Incohérences de la règlementation européenne sur les nanoparticules

Incohérences de la règlementation européenne sur les nanoparticules

Les capacités des appareils de laboratoires permettent des observations naguère impossibles. C’est le cas pour les nanoparticules, ces microparticules – en général de métaux – présents dans notre environnement ou dans des produits synthétiques dont la nocivité est souvent mise en cause.

Le 15 juin dernier, l’association Agir pour l’environnement, a rendu publique une enquête effectuée par le Laboratoire national de météorologie et d’essais, rattaché au ministère de l’Industrie. Elle portait sur quatre produits courants : des biscuits chocolatés de marque Lu, des « chewing-gums » Malabar, une con­serve de blanquette de veau, marque William Saurin et un mélange d’épices pour guacamole vendu sous la marque Carrefour.

Tous contiennent des nanoparticules : de dioxyde de titane (TiO2) pour les trois premiers échantillons, et de dioxyde de silicium (SiO2) pour la quatrième. Ces produits servaient comme adjuvants. Rappelons que l’industrie agro-alimentaire emploie ces particules pour améliorer les goûts, les aspects, la conservation.

Pour l’association, la présence de ces « compléments » pose deux problèmes : « l’un réglementaire, l’autre sanitaire » (Le Monde, 16/06/2016). Dans les supermarchés français, aucun de ces produits n’est étiqueté comme contenant des nanoparticules. Or depuis décembre 2014, une règlementation européenne exige pourtant une mention « nano » sur les denrées qui en contiennent.

Devraient être signalés les nanomatériaux de dimensions de l’ordre de 100 nano­mètres (milliardièmes de mètres, 50 000 fois plus fin qu’un cheveu) ou moins. Ce qui est le cas des produits vérifiés. Surtout pour les épices. Certes pour l’instant, la toxicité des nanoparticules n’est pas clairement prouvée mais, grâce à leur taille, ils peuvent pénétrer dans les poumons ou le sang, en respirant ou en avalant, et traverser les barrières naturelles, tels les vaisseaux hémato-encéphaliques et placentaires.

Dès mai 2014, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait conclu que certaines de ces particules étaient « toxiques pour l’homme ». On réclama la poursuite des recherches. Pourtant d’autres mises en garde avaient été lancées : en 2006, le Centre de recherche sur le cancer a classé le TiO2 comme « cancérigène possible » même dans une dimension non nanométrique.

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La fin de l’espèce humaine

L’association Agir a réclamé un moratoire sur l’ajout de ces produits dans l’alimentation. Restent aux autres associations de consommateurs et aux media de pousser les pouvoirs publics et les industriels à faire connaître clairement leur présence.

Dans son livre La Fin de l’espèce humaine (Éd. de Chiré), le docteur Jean-Pierre Dickès précise que l’on trouve les nanoparticules également dans la médecine régénérative, dans l’industrie textile, l’électronique, l’épuration des eaux, les plastiques etc. Dénonçant le vaste plan de Google de créer une transhumanité, il pointe du doigt un autre danger terrible : les nanotechnologies sont susceptibles de modifier les génomes et les cellules. Or certains chercheurs pensent les faire intervenir dans les cerveaux…

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