Paturel est un ancien du Groupe, comme on dit dans le milieu. Il a un pedigree conséquent et respire la franchise. On ne peut qu’apprécier de voir des hommes garder la cohésion, à l’heure ou le système des partis a « flingué » toute forme d’unité nationale. Il faut par-contre rappeler que le nombre d’attaque contre les flics, est proportionnelle aux nombres de balles rouillant dans les chargeurs, depuis qu’on leur a dit, à l’école de police : ton arme, t’en sers pas, c’est la voie des emm… » Moralité, obéir n’est pas une fin en soi.

Lu dans Présent :

manifestation-de-policiers-le-18-mai-2016-devant-l-hotel-de-police-a-strasbourg_5600067À 100% avec les policiers en colère

Robert Paturel écrit régulièrement dans Présent. La dernière fois, c’était le 12 octobre à propos de Viry-Châtillon : « N’attendez pas de griller dans une voiture ! » Impliqué dans le mouvement des policiers en colère, il se voit reprocher d’avoir « des idées très proches de l’extrême droite radicale » (LCI), d’écrire « dans la revue d’extrême droite Présent » (franceinfo.fr). Mise au point du mis en cause. — La Rédaction

Si j’écris dans Présent, où l’on a toujours défendu les policiers, c’est que j’y ai une audience et qu’on m’y laisse une tribune pour pousser mes « coups de gueule ». Dans mes démarches, je serai accompagné par Laurent Franck Liénard, un avocat spécialiste de la légitime défense, un ami de longue date et un de mes élèves en sports de combat. Un avocat qui ne défend pas les policiers « par hasard ».

Robert Paturel Ancien du RAID

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Des « policiers en colère » ?

Ce n’est pas absolument nouveau. Depuis que je suis entré dans la Grande Maison, en 1976, j’ai souvent connu des moments de désarroi au sein des forces de l’ordre. Et il faut avouer que les choses n’ont guère évolué. Je pourrais évoquer ce commissariat de la rue de la Pompe, dans le XVIe arrondissement, qui sentait l’urine et les poubelles. Et déjà le cruel manque de matériel. Mais, à l’époque, on ne tentait pas de cramer des policiers à l’intérieur de leurs véhicules.

J’ai été plébiscité par le mouvement des policiers en colère ces jours derniers. Et j’ai accepté avec fierté de porter leurs revendications auprès des autorités de l’Etat. Je ne suis qu’un porte-parole. Je ne remplace pas les syndicats qui auront sûrement un rôle à jouer quand ils seront — enfin — en phase avec la base. Dès que mon nom a été avancé, j’ai eu de nombreuses sollicitations de collègues qui reconnaissent en moi quelqu’un d’honnête et de compétent.

Une poignée a essayé de me « salir » en me collant l’étiquette « extrême droite ». Je suis patriote. Mais il paraît que, de nos jours, être patriote « ce n’est pas bien ».

Présent, n°8723, 27-10-2016

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