La baisse du QI

La baisse du QI

Tout en sachant les limites des tests psychométriques qui privilégient les capacités d’abstraction des enfants et autres personnes étudiées, les spécialistes ne peuvent les négliger. Certes les tests lexicaux, spatiaux, mathématiques, mémoriels… s’ils ne donnent pas la définition de la totalité de l’intelligence, contribuent à saisir des données très utiles.

Des travaux effectués par des spécialistes britanniques (Dutton et Lynn), vérifiés par leurs confrères et publiés dans des revues scientifiques (Nature et Intelligence), ont été repris par certains media (Le Monde, Le Point) au début de l’été. Ils concluent que le QI des Français avait baissé de près de 4 points en dix ans.

Tout en gardant en tête que le quotient intellectuel évolue tout au long de notre vie, on doit tenir compte de ces constats pour tenter de déceler les causes et agir intelligemment en conséquence. Il faut savoir d’emblée que, depuis les origines de la psychométrie, dans les années 1900, la courbe du QI était ascendante.

Or, depuis la fin des années 1990, on a observé dans les pays de l’Europe du Nord et autres (Norvège, Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, Australie, Suède…), « une inversion de la courbe ». La France est dans le même cas (exactement une baisse de 3,8 entre 1999 et 2009). Les chercheurs proposent différentes hypothèses sur les origines de cette chute ; elles méritent d’être prises en compte individuellement et plus vraisemblablement pour leurs effets conjugués.

On y retrouve, surtout chez les chercheurs anglo-saxons, des positions malthusiennes affirmées. Citons parmi les raisons possibles de la baisse du QI : la baisse de qualité de la nourriture ; certaines pollutions (nous y reviendrons) ; la baisse de la qualité – et du niveau –de l’éducation associée à celle du goût pour la lecture ; des familles nombreuses qui ne seraient pas un milieu favorable (?) au développement du QI, alors que les gens « intelligents » se reproduiraient de moins en moins (?) ; une accélération de la rapidité des modes de vie.

Ajoutons quelques remarques. Pour notre pays, aux yeux des familles comme des professeurs objectifs, il appert sans contestation que l’Éducation dite nationale, depuis plus de quarante ans, remplit fort mal ses missions principales en primaire et dans le secondaire. Elle contribue plus à « formater » aux réflexes politiquement corrects qu’à former utilement des jeunes cerveaux.

Mais il importe néanmoins de signaler les pratiques qui nuisent de nos jours à désaxer les intelligences : la pratique des jeux électroniques débiles, Internet, la télévision à haute dose 1 mais davantage encore, la prise répétée de fortes quantités d’alcools qui causeraient, chez les adolescents pratiquant le « binge drinking » (beuverie effrénée), des lésions de la substance blanche cérébrale. Selon une étude faite en 2012, la forte consommation de cannabis entraînerait chez l’adolescent ou le jeune adulte une perte de 8 points de QI. Sans parler des autres nouvelles drogues.

Un chercheur français, Barbara Demeneix, qui est biologiste, professeur au Museum, vient de se pencher sur un ensemble d’éléments particulièrement dangereux par leurs tailles et les dégâts qu’ils pourraient entraîner : les perturbateurs endocriniens. Il s’agit de multiples substances de notre environnement domestique, très abondantes dans l’air (solvant, plastiques…) et dans la chaîne alimentaire (additifs, pesticides…).

Ils sont connus depuis 1970 et ils perturbent le système hormonal. Bien que des scientifiques aient dénoncé leur nocivité dans le système nerveux, en particulier le cerveau, tant celui des fœtus que chez les adultes âgés ou non, les législations mondialistes les minimisent pour l’instant [Barbara Demeneix, Le Cerveau endommagé (Éd. Odile Jacob)].

Pour finir sur ce fléchissement du QI, il nous faut signaler une hypothèse inouïe qui est pourtant développée par un bon nombre de scientifiques. Ils y voient le résultat d’une immigration massive d’individus appartenant à des populations dotées d’un QI plus faible que celui des Européens ! En effet les immigrés d’Afri­que du Nord et du Sud-Ouest asiatique présentent – selon les scientifiques les plus audacieux – un QI moyen de 85 à 90.

Ce qu’avait déjà démontré le psychologue britannique politiquement incorrect, Hans Eysenck qui mourut à 81 ans en 1997. Il estimait que le QI était différent selon les races donc, avec des nuan­ces, héréditaire : il s’appuya sur l’étude qu’il fit sur les jumeaux homozygotes, pour montrer la différence de QI entre les afro-Américains (85) et les Européens (100). Accusé de racisme, il répli­qua en précisant que les Asiatiques-américains avaient le même QI que les Européens.

Mais tout cela est désormais annulé par la « vérité » officielle : les races pas plus que le genre n’existent. Quand va-t-on rectifier les dictionnaires et supprimer le mot ?  Et l’on interdira sans doute, sous peu, toutes recherches aussi nauséabon­des en décrétant l’égalité de toutes les intelligences. D’ailleurs le gouvernement    actuel va déjà supprimer les notes. Pourquoi, pour les élections, ne pourrait-on pas revenir au tirage au sort de la Grèce antique ?

La baisse du QI
J´aide mon enfant à bien parler, bien lire, bien écrire – Donnez toutes leurs chances à votre enfant
La baisse du QI
Cerveau droit, cerveau gauche. Cultures et civilisations
La baisse du QI
Le cerveau, cet inconnu des pédagogues

1 commentaire

Laisser un commentaire