Quelques hystéries républicaines

Ces dernières semaines ont été riches de massacres, de jactance politicienne et de prétention électorale. Et d’abord étouffantes de conformisme « correct ». Face aux massacres, les responsables politiques, dont plusieurs habitués des loges, ont tenu à donner l’exemple de la « tolérance » qui, à bien regarder, peut être confondue avec la soumission.

Générosité pour l’islam ou comment contourner la loi

À Lyon, le maire Gérard Collomb, en juin, a donné l’exemple en prodiguant une générosité qui ne lui coûte pas cher. C’est le contribuable de la « Métropole » qui paie ! Il a fait voter une subvention de 1 million d’euros pour financer l’Institut français de civilisation musulmane. Il savait que l’Etat laïc et républicain (les contribuables) versait la même somme. Mais attention il ne faut pas croire qu’on nous fait payer un bâtiment pour un culte. Les bons apôtres ont essayé d’expliquer qu’il ne s’agissait que du culturel. Le coût total du bâtiment devrait atteindre plus de 8 millions d’euros. L’Algérie et l’Arabie Saoudite vont verser chacune 2 millions. La région Auvergne-Rhône-Alpes ayant refusé de payer, Kamel Kabtane, le recteur de la mosquée de Lyon a donc lancé un appel aux donateurs. Étienne Tissot, président du conseil du Consistoire de l’Église protestante s’associa avec le cardinal Barbarin pour relayer l’appel. Le fameux père Delorme, en tant que porte-parole, n’hésita pas à donner une justification lumineuse du « geste » qu’il fallait faire. Pour lui, les attentats vont permettre aux chrétiens, apparemment incultes et pas rancuniers, d’assouvir leur curiosité, leur envie de connaître les particularités de l’islam. L’Institut allait leur offrir les réponses qu’ils attendaient. A votre bon cœur œcuménique !

A quelques jours de là, deux jeunes hommes – on dit des Identitaires – peut-être énervés, brandirent une banderole sur laquelle ils protestaient à propos des 2 millions d’euros d’argent public accordés par le maire de Lyon et l’État pour le projet de l’Institut. Le sang du si tolérant F\ libéral-socialiste Collomb, qui a tous les visas des puissants (Bilderberg, Davos, Trilatérale…) ne fit qu’un tour : les deux dangereux protestataires furent embarqués comme des délinquants : 48 heures de garde à vue, une matinée devant le juge.

Quelques hystéries républicaines
Michel Delpuech. Le préfet du Rhône provient de la promotion Voltaire (à l’ENA) si chère à Hollande.

Toujours à Lyon, s’est illustré un protégé de Cazeneuve, le préfet du Rhône depuis un an, Michel Delpuech soi-même. Comme par hasard, lui aussi provient de la promotion Voltaire (à l’ENA) si chère à Hollande. Quelques jours après le massacre de Nice, il avait été avisé que de dangereux malotrus avaient écrit en lettres rouges sur la mosquée de Lyon : « Bicot, islam, dehors ou la mort » suivi d’une signature énigmatique : « La milice catholique ». Le préfet n’a pu accepter ce dérapage en effet incroyable et « réducteur », qu’il a présenté comme l’équivalent d’un attentat ! Nous avons déjà remarqué que, dans la gradation des comparaisons, les vrais républicains trouvent la solution syntaxique du côté de chez Godwin. Le préfet Delpuech décida de faire dans le spectaculaire émotionnel en se présentant tenant la main de l’imam et, dans son discours, il a estimé que, forcément, les auteurs du délit étaient des racistes d’extrême droite, qu’il compara aux nazis préparant la Nuit de cristal (sic). Que l’on se rassure, aucune maison, ni commerce musulman n’ont été incendiés, aucun sectateur d’Allah n’a été tué ni déporté. Tout cela pour des graffiti plus stupides que terrifiants mais liés au contexte niçois. Naturellement le recteur Kabtane crut de bon ton de pleurnicher. Alors qu’après les tueries que l’on sait – Charlie, Bataclan, Nice –, les musulmans n’ont connu, fort heureusement, aucune véritable action de représailles.

Le plus grave est la répétition, par un haut responsable de l’État, d’une rumeur odieuse, celle de prétendus – mais sombres – préparatifs de Français de droite devant les attentats à répétition émanant, qu’on le veuille ou non, de milieux islamistes. Nous sommes prévenus, en cas de tension, la police et la justice commenceront par s’en prendre aux nationaux, aux catholiques cherchant à protéger leurs prêtres, leurs enfants, leurs femmes, leurs foyers. Il nous faut tenter de suivre les mécanismes de ce bruit. (lire la suite dans notre numéro 713, septembre 2016).

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