L’avortement en Hongrie est légal : nous disions dans un article que vous pourrez trouver ici, que l’avortement n’est pas une question d’économie ni de soucis socio-culturels, mais de principe naturel et moral.

Lu pour vous ce matin dans Présent :

Si tuer son enfant au motif de difficultés so­cio-économiques reste légal en Hongrie jusqu’à la 12e semaine de grossesse, le nombre d’avortements a diminué de 23 % entre 2010 et 2015, et de 4 % supplémentaires au premier trimestre 2016.

C’est ce qu’a déclaré lundi au journal hongrois Magyar Hirlap, Tünde Furesz ministre de la Famille et de la Politique démographique.

Le ministre a indiqué que le gouvernement de Budapest n’avait pas l’inten­tion de limiter l’accès à l’avortement, mais qu’il comptait continuer à en faire baisser le nombre par des politiques de soutien aux fa­milles, car le taux d’avortement reste très élevé en Hongrie, avec un avortement pour trois naissances.

Si le nombre des naissances reste faible, avec un taux de fécondité de 1,44 enfant par femme (contre 1,21 enfant par femme en 2011), il a légèrement augmenté en 2015 pour la première fois en deux décennies. Autre lueur d’espoir : il y a eu en 2015 17 % de mariages en plus par rap­port à 2014 !

Le Fidesz avait lancé en 2011, dans le cadre de sa politique en faveur des naissances, une cam­pagne pour inciter les parents ne souhaitant pas garder leur enfant à le faire adopter. Des affiches avec une photo de fœtus humain portaient l’ins­cription : « Je peux comprendre que tu n’es pas prête pour moi maintenant, mais réfléchis et permets-moi de me faire adopter. Laisse-moi vivre ! » Comble de l’absurdité, la Commission européenne avait demandé le remboursement des fonds européens du programme Progress al­loués à cette campagne contre l’avortement.

Olivier Bault

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Présent, n°8629, 15 juin 2016, p. 3.

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