Le filon cathodique du IIIe Reich

Le filon cathodique du IIIe Reich

Depuis une trentaine d’années, les responsables des chaînes de télévisions, n’ont pas eu d’efforts à faire pour établir leurs programmations de documentaires. Les sujets pouvaient être classés selon les trois thèmes préférés des téléspectateurs : les questions de société ; les animaux ; l’histoire. Pour cette dernière, outre des fictions ou des études d’œuvres d’art, les téléphages se virent imposer des archives, « enquêtes » ou récits portant principalement sur la Seconde Guerre mondiale et précisément sur la période nazie.

Haro sur Hitler et l’Allemagne

Abusant des lacunes scolaires des ex-élèves ayant dû avaler les programmes et manuels dispensant la vulgate « républicaine » obligatoire, le sujet devint vite omniprésent. Officiellement, les programmes scolaires incitent les professeurs à parler des « totalitarismes du XXe siècle ». Dans la pratique, cela se concentre sur les seules douze années du IIIe Reich et la Shoah. Aujourd’hui, les media travaillent dans le même sens en allant au-devant des désirs du gouvernement pourtant grand consommateur de cérémonies mémorielles. Même la grosse presse « correcte » le constate. Tous les anniversaires possibles sont des prétextes à des diffusions moralisantes. Passage dans le domaine public de « Mein Kampf », « quatre-vingtième anniversaire des jeux olympiques de Berlin », « soixante-dix ans du procès de Nuremberg »…

Oui pour les chaînes de télévision, « toutes les raisons sont bonnes pour diffuser des documents ou des fictions sur Hitler et le nazisme ». Dans les premiers jours de mai, ce fut un festival : 1er mai, « Göring, bras de fer à Nuremberg » (Chaîne Histoire) ; le 2, « Les champions d’Hitler » (France 3) ; le 3 mai, un « thema » complet d’Arte, avec une fiction « Nous, otages des SS  », suivi d’un documentaire « Mein Kampf , manifeste de la haine »… sans parler de « Lucie Aubrac » (chaîne 25). Le 8 mai, le film « Après Hitler » a été diffusé sur France 2, etc.

C’est que, depuis janvier, les audiences sont bonnes sur ces sujets. En 2015, « La Chute du Reich  » eut 3,7 millions de téléspectateurs. « Jusqu’au dernier : la destruction des juifs d’Europe » à peu près autant (France 2). Toujours l’an dernier, Arte fit également de bonnes audiences sur les mêmes sujets : «  Das Reich, une division SS en France » (1,3 million de téléspectateurs), bien que ce même film ait été proposé quelques mois avant sur France 3.

Depuis plusieurs années Arte diffuse tous les ans une bonne dizaine de documentaires sur les mêmes sujets. La chaîne « Toute l’histoire » suit l’exemple : trois fois par semaine, elle diffuse des documentaires sur la Seconde Guerre mondiale, s’en trouve bien et le reconnaît : « Nous réalisons 30 % d’audience en plus sur ce type de sujet ». Le 30 mars, près de 2,5 millions de téléspectateurs ont regardé « Hitler et les apôtres du mal » (M6), et en deuxième partie de soirée il y en eut encore 1,7 million pour « Hitler, la folie d’un homme  ».

Complaisance pro-communiste

L’arrivée de la chaîne franco-allemande Arte a relancé l’intérêt, dont a profité France 2 avec des séries documentaires colorisées : Apocalypse Seconde guerre mondiale (2009), Apocalypse Hitler (2011). En puisant dans les réserves d’archives restaurées, colorisées, sonorisées, les producteurs considèrent qu’ils tiennent encore des occasions de faire des films documentaires ou des fictions pouvant attirer les curieux. Donc de faire de l’argent. Et l’on sait que les Russes détiennent d’excellents documents filmés inédits. Cependant on ne peut que remarquer le déséquilibre énorme entre les films (« docu-fictions » ou documentaires) portant d’une part sur les attaques et massacres dus aux politiques ou militaires allemands et d’autre part ceux très rares traitant du totalitarisme communiste.

Cela n’est pas un hasard. En braquant tous les projecteurs sur les seules horreurs nazies, on est parvenu à taire celles des autres. Le tour de passe-passe a réussi. Tous les responsables et complices du système soviétique et de ses « filiales » ont, lors de la chute officielle du régime, bénéficié de l’indifférence affichée par les gouvernements occidentaux mondialistes souvent complices d’accords honteux. Personne ou presque ne réclama un « Nuremberg du communisme » alors que les preuves abondaient des effets de la « terreur comme mode de gouvernement ».

Tacitement, tout se passa comme si leur « ouverture » immédiate au libéralisme économique dispensait les gouvernements communistes de rendre des comptes pour les décennies de dictatures et de massacres de masse. Il est vrai que l’on craignait sans doute de vexer la Chine toujours communiste. En Occident, n’oublions pas que les nombreux militants ou « compagnons de route » des PC étaient influents en politique, dans les media, l’éducation, les syndicats… Il leur suffit de faire un temps le gros dos pour retrouver leur pouvoir de nuisance avec l’accord de l’État.

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