Les expressions médiatiques obligatoires concernant les terroristes

Les expressions médiatiques obligatoires concernant les terroristes

Michel Geoffroy a publié, sur le site Polémia, la liste des cinq règles suivies par les media de la propagande officielle contraints de parler d’attentats apparemment islamistes. Tout un chacun peut le constater, par exemple à l’occasion de l’assassinat « rituel » de l’abbé Hamel, mais les autres presses, notamment allemandes, ne manquent pas de ressources ni d’imagination pour suivre la même ligne éditoriale. Nous nous permettons d’ajouter quelques exemples.

1 – Le suspect principal est toujours présenté comme issu d’une famille calme, sans histoires, bref intégrée, vivant dans un quartier tranquille ou les diverses communautés se côtoient facilement.

2 – Le suspect, aux dires des témoignages de certains voisins, de sa mère ou de son grand-père, aurait été un « gentil garçon », disant bonjour. S’il a commis « quelques bêtises de jeunesse » voire était déjà passé devant le juge, c’était sans importance.

3 – Devenu néanmoins accusé principal de l’attentat meurtrier, son comportement devient donc incompréhensible. Une seule réponse : il est soudainement devenu fou, malade. Même les violeurs de Cologne ont été excusés puisque les media ont parlé de leur « carence affective ».

Comme le souligne Michel Geoffroy, « la règle d’or du Politiquement correct médiatique consiste en effet à éviter coûte que coûte de faire référence à l’islamisme et plus encore à l’islam ». Sa barbarie « soudaine », « sans cause » montrerait bien que le terroriste ignoré est devenu d’un coup « déséquilibré » ou a été poussé pour des raisons politiques, sans doute « d’extrême droite » : ainsi pour David Ali Sonholy, ce jeune germano-iranien de 18 ans, qui, le 22 juillet 2016, tua neuf personnes et en blessa seize autres avant de se suicider. Faute d’autres explications, les media allemands avancèrent qu’il était admirateur d’Hitler, ou qu’il voulait imiter Anders Breivik ce terroriste norvégien d’extrême-droite qui tua 77 personnes en 2011. Pour Sonholy, le procureur de Munich a pourtant bien insisté et précisé qu’il n’avait « aucune motivation politique ». Quand des terroristes islamistes ne sont pas identifiés, la grosse presse a très souvent le réflexe d’accuser a priori l’extrême droite et cela n’est pas récent : pour l’attentat de la rue Copernic en 1980, pour les meurtres de Merah à Toulouse, etc. Les media donneront des tournures lénifiantes à leurs phrases en écrivant ou disant que les tirs – sans parler des tireurs – ont causé x victimes, ou qu’une victime a présenté une plaie au cou pour éviter le mot égorgement… Oui, pour ces habiletés qui frôlent la désinformation, la presse correcte est devenue une virtuose de la litote.

4 – Pour tenter de proposer une explication des tueries revendiquées par l’auteur qui lui-même faisait état de son allégeance à l’Etat islamique, le rédacteur « correct » ressortira la radicalisation rapide à l’insu de ses proches, par Internet, du nouveau « loup solitaire » dont l’enquête prouvera, des semaines après, qu’il avait effectivement fréquenté des mosquées et des « maîtres à penser », des camarades de même engagement et de très bons bricoleurs d’explosifs. Ou, à l’instar du réfugié syrien glissé parmi les immigrants, qui se fit exploser près d’un festival de musique à Ansbach (au sud de Nuremberg), acte d’abord jugé « incompréhensible avant d’apprendre qu’il aurait eu auparavant une « longue trajectoire djihadiste » (selon l’Etat islamique).

5 – Enfin, et chacun l’a constaté, les media français privilégient toujours les opinions des proches des terroristes. Pour les victimes de l’islamisme, ils font s’exprimer en priorité celles issues de l’immigration, et évitent de diffuser des images.

En suivant ces quelques « règles », comme le remarque M. Geoffroy, ils « désinforment en toute bonne conscience pour préserver le « vivre ensemble et protéger les musulmans de tout amalgame ».

Quand l’on connaît un peu les règles du « jeu », on risque bien moins d’être dupe.

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