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Grève : plaidoyer pour une aberration.

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Grève : plaidoyer pour une aberration.

Encore un symptôme classique du suffrage universel : une masse aveugle et incompétente élit un inconnu sur la base de promesses qui n’ont pour autre but pour le candidat au sabotage du pays, que de se faire élire, rarement pour le bien commun. Voir à ce propos les textes de saint Pie X au sujet du suffrage universel.

Lu dans Les 4 vérités :

Les textes garantissent le droit de grève. Mais elle « s’exerce dans le cadre tracé par la loi », dit la constitution — ce que syn­dicats et gauche confondus oublient opportunément. Le droit de grève peut donc être légalement modulé.

Or, toute initiati­ve de cet ordre est considérée comme une violation de la cons­titution. C’est faux, mais ne comptons pas sur la presse pour nous en informer. Les textes garantissent aussi la liberté du travail. Je cite : « Les piquets de grève sont licites quand ils n’entravent pas la liberté du travail » — texte hypocrite : ils l’entravent toujours, sinon à quoi serviraient-ils?

Nous sommes dirigés par des gens que nous n’avons pas élus: les syndicats et les médias audiovisuels.

S’appuyant sur une minorité agissante, les syndicats exercent leur tyrannie et imposent leur volonté à la majorité. Moins de 10 % de grévistes peuvent bloquer toute une activité. Où est la démocratie dans tout ça ? Si le droit de grève est dans la constitution, la liberté du travail est aussi dans les textes.

Nos Premiers ministres successifs, de droite comme de gauche, peuvent-ils nous expliquer pourquoi ces comportements tota­litaires sont toujours tolérés ? Leur nuisance et leur illégitimité sont renforcées du fait que, presque toujours, les décisions sont prises en assemblées syndicales à main levée. Comme chez les Soviets ! On imagine les pressions qui s’exerceraient sur l’agent (voire sur sa famille) qui manifesterait l’intention de se mettre en travers de la ligne du « parti ».

Pourquoi n’y a-t-il pas obligation de procéder à des votes secrets?

Parfois des textes manquent. Mais ce qui manque le plus dans ce pays, ce ne sont pas les textes, mais la volonté de les faire appliquer.

Les médias audiovisuels ont une responsabilité particulière. Ils présentent une vue partisane des faits qui dénature la réalité, sans autre souci apparent que de faire monter en neige les comportements excessifs censés être les seuls représentatifs ou les seuls qui intéressent les Français.Trop de journalistes « gobent » n’importe quoi, sans le moindre esprit critique. C’est grave, car, en démocratie, on ne fait rien contre l’opinion publique. Même si elle a tort, c’est finalement son point de vue qui l’emportera.

Les syndicats sortent évidemment renforcés de ces épreuves puisque, même si leurs troupes représentent moins de 8 % des salariés, ils imposent leur loi à une assemblée élue. On peut craindre que rien ne soit jamais réformé sérieusement dans ce pays.

Roland Dubois

Les 4 vérités, n°1046, vendredi 3 juin 2016, p. 2.

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