Les banques… Le mal n’existe plus, c’est bien connu voyons ! Certains vont même aller jusqu’à accepter une injustice puisque « après tout, cela ne touche que moi ». Des phrases ridicules comme « on ne va pas changer le monde ! », « l’idéalisme c’est pour la jeunesse etc… », on utilise un vocabulaire assassin du bon sens et de l’esprit combatif, pour justifier la préservation de la sécurité, qui n’a JAMAIS été quelque-chose d’étranger à nos actes et encore moins une réalité naturelle. On a donc perdu l’instinct de défense, et remplacé nos anciennes armures par de la laine de mouton. Le souci, c’est que le greffon prend très bien sur le Français. Pour l’heure, allez voir :

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2 – Votre « conseiller » (bonne blague) bancaire pour discuter des garanties de votre patrimoine financier à cette heure, aujourd’hui…

Lu dans Militant :

L’INSIDIEUSE DICTATURE DES BANQUES

Confier son argent aux banques, c’est le début d’une servitude savamment organisée. Pendant que les Français sont occupés avec le Foot, le Tour de France et les jeux olympiques, la planète financière s’occupe d’eux. Les États s’étaient déjà retournés contre leurs peuples en leur prenant leur argent en 2008 pour le donner aux banques au bord de la faillite. La ponction des comptes de particuliers à Chypre a été une sorte de ban d’essai.

Insidieusement, de nombreuses mesures législatives ou réglementaires tendent à exclure l’argent liquide de nos vies. Les pays nordiques sont à la pointe du mouvement. Récemment ont été décidés : le renforcement des restrictions sur les paiements en espèces (1000 euros depuis septembre 2015), la limitation des retraits et dépôts d’espèces, les contraintes sur les systèmes de paiements acceptés par les commerçants, les mesures tendant à rendre obligatoires les paiements par cartes de crédit, etc.

Si le projet de suppression de l’argent liquide aboutit, les personnes seraient dépossédées de la propriété de ce qui a été légitimement acquis et que la monnaie matérialise sous forme d’espèces.

En effet : l’instauration d’une société sans espèces nous soumet au monopole des banquiers. Lorsque nous déposons de l’argent dans une banque, tout se passe comme s’il ne nous appartenait plus, même si nous devenons créanciers de cette banque qui nous doit notre argent. En cas de crise financière, la seule défense que nous ayons consiste à retirer notre argent, pour peu que les guichets ne ferment pas. Dans une société sans argent liquide, cela deviendra impossible.

Une telle société institue un droit de regard de l’État sur tous les achats et ventes que nous effectuons (heures et lieux compris). Une telle situation rend possible l’ostracisation instantanée de tout un chacun. Sans aucune procédure légale, avec seulement l’intervention d’un « fonctionnaire habilité » ou même à la suite d’une erreur technique, nos comptes peuvent être bloqués et nous ne pouvons plus effectuer d’ achat.

Cette situation rend les déposants prisonniers de leur banque, sachant que les nouvelles dispositions européennes prévoient que les déposants seront désormais ponctionnés en cas de faillite de notre banque (ordonnance du 20 août 2015 en France). Elle rend possible une taxation arbitraire des dépôts bancaires liquides en cas de nouvelle crise, comme l’a vivement recommandé Christine Lagarde, présidente du FMI, à hauteur de 10% minimum.

Une telle situation légalise de fait l’arbitraire et la prédation de la part de maîtres invisibles mais bien réels : les financiers, apatrides par nature. Mettre fin à la dictature des banquiers est une mesure de salut national.

Charles ESCAMP

Militant, juillet-août 2016, n°684, p. 4.

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