de Vendée et des Colonies et missions françaises), Jacques Boisard (expert-comptable, qui a, pendant de longues années, entouré J. Auguy de ses conseils en matière de gestion), et Jean-Baptiste Geffroy (déjà mentionné ci-dessus, qui a connu Chiré, en même temps que J. Seguin, en 1969). La dernière parole est revenue à François-Xavier d’Hautefeuille, qui a dit pourquoi il avait lui-même proposé, en accord avec son épouse, Clotilde, d’assurer la succession de son beau-père pour permettre à l’œuvre de perdurer.

Pour couronner la fin de ces magnifiques journées, Philippe de Villiers nous a offert son amitié en acceptant de venir conforter notre militan­tisme, en rappelant comment lui-même avait accompli une œuvre différente, mais similaire de sauvegarde des valeurs éternelles de la France (humaines, morales, politiques et religieuses) quand, en 1978, il se lança, seul et sans aucune aide financière, dans l’ « aventure du Puy du Fou », qu’il a voulu bâtir sur les fondations du sang des martyrs vendéens de 1793. Il a achevé son allocution en relatant les péripéties au terme desquelles, Le Puy du Fou a pu se rendre acquéreur, au mois de mars dernier, d’une insigne relique, l’anneau que portait Jeanne d’Arc au moment de son procès à Rouen en 1429 et qui lui fut confisqué par l’évêque Cauchon pour le remettre aux Anglais !

En conclusion générale, F.-X. d’Hautefeuille dressa, comme il le fait chaque an­née, le bilan annuel de DPF et des Editions de Chiré, en rappelant l’importance de ne pas développer les querelles dans nos milieux :

« Prenons de la hauteur, considérons donc ce qui se passe dans l’arène, tout en restant au dernier étage des gradins. Pourquoi reproduisons-nous dans nos milieux exactement ce qui se déroule au sein de l’arène politique ? Il en est ainsi de toutes ces querelles politiques, religieuses, philosophiques. Il est important de débattre des sujets, et c’est ce que nous faisons dans nos revues, Lectures Françaises et Lecture et Tradition. Mais gardons la cha- rité, et le respect des uns et des autres. Jamais nous ne sortons grandi de ces manquements à la charité, comme le répétait hier soir (dans son allocution lors du banquet anniversaire le samedi) Jean Auguy : “ l’ennemi n’est pas l’ami ” ».

Puis il céda la parole au père Lecareux (le fondateur de la Fraternité de la Transfiguration) pour prononcer sa traditionnelle conclusion spirituelle.

La fête s’est achevée en apothéose avec le Banquet-souvenir des 50 ans de Chiré auquel ont pris part encore 400 personnes qui ont pu se remémorer (pour les anciens) ou découvrir (pour les plus jeunes) ce que furent les « années héroïques » du début (période 1966-1975 environ), en regardant un court film documentaire, suivi de la projection de photographies présentées et commentées par les pionniers (Jean Auguy, Jacques Boisard, Jean-Baptiste Geffroy, Christian Lagrave, Jérôme Seguin et Henri Servien) qui s’étaient lancé dans une aventure sans imaginer un seul instant (mais en l’espérant et le souhaitant tout de même…) qu’elle serait couronnée, un demi-siècle plus tard, par le succès de ces deux journées que tous les participants et présents ont appréciées et chaleureusement applaudies.

Nous l’avons dit, ces Journées furent exceptionnelles, ce qu’ont bien compris les écrivains et auteurs de livres, puisque plus de 120 ont effectué le déplacement afin de « ne pas rater l’événement ». Nous donnons ci-dessous la liste complète de leurs noms (nous n’y faisons pas figurer ceux qui sont mentionnés plus haut pour leur participation aux tables rondes) :
Joëlle d’Abbadie, Yves-Marie Adeline, Jean-Paul Angelelli, Marieke Aucante, Père Jean-Paul Argouarc’h, Charles Barbanès, Daphné du Barry, Gérard Bedel, Laurent Bègue, Michel Bernard, David Berton, Jean-Pierre Bourgneuf, Yann Carrière, Marie-Christine Ceruti-Cendrier, Alain de Chantérac, François Chevalier, Denis Chevignard, Clotilde Clovis, Père Paul Cocard, François de Colbert, Louis de Condé, Jacques Coudrais, Étienne Couvert, Custos, Jacques Dansan, Patrick Delon, Charles Doré-Graslin, Paul Durand, Apolline Dussart, Henri de Fersan, Marc Froidefont, André Gandillon, Louis-Christian Gautier, Philippe Gautier, Laurent Glauzy, Sophie de Gourcy, Philippe Hauvuy, Élise Humbert, Abbé Bertrand Labouche, Odile de Lacoste-Lareymondie, Abbé Yannick Lallemand, Yves de Lassus, Philippe Lauria, Yann Le Coz, Sophie de Ledinghen, Joëlle Le Pontois-Bernard, Jean-Claude Lozac’hmeur, Brigitte Lundi, Jean-Pierre Lussan, Philippe de Maillard, Richard Alain Marsaud de Labouygue, Xavier Martin, Père Jean-Jacques Marziac, Roberto de Mattei, Jean-Pierre Maugendre, Paul-André Maur, Alain Mius, René Moniot-Beaumont, Lina Murr-Nehmé, Patrick Nouaillé Degorce, Georges Pagé, Abbé Guy Pagès, Alain Pascal, Luc Perrel, Pierre Pinatel, Abbé François Pivert, Abbé Jean-Pierre Putois, Philippe Prévost, Dominique Remy, Abbé Olivier Rioult, Mechtilde Savigny, Reynald Secher, François-Christian Semur, Jean-Pascal Serbera, Diane Suteau, Dominique Tassot, Alain Texier, François Veyret, Philippe Vilgier,

Étaient également présents plusieurs amis exposants :
Journaux
Le Sel de la Terre (Couvent de la Haye-aux-Bonshommes, 49240 Avrillé).
La Gazette du Quercy (BP 22, 82770 Montpezat de Quercy).
Plaisir de Lire (31 rue Godot de Mauroy, 75009 Paris).
Correspondance Européenne (Piazza Santa Balbina 8, 00153 Roma, Italie).
Vu de Haut (21 rue du Cherche Midi, 75006 Paris).
Action Familiale et Scolaire (38 Avenue Niel, 75017 Paris).
Politique Magazine (1 rue Courcelles, 75008 Paris).
Rivarol – Ecrits de Paris (19 avenue d’Italie, 75013 Paris).
Polémia (60 ter rue Jean-Jacques Rousseau, 92500 Rueil Malmaison).
Rébellion (Résidence de La Valière, 20 rue du Haut des Sables, 86000 Poitiers).
L’Héritage (ASMA, BP 80308, 75723 Paris Cedex).
Présent (5 rue d’Amboise, 75002 Paris).
Synthèse Nationale (116 rue de Charenton, 75012 Paris).
Éditeurs
Éditions Dominique Martin Morin, Éditions du Sel, Éditions Quentin Moreau, Association Saint-Jérôme, Éditions Hugues de Chivré, Éditions Via Romana, Éditions Les Bons Livres pour tous, Éditions du Saint Nom, Éditions de l’AFS, Chœur Montjoie Saint-Denis, Diffusia, Presses Sainte-Radegonde.
Associations, Mouvements, artisans et producteurs indépendants
ACIM – Association catholique des infirmières et médecins –, représentée par le docteur Luc Perrel (chez le docteur Jean-Pierre Dickès, Le Quibier, 62360 Saint-Étienne-au-Mont). Le docteur Perrel représentait aussi l’association de lutte contre l’avortement, SOS Tout-Petits (11 rue Tronchet, 75008 Paris) et son bulletin dont il est responsable : SOS Tout-Petits Actualités (La Promenade, 101 rue de Bretagne, 53230 Cossé-le-Vivien).
Chevaliers de Notre-Dame (Chez M. Cyril Duchateau, 5 route de Chénérailles, 23130 Saint Loup).
Procure de la Transfiguration (Le Bois, 36220 Mérigny).
Les Amis de René Bazin (représentés par le général Jacques Richou, 12 avenue Théophile Gautier, 75012 Paris).
Magellys (Gilles de Saint-Remy, 2 rue Notre-Dame, 21320 Pouilly-en-Auxois).
MCF – Mouvement Catholique des Familles (77 rue Claude Bernard, 75005 Paris).
Présence de La Varende (Patrick Delon, 25 rue Violet, 75015 Paris).
Association Saint Thomas d’Aquin (Eric-François Demey, 1 passage de la Bletterie, 86240 Iteuil).
Maires pour le Droit familial (1 place Saint Jacques, 36220 Fontgombault).
Bijouterie Ducros (Jean-François Lagneau, BP 18, 69480 Anse).
École de l’Épiphanie (15 rue des Dames, 85110 Puybelliard).
Pegaline (Bruno de La Bonnellière, 1 rue de la Pierre Levée, 86200 La Roche-Rigault).
Enfants de Fatima (14 rue des Artistes, 31200 Toulouse).
SOS Chrétiens d’Orient (16 avenue Trudaine 75009 Paris).
N’oublions pas, non plus, nos amis viticulteurs :
Le Champagne Gaston Révolte (20 rue Gambetta, 51160 Avenay-Val-d’Or).
Le Château Les Saintongers (Catherine d’Hautefeuille, « Le Saintonger », 24560 Saint-Cernin de Labarde).
Les Vignobles Carrère (9 route de Lyon, Lamarche, 33190 Saint Denis de Pile).
Pineau et Cognac Castay (Le Maine Jarry, 16410 Torsac).
Closerie du Bois-Joli (Hameau de Sainte-Foy, 49750 Saint Lambert du Lattay).
Domaine de Champ-Fleury (Pierre Coquard, Chemin de Champ Fleury, 69480 Marcy).
Château Croz de Pys (SCEA des Domaines Roche, La Croze, 46700 Vire sur Lot).
Réservez-leur, de préférence, vos achats et commandes de breuvages « catholiques et français » en vue de vos fêtes et réceptions familiales.
*
Puisque nous avons dit que plusieurs prêtres et religieux étaient présents, nous nous permettons de nous octroyer nous-mêmes quelques envolées d’encensoir en reproduisant des extraits de ce qu’ont écrit certains de nos confrères et amis.
Le plus inattendu, que nous avons particulièrement apprécié est celui des « Hérétiques de Riposte Laïque au 50e anniversaire des Journées Chouannes de Chiré ! », tel qu’ils ont intitulé leur copieux reportage :
« Chaque journée a compté 900 personnes avec une logistique remarquable. Nombre de jeunes étaient au service des visiteurs, sourire aux lèvres et bienveillance au cœur. Et nulle part de détritus par terre. On est bien éduqué chez les cathos, on apprend à respecter les autres et à respecter la terre. On est naturellement écologique et on rend service. Quand on vient, comme moi, de la banlieue parisienne où chaque mètre carré se transforme en poubelle naturelle, le contraste n’en est que plus saisissant.
« Tout au long de ces journées, l’identité et le fléau islamique ont été des sujets centraux, récurrents, revenant tant dans les conversations des uns et des autres sans le moindre complexe, que chez les intervenants. L’islam a d’ailleurs été un thème fortement apprécié de l’auditoire parfaitement et unanimement conscient de sa dangerosité pour notre civilisation, d’autant plus que nombre de personnes dans ce milieu connaît l’Histoire de France et de l’Europe et sait donc parfaitement quels méfaits au cours des siècles a pu produire cette idéologie, à commencer par l’esclavage des chrétiens enlevés par les Arabo-musulmans (…)
« Ces deux journées ont été fort revigorantes, tant par l’énergie positive du lieu que par la bienveillance et la belle éducation des personnes présentes. Les enfants étaient charmants, souriants, joyeux, frais, beaux… Les adolescents serviables et respectueux. Les plus âgés enfin étaient tout simplement heureux de se retrouver, l’espace d’un moment, enfin en France ». L’ensemble du compte rendu (signé Caroline Alamachère) est, de plus, illustré de plus de vingt photographies 1.
Quelques « internautes » ont réagi à sa lecture :
– Merci, Caroline pour ce beau reportage, comme si on y était (…) Avec ton récit d’une autre kermesse catho il y a peu [ndlr : il s’agit de la kermesse de la Fraternité de la Transfiguration à Mérigny au mois de juillet dernier], cela fait deux raisons de reprendre espoir en une France traditionnelle quand nous aurons bouté l’ennemi hors de France.
– Merci pour ce compte rendu qui donne envie d’y aller l’an prochain si c’est possible vu les événements. En tout cas, à vous lire on se sent moins seul.
– L’année prochaine, j’irai à Chiré, cela doit être formidable de se retrouver entre patriotes, on doit se sentir plus fort, alors que l’on est abruti par les medias menteurs qui désinforment toute l’année.
Le site medias-presse.info a renchéri sur les propos de Riposte Laïque en disant que le « millésime 2016 des Journées Chouannes a été une grande réussite : plus de 3000 visiteurs, 800 personnes au déjeuner du samedi, 1200 à celui de dimanche et 400 au banquet du soir ». Nous avons relevé le passage suivant : « A noter la présence de Pierre Cassen du site Riposte Laïque, aux antipodes, jadis, du combat de Chiré (trotskyste, laïcard et franc-maçon) dont l’anti-islamisme virulent l’a amené à tenter une approche d’alliance, genre Union Sacrée de 1914 (il y croit sincèrement) qui s’est d’ailleurs caractérisé, dans sa revue, par un article dithyrambique de Caroline Alamachère, coutumière de ce genre de papier et visiblement subjuguée par la « bonne éducation » des tradis (ce qui est cocasse quand c’est écrit dans une revue de sectateurs de l’école publique…) ».
Noël Stassinet du Souvenir Chouan de Bretagne écrit : « Le dîner de clôture réunissant 400 convives a du réjouir le cœur des organisateurs et plus spécialement celui de Jean Auguy qui a évoqué 50 ans d’aventures politiquement et historiquement incorrectes » (2 rue de Solférino, 44130 Fay-de-Bretagne).
Roland Hélie, de Synthèse nationale, s’est monté, lui, un peu trop dithyrambique en dénombrant le « public très nombreux (plusieurs milliers d’entrées) ». Il a tenu à adresser ses vives félicitations à Jean Auguy et F.-X. d’Hautefeuille.
Enfin, Francis Bergeron, dans l’édition du 13 septembre (n° 8691) de notre confrère Présent, a écrit :
« Les journées chouannes des 3 et 4 septembre, à Chiré-en-Montreuil, près de Poitiers, ont été incontestablement une réussite : un soleil tout à fait exceptionnel, plus de 2500 participants, des séances de dédicace interminables, une formidable manifestation de sympathie, aussi, de la part du public (…)
Chiré s’affirme plus que jamais comme LA réunion à ne manquer à aucun prix. (…) Présent sera chaque année au rendez-vous de Chiré. Présent soutiendra du plus qu’il le peut ce rassemblement annuel. Parce que c’est la réunion qui inaugure la rentrée politique et culturelle, parce que c’est une formidable occasion de rencontre avec nos lecteurs et futurs lecteurs. Et parce que c’est un moment de convivialité et de ressourcement intellectuel et spirituel.
Cette année, nous avons senti dans ce public une très forte combativité et plus que jamais la volonté d’en découdre avec l’anti-France, alors que se profilent des échéances électorales primordiales, dans une ambiance lourde de menaces terroristes islamistes ».
Enguerrand Chesnard, directeur du bulletin Notre Combat : « Pense Clair et Marche Droit » (Edelweiss, 25 avenue du Maréchal Foch, 78000 Versailles), était présent, mais ne s’est pas fait connaître (nous aurions bien voulu le rencontrer). Dans le n° 2 de son bulletin (daté du 28 juillet), il avait coché les dates des 3 et 4 septembre dans son agenda et informé ses lecteurs en ces termes : « Etes-vous contre-révolutionnaire, êtes-vous catholique, militant, patriotique ? Cette année n’est pas comme les autres : oui il faut fêter les 50 ans de combat des Éditions de Chiré. Oui il faut restructurer votre bibliothèque, faire cette cure et prendre ce bain de l’esprit. Il y a un coût ? Oui. Oui, il faut donner une dimension intellectuelle construite à notre combat spirituel. Oui, il faut s’instruire pour partager. Le développement de la pensée contre-révolutionnaire est Notre Combat. Venez aux Journées Chouannes. J’y serai aussi ».
De même, le mouvement Jeune Nation avait relayé le programme de nos Journées Chouannes sur son site internet (www.jeune-nation.com).
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Nous pouvons le constater, avec surprise, dès le lendemain de la réunion est paru le commentaire très sympathique, voire enthousiaste, émanant du site Riposte Laïque, qui n’est pas spécialement proche de notre ligne de conduite catholique et contrerévolutionnaire, c’est le moins que l’on puisse dire…
Nos amis proches, dont certains nous connaissent ou nous côtoient depuis près d’un demi-siècle, sont restés le plus souvent d’une discrétion de violette… Nous n’en sommes ni offusqués, ni blessés, ni froissés, seulement attristés. Pas d’acrimonie entre nous, ni de ton acerbe. Mettons en application les recommandations de charité de notre belle religion catholique.
En revanche, nous allons succomber à l’orgueil en exprimant notre auto­satisfaction. Pendant ces cinquante années, nous avons eu l’occasion de nous rendre à une multitude de réunions, rassemblements ou congrès. Soyons réalistes, nous n’en avons jamais vu un atteignant la qualité de celui que nous venons de réaliser à Chiré-en-Montreuil. ♦

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